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  Mardi 11 Décembre 2018  
 

Deuxième trimestre 2018

La lettre diplometque
  Éditorial
Émirats Arabes Unis
Azerbaïdjan
  Expo 2025 Bakou Azerbaïdjan : prochain chapitre de l’histoire de l’Azerbaïdjan
 
  « L’Azerbaïdjan a tant à offrir, de sa tradition d’hospitalité à ses merveilles historiques et naturelles »
 
  L’Exposition universelle 2025 : la viabilité de la candidature de Bakou définitivement validée
 
  Les nouveaux horizons du partenariat entre l’Azerbaïdjan et l’UNESCO
 
  « L’UNESCO a accompagné fidèlement le Processus de Bakou dès ses débuts »
 
  Un engagement pour la paix et la sécurité internationales
 
  Azerbaïdjan-Conseil de l’Europe : une coopération sur la base de valeurs mutuelles
 
  L’Azerbaïdjan et les Objectifs du développement durable : une vision de l’avenir
 
  Plus de 50 ans de coopération avec l’Afrique
 
  L’Azerbaïdjan, plaque tournante pour la promotion du dialogue interreligieux et interculturel
 
  Offrir un espace de dialogue et d’échanges
 
  La coopération interparlementaire vecteur du resserrement des liens entre l’Azerbaïdjan et la France
 
  Des liens franco-azerbaïdjanais en développement
 
  Colmar-Shéki : une coopération en plein essor
 
  L’UFAZ, un outil au service de nouvelles générations d’ingénieurs et de techniciens de niveau international
 
  AZPROMO, moteur du renforcement de la compétitivité de l’Azerbaïdjan
 
  « L’Azerbaïdjan demeure une région attractive pour les investissements »
 
  Bakou : un hub des affaires internationales en émergence
 
  CCIAF : vecteur clé des échanges économiques franco-azerbaïdjanais
 
  Le tourisme futur moteur de la diversification économique de l’Azerbaïdjan
 
  Des services publics innovants et modernes favorisant la coopération internationale
 
Fédération Internationale d’Astronautique (IAF)
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Bakou : un hub des affaires internationales en émergence

Détenteur de vastes réserves d’hydrocarbures, l’Azerbaïdjan s’est affirmé comme un partenaire énergétique traditionnel de l’Union européenne. Un rôle stratégique qu’il a encore conforté avec la construction du gazoduc TANAP. Loin cependant de se contenter de cette manne, le gouvernement azerbaïdjanais s’emploie à renforcer les conditions d’une nouvelle dynamique de développement portée par l’essor de nouveaux secteurs d’activité.

Pour l’Azerbaïdjan, capitaliser sur son positionnement géographique est un enjeu stratégique en vue d’assurer durablement son indépendance économique et l’équilibre de sa diplomatie. Une nécessité particulièrement pertinente dans le domaine de l’énergie, d’autant qu’elle converge avec la stratégie de l’Union européenne pour diversifier ses sources d’approvisionnement en hydrocarbures. 
Dans son discours d’investiture après sa réélection pour un 4ème mandat, le Président Ilham Aliyev n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer « nous avons déjà redessiné la carte énergétique de l’Europe et de l’Eurasie. » Peu de temps après, il participait le 12 juin 2018 à l’inauguration du gazoduc Trans-Anatolien TANAP. 
Représentant un investissement de 7,2 milliards d’euros, le TANAP s’inscrit dans la mise en place du Corridor gazier du Sud. Pour l’heure, il est connecté au Gazoduc du Sud-Caucase qui achemine vers la Turquie, via la Géorgie, le gaz extrait du gisement azerbaïdjanais de Shah Denir 2 en Mer Caspienne. La dernière section du projet, le Gazoduc Trans-Adriatique (TAP) prolongera d’ici 2020 le corridor gazier vers l’Italie (via la Grèce et l’Albanie). Au total, le Corridor gazier du Sud acheminera chaque année, sur 3 500 km, 6 millions de m3 à la Turquie et 10 millions de m3 à l’Europe, avec la possibilité de doubler voire de tripler ses capacités en fonction des besoins et de nouveaux investissements.

Les opportunités d’une renaissance de la Route de la Soie
Parallèlement au TANAP, se met également en place un corridor de transport. Inaugurée le 30 octobre 2017, à Bakou, la ligne de chemin de fer qui relie la capitale azerbaïdjanaise à la ville de Kars, située au nord-est de la Turquie, via Tbilissi, en Géorgie, concrétise l’émergence d’une « Nouvelle Route de la Soie ». Longue de 838 km, cette liaison ferroviaire devrait permettre de transporter 1 million de passagers et 6,5 millions de tonnes de marchandises par an. Des capacités qui pourraient être largement augmentées lorsque la jonction entre l’Europe et l’Asie sera matérialisée, via le tunnel de Marmaray (sous la Mer de Marmara).
Pour valoriser son potentiel à s’affirmer comme un hub des affaires au cœur du Caucase, l’Azerbaïdjan a renforcé de manière générale toutes ses infrastructures. En quinze ans, un total de 15 000 km de routes ont ainsi été construites à travers le pays. Sept aéroports ont été édifiés dont six avec un statut international, favorisant l’essor d’un secteur touristique prometteur. Dans le domaine naval, le plus grand port commercial de la mer Caspienne est en cours de construction à Alat, près de Bakou. 
Portée par ces projets et par la remontée des cours du pétrole, la croissance de l’économie azerbaïdjanaise devrait s’accélérer en 2018 après une année de convalescence économique (-1% en 2017 contre +1,5% en 2018 selon la Coface) . De quoi ouvrir de nouvelles opportunités aux entreprises françaises. 
En témoigne l’inauguration, le 8 février 2018, du Centre de contrôle et d’efficacité de l’espace aérien azerbaïdjanais (ASEC), en présence du Directeur général délégué de Thales International, M. Raphael Eskinazi. Un contrat estimé à 7 millions d’euros seulement mais qui renforce le rôle de l’Azerbaïdjan, dans le domaine aérien. Pour M. Jahangir Askerov, Président de CJSC Azerbaijan Airlines, la compagnie aérienne nationale azerbaïdjanaise, « grâce à l’ASEC, l’Azerbaïdjan jouera le rôle de partenaire stratégique d’Eurocontrol et du Centre de gestion du trafic aérien de Singapour », ajoutant : « il n’y pas de centre similaire dans l’espace post-soviétique et dans les pays du Moyen-Orient. ». 
Au total, quelque 40 entreprises françaises sont actives en Azerbaïdjan. Si les investissements directs français restent concentrés dans le secteur pétrolier, il tendent à se diversifier à l’image de l’implantation de l’équipementier industriel CNIM, qui exploite depuis 2012, à Bakou, le plus grand centre de valorisation énergétique de déchets ménagers d’Europe de l’Est. CH

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