Jeudi 19 Septembre 2019  
 

N°124 - Quatrième trimestre 2018

La lettre diplometque
  Éditorial
Entretien exclusif
Coopération
Diplomatie & Défense
Innovation
Culture
  Les échanges culturels franco-allemands à travers les âges
 
  « L’amitié franco-allemande peut et doit donc redevenir le moteur de l’Union européenne »
 
  « Culture et jeunesse doivent aujourd’hui faire entendre leurs voix »
 
  L’histoire en héritage : l’exemple franco-allemand de regards croisés au service de la paix
 
  Au cœur de la CICFA, noyau de la coopération franco-allemande (1989-1993)
 
  L’OFAJ : un trait d’union entre les sociétés allemandes et françaises
 
  « Encourager les jeunes à vivre des expériences très enrichissantes »
 
  « Les jeunes ne veulent pas laisser les générations plus âgées décider à leur place »
 
  Les Beruflichen Schulen Kehl acteur de la formation et du transfrontalier
 
  La France et l’Allemagne : un modèle de coopération universitaire
 
  Le Goethe-Institut : acteur incontournable de la promotion de la langue allemande en France
 
  Un creuset d’échanges intellectuels et culturels ouvert sur le monde
 
  « L’Allemagne est une destination très populaire auprès des Français »
 
 
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« Encourager les jeunes à vivre des expériences très enrichissantes »

Originaire de Dreux, Jules Miccinilli, 22 ans, est étudiant en Master 1 à l’École de management (IAE) de l’Université Clermont-Auvergne. Il est Jeune Ambassadeur de l’OFAJ depuis 2016.

La Lettre Diplomatique : Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à l’Allemagne ?

M. Jules Miccinili : J’ai eu la chance d’avoir eu au collège un très bon professeur d’allemand qui a initié des échanges de correspondants et qui a organisé des voyages en Allemagne en classe de 4ème et de 3ème que j’ai beaucoup appréciés. En 2de, j’ai souhaité prolonger cette expérience en participant au programme d’échange scolaire Brigitte Sauzay de l’OFAJ, que j’ai réalisé durant trois mois près de Hambourg.
Après le lycée, j’ai voulu continuer mes études dans un cadre franco-allemand. J’ai ainsi opté pour un double parcours qui m’a permis d’accomplir une partie de mon année de licence en France et l’autre en Allemagne à Regensburg (Ratisbonne) en Bavière. 

L.L.D. : Que retenez-vous de cette expérience ?

J.M. : Ce qui m’a le plus frappé, c’est le système scolaire et universitaire allemand qui est complètement différent du système français. En Allemagne, les élèves et les étudiants bénéficient d’une large autonomie et sont davantage acteurs de leur apprentissage. Ils sont incités à participer activement au déroulement des cours, notamment par le biais d’exposés. Je pense que nous, Français, avons beaucoup à apprendre dans ce domaine. 

L.L.D. : Comment décririez-vous votre rôle en tant que Jeune ambassadeur de l’OFAJ ? 

J.M. : Notre objectif premier consiste à informer les jeunes sur les possibilités qu’ils ont en terme de mobilité dans le cadre de l’OFAJ et de les encourager à vivre des expériences de ce type qui sont très enrichissantes. 
La plupart des Jeunes ambassadeurs de l’OFAJ, comme c’est mon cas, ont pour mission de représenter l’institution au sein des régions dans lesquelles ils évoluent, notamment dans les classes des collèges et lycées ou au cours de manifestations comme je l’ai fait, par exemple, lors du Salon de l’étudiant de Clermont-Ferrand fin novembre 2018. Pour 2019, qui sera la dernière année de mon mandat [ndlr, qui est d’une durée de un an renouvelable trois fois], je prépare pas mal d’actions comme la mise en place d’un petit-déjeuner franco-allemand en janvier ou la participation à une soirée franco-allemande lors du Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand (1er au 9 février).

L.L.D. : Quelles opportunités peut offrir l’OFAJ à un jeune français ? 

J.M. : L’OFAJ offre une grande diversité de programmes qui peuvent correspondre au projet personnel de chacun. Dans le cadre d’une année de césure, par exemple, l’OFAJ peut subventionner une partie des frais de déplacement en Allemagne d’un étudiant français. Il peut également identifier des partenaires allemands pour accompagner un projet de stage ou d’emploi dans une ville jumelée. Il s’agit de favoriser une mobilité qui peut s’inscrire dans différents contextes.

L.L.D. : Comment percevez-vous sur les complémentarités franco-allemandes en matière de hautes technologies que le nouveau traité de l’Élysée vise à renforcer ? 

J.M. : On sait que l’Allemagne est un pays fortement industrialisé, renommé pour son savoir-faire et qui à la pointe dans le secteur de la transition numérique, par exemple, qui est un domaine auquel je consacre aujourd’hui une partie de mes études. Pour sa part, la France est un vivier important de start-ups qui tend à se développer de plus en plus. 

L.L.D. : Dans le contexte difficile que traverse l’Europe, que représente pour vous le projet de nouveau traité de l’Élysée ? Quel regard portez-vous sur l’histoire des deux pays ? 

J.M. : C’est justement dans ce contexte difficile, des deux côtés du Rhin et au-delà en Europe, qu’il est nécessaire d’affirmer un sentiment pro-européen. De ce point de vue, le nouveau traité de l’Élysée tombe à pic. 
L’histoire des relations franco-allemandes, et plus particulièrement le traité de l’Élysée, constitue un exemple remarquable de coopération et de la capacité de deux pays qui se sont longtemps déchirés à renouer des liens et à privilégier la paix. Je pense que pour les jeunes français et allemands, c’est surtout une source de motivation et d’espoir pour le futur, même s’il est vrai que le passé n’est pas vraiment un sujet de discussion entre nous.

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