Culture et Francophonie vecteurs d’ouverture internationale

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Une colombe, symbole de la paix, gravée sur le parvis de la cathédrale de Notre-Dame de la Paix, monumental édifice de Yamoussoukro.

Ouverte sur l’océan Atlantique et terre d’accueil de multiples cultures africaines, la Côte d’Ivoire reste un des piliers historiques de la Francophonie. Un attachement qu’elle valorise comme une ouverture sur le multiculturalisme.

L’UNESCO demeure un partenaire de référence de la Côte d’Ivoire

Mme Denise HOUPHOUET BOIGNYPar S.E.Mme Denise HOUPHOUET–BOIGNY,
Ambassadeur, Délégué permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO

Membre depuis le 27 octobre 1960, la Côte d’Ivoire entretient une coopération excellente avec l’UNESCO.

Une participation active
Notre pays est actuellement membre du Conseil exécutif de l’UNESCO dont elle assure la présidence du Groupe préparatoire. Elle est aussi membre de la Commission océanique intergouvernemental (COI) ; du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (Convention de 2005) ; du Conseil intergouvernemental de Coordination du Programme l’Homme et la Biosphère (MAB) ; et du Comité subsidiaire de la réunion des États parties à la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert des propriétés illicites des biens culturels (Convention de 1970). Jusqu’à fin 2017, la Côte d’Ivoire a été membre du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine immatériel (Convention de 2003)
De plus, la Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs conventions dans les secteurs de l’éducation, de la culture et des sciences.
Enfin, elle dispose de trois chaires UNESCO : la chaire pour la Culture de la Paix, la chaire Eau, Femmes et Pouvoir de décision, la chaire de Bioéthique ainsi que de quatorze écoles associées.

Les priorités d’actions
La Côte d’Ivoire met en œuvre sa coopération avec l’UNESCO dans trois domaines prioritaires. L’éducation constitue la première priorité d’action. L’UNESCO appuie la mise en œuvre de plusieurs mesures adoptées par la Côte d’Ivoire pour la réalisation de l’Objectif de développement durable (ODD) n°4, notamment la loi instituant l’école obligatoire jusqu’à 16 ans, l’amélioration des cantines scolaires, le rattrapage de l’enregistrement des enfants sans actes de naissances et la construction de collèges de proximité.
Le projet CFIT, financé par le Fonds en dépôt chinois, a contribué au renforcement des capacités de 325 conseillers pédagogiques et de 25 000 enseignants dans la première phase. La Côte d’Ivoire a assuré la co-présidence de l’Alliance mondiale pour l’Alphabétisation de 2016 à 2018.

Une autre priorité d’action concerne la culture de la paix. Une attention particulière est accordée au Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix instauré depuis 1989, décerné aux personnes vivantes, institutions ou organismes publics ou privés en activité ayant contribué de manière significative à la paix. Le projet de la future École panafricaine de la paix à Yamoussoukro est appelé à être un centre de catégorie 2, dédié au renforcement des capacités des leaders intervenant dans la résolution des conflits et la lutte contre la pauvreté. Ce sont autant de signes de reconnaissance de l’attachement de la Côte d’Ivoire à la paix, chère à notre premier Président de la République et au Président Ouattara.

La culture présente un autre domaine de coopération entre la Côte d’Ivoire et l’UNESCO. Trois biens sont inscrits sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO :
– le Gbofé d’Afounkaha, la musique des trompes traversières de la communauté Tagbana inscrit en 2008 ;
– les pratiques et expressions culturelles liées au balafon des communautés Sénoufo du Mali, du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire inscrit en 2012 ;
– le Zaouli, musique et danse populaires des communautés Gouro de Côte d’Ivoire inscrit en 2017.

Par ailleurs, trois biens sont inscrits sur la liste du Patrimoine mondial naturel et culturel :
– le parc national de la Comoé inscrit en 1983,
– le parc national de tai inscrit en 1985,
– et la ville historique de Grand-Bassam inscrite en 2012.

La Côte d’Ivoire bénéficie actuellement d’une assistance financière d’un montant de 299 972 dollars pour faire l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en vue de sa sauvegarde urgente.

Les programmes de participation
Financés par l’UNESCO en faveur des organisations non-gouvernementales (ONG) par le biais de la Commission nationale ivoirienne, ces programmes constituent un appui important aux efforts de renforcement des capacités des acteurs de l’École et des Jeunes. Pour la période de 2016 à 2019, quatre programmes de 88 000 dollars ont été approuvés.
Une coopération fructueuse L’UNESCO, à travers son Bureau national, la Commission nationale ivoirienne, les chaires et écoles associées, contribue à l’élaboration ou au financement ou à l’accompagnement des programmes très variés, avec des résultats satisfaisants.
Certes, beaucoup de défis restent à relever en matière de scolarisation, d’alphabétisation et de préservation des patrimoines naturel et culturel mais il est indéniable que cette coopération avec l’UNESCO constitue un appui incontournable aux efforts du gouvernement ivoirien dans la réalisation de certains Objectifs de développement durable (ODD), notamment les N°1, 4, 5 et 6.