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  Mardi 11 Décembre 2018  
 

Deuxième trimestre 2018

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La coopération interparlementaire vecteur du resserrement des liens entre l’Azerbaïdjan et la France

Par M. Javanchir FEYZIYEV,
Membre du Milli Majlis, Co-président du Comité parlementaire de Coopération Union Européenne-Azerbaïdjan et membre du Groupe d’Amitié Azerbaïdjan-France au Milli Majlis

Historiquement, les relations économiques et commerciales entre la France et l’Azerbaïdjan remontent à la période des XIIème-XIVème siècles. Au fil du temps, ces relations ont continué à se développer, gagnant en croissance, bien qu’elles portaient un caractère non régulier et disparate.
Et au début du XIXème siècle, les relations bilatérales entre nos deux pays se sont également illustrées dans le domaine culturel. Les voyageurs français, dont l’écrivain de renommée mondiale, Alexandre Dumas, venu en Azerbaïdjan à cette époque, faisaient largement connaître des informations sur notre pays dans la presse française. De son côté, le journaliste Ahmed Bey Agaoglu, l’une des personnalités socio-politiques les plus en vue du XIXème siècle, a diffusé des informations sur la France en Azerbaïdjan. Les figures littéraires tels que Mirza Fatali Akhundzade et Abbasgulu Agha Bakikhanov ont poursuivi les relations existantes dans le domaine de la littérature.
La diffusion en Azerbaïdjan des idées françaises sur la liberté a joué un rôle important dans l’établissement de la République de 1918. Ce fut la première République a être instauré au sein de l’ensemble du monde musulman. L’indépendance de cette République a d’ailleurs été reconnue la première fois par la communauté internationale à Paris.
Juste après cet événement historique, les relations politiques entre nos deux États se sont, plus largement, construites dans le contexte des relations internationales prévalant alors et tenant compte de nos intérêts mutuels. Ce n’est pas un hasard si le gouvernement republicain, qui tentait de développer les sciences et l’éducation dans le pays sous la Première République, avait envoyé la grande majorité de ses étudiants à l’étranger, notamment en France. En outre, l’une des premières missions diplomatiques de l’État nouvellement créé à l’époque, a été ouverte en France.
L’occupation de l’Azerbaïdjan par la Russie bolchevique en 1920 a mis fin à nos relations bilatérales et plusieurs membres bien connus représentant l’Azerbaïdjan au sein d’organisations internationales, n’ont pas pu retourner dans leur patrie après l’effondrement de la République et ont été contraints de rester en France. 
À l’époque moderne, la coopération entre les parlements de France et d’Azerbaïdjan a été instaurée après le rétablissement de l’indépendance de l’Azerbaïdjan en 1991. En 1999, le Président du Sénat français a officiellement visité Bakou, avant que ne se déroule la première visite officielle du Président du Milli Majlis au Sénat français.
Ces relations se sont intensifiées après la première visite d’une délégation de membres du Sénat et de l’Assemblée nationale français en Azerbaïdjan en juin 2008. Des groupes d’amitié entre la France et l’Azerbaïdjan ont été créés au Sénat français, à l’Assemblée nationale et au Milli Mejlis de la République d’Azerbaïdjan, et de nombreuses visites mutuelles ont eu lieu au cours des dernières années.
Les questions discutées lors de ces visites ont servi à identifier et à stimuler les mesures nécessaires pour renforcer les relations politiques, économiques et culturelles entre nos pays et pour rapprocher nos peuples.
De 2011 à 2017, l’actuelle Première Vice-Présidente azerbaïdjanaise, S.E.Mme Mehriban Aliyeva, a assumé les fonctions de Présidente du groupe d’amitié Azerbaïdjan-France au Milli Mejlis. Au cours de cette période, beaucoup a été réalisé pour approfondir nos relations. S.E.Mme Mehriban Aliyeva a été décorée de l’Ordre de la Légion d’Honneur de la France pour les services qu’elle a accomplis en faveur de l’approfondissement de la coopération entre nos pays.
Pour leur part, les membres du Sénat et de l’Assemblée nationale français ont également attaché une grande importance à la coopération avec l’Azerbaïdjan. M. André Reichardt, Mme Nathalie Goulet, M. Jean-François Mancel, M. André Villiers, Mme Rachida Dati, M. Jean-Luc Reitzer et beaucoup d’autres collègues des Groupes  parlementaires d’amitié ont apporté, à travers leurs activités, une grande contribution en faveur d’une meilleure connaissance de l’Azerbaïdjan au sein du public français, ainsi que pour promouvoir la culture française en Azerbaïdjan.
Les contacts étroits entre nos institutions législatives respectives s’accompagnent d’une coopération accrue entre nos deux États et d’une communication dense entre nos peuples. En ce moment, nous sommes heureux de constater que les relations politico-économiques et culturelles entre nos pays atteignent un niveau élevé.
Un grand nombre d’entreprises françaises opèrent avec succès dans notre pays. Il existe plusieurs écoles en Azerbaïdjan où la langue française est enseignée. Le lycée français et l’Université franco-azerbaïdjanaise comptent de nombreux professeurs français. Beaucoup de jeunes qui veulent poursuivre leurs études en Europe choisissent la France. J’ajouterais que c’est à l’initiative des groupes d’amitié interparlementaires que le Centre culturel azerbaïdjanais en France et le Centre culturel français en Azerbaïdjan ont été ouverts et fonctionnent.
Grâce aux parlementaires de nos deux pays, les chartes d’amitié et de coopération entre plus de 10 villes d’Azerbaïdjan et de France ont été signées et ont joué un rôle important dans l’établissement des liens culturels directs entre les régions de deux pays. Des liens culturels et d’affaires accrus ont également renforcé nos liens humanitaires. Nous voyons maintenant la création de familles conjointes en France et en Azerbaïdjan.
Tout cela me réjouit et je suis fier que les parlementaires de France et d’Azerbaïdjan constituent l’un des maillons importants de l’approfondissement des relations entre nos deux pays.

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