$tabnombandeau  
  Mardi 11 Décembre 2018  
 

Deuxième trimestre 2018

La lettre diplometque
  Éditorial
Émirats Arabes Unis
Azerbaïdjan
  Expo 2025 Bakou Azerbaïdjan : prochain chapitre de l’histoire de l’Azerbaïdjan
 
  « L’Azerbaïdjan a tant à offrir, de sa tradition d’hospitalité à ses merveilles historiques et naturelles »
 
  L’Exposition universelle 2025 : la viabilité de la candidature de Bakou définitivement validée
 
  Les nouveaux horizons du partenariat entre l’Azerbaïdjan et l’UNESCO
 
  « L’UNESCO a accompagné fidèlement le Processus de Bakou dès ses débuts »
 
  Un engagement pour la paix et la sécurité internationales
 
  Azerbaïdjan-Conseil de l’Europe : une coopération sur la base de valeurs mutuelles
 
  L’Azerbaïdjan et les Objectifs du développement durable : une vision de l’avenir
 
  Plus de 50 ans de coopération avec l’Afrique
 
  L’Azerbaïdjan, plaque tournante pour la promotion du dialogue interreligieux et interculturel
 
  Offrir un espace de dialogue et d’échanges
 
  La coopération interparlementaire vecteur du resserrement des liens entre l’Azerbaïdjan et la France
 
  Des liens franco-azerbaïdjanais en développement
 
  Colmar-Shéki : une coopération en plein essor
 
  L’UFAZ, un outil au service de nouvelles générations d’ingénieurs et de techniciens de niveau international
 
  AZPROMO, moteur du renforcement de la compétitivité de l’Azerbaïdjan
 
  « L’Azerbaïdjan demeure une région attractive pour les investissements »
 
  Bakou : un hub des affaires internationales en émergence
 
  CCIAF : vecteur clé des échanges économiques franco-azerbaïdjanais
 
  Le tourisme futur moteur de la diversification économique de l’Azerbaïdjan
 
  Des services publics innovants et modernes favorisant la coopération internationale
 
Fédération Internationale d’Astronautique (IAF)
Prospective
Politique étrangère
Organisations Internationales
Francophonie
Coopération Humanitaire
Enjeux économiques
 
La lettre diplometque
La lettre diplomatique Haut
     Azerbaïdjan
 

Plus de 50 ans de coopération avec l’Afrique

Par S.E.M. Elman ABDULLAYEV,
Ambassadeur, Représentant permanent de l’Azerbaïdjan auprès de l’Union Africaine, Ambassadeur d’Azerbaïdjan en Éthiopie, à Djibouti, au Kenya et au Rwanda

Bien que l’Azerbaïdjan soit indépendant depuis 27 ans, notre coopération avec les pays du continent africain remonte à bien plus longtemps, aux années 1960. Notre pays faisait alors partie de l’Union soviétique. Basée initialement sur la coopération scientifique au temps de l’URSS, nos échanges avec le continent africain se sont élargis depuis l’indépendance de l’Azerbaïdjan et couvrent aujourd’hui les domaines tels que l’humanitaire, la santé et l’éducation des filles.
Bakou, lorsqu’elle représentait l’une des principales capitales académiques de l’URSS, a accueilli au total plus de 6 000 étudiants des quatre coins du continent africain – de l’Angola, de l’Algérie, du Tchad, de l’Éthiopie, de la Mauritanie, du Soudan, de la Somalie, du Mali, de l’Égypte, du Mozambique, du Nigéria et beaucoup d’autres. 
L’Azerbaïdjan a ainsi formé des spécialistes en ingénierie pétrolière, en bâtiment et travaux publics (BTP), en machines-outils, ainsi qu’en génie civil. La plupart des diplômés ont joué et jouent encore un rôle crucial dans la construction de la Nation et de l’État de leur pays après leur accession à l’indépendance. Parmi les diplômés célèbres, on peut mentionner M. José Eduardo dos Santos, ancien Président de l’Angola qui est diplômé de l’Institut national du Pétrole et de la Chimie de l’Azerbaïdjan (aujourd’hui Université d’État du Pétrole et de l’Industrie). 
Aujourd’hui, le gouvernement azerbaïdjanais continue d’accorder une attention particulière à la coopération scientifique avec les pays africains. De nombreux étudiants viennent étudier dans les universités azerbaïdjanaises. Conformément aux décrets du Président de la République d’Azerbaïdjan, S.E.M. Ilham Aliyev, signés début 2018, des citoyens des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), de l’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO) et du Mouvement des non-alignés (NAM) pourront recevoir une bourse d’études en Azerbaïdjan. Il convient de mentionner que 53 pays africains sont membres du NAM et que 27 pays sont représentés dans l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). Nous sommes heureux que la jeunesse africaine puisse bénéficier de ces décrets.
Comme vous le savez peut-être, le thème proposé par l’Azerbaïdjan pour l’Exposition universelle 2025 est « Développement du capital humain, construction d’un avenir meilleur » composé notamment des sous-thèmes «Talent: l’avenir de l’éducation » et « Vitalité: l’avenir de la santé ». À cet égard, je voudrais attirer votre attention sur les activités dans le domaine humanitaire de l’Agence azerbaïdjanaise d’aide au Développement international (AIDA) dans le monde et en particulier en Afrique. Guidée par l’Objectif de développement durable (ODD) n°3 des Nations unies, l’AIDA accorde une attention particulière au domaine des soins de santé. Sa participation active à la campagne « Alliance contre la cécité évitable » dans les pays africains peut être considérée comme l’une des contributions majeures de cette agence dans ce domaine. 
Suite à l’appel des Nations unies, la République d’Azerbaïdjan a fourni une aide financière à travers l’AIDA aux populations de la Somalie, du Soudan du Sud et du nord-est du Nigeria frappées par la famine suite à la crise humanitaire de 2017. En 2015, le gouvernement d’Azerbaïdjan a aidé trois pays – la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone ravagés par l’épidémie d’Ebola dans leur lutte contre ce fléau. Comme je l’ai évoqué auparavant, le Président Ilham Aliyev a signé un décret pour fournir des bourses d’études aux citoyens des pays membres du NAM. L’AIDA sera l’un des organismes d’État chargés d’appliquer les décrets conformément à l’ODD n°3 des Nations unies. 
Je voudrais également mentionner l’engagement de l’Azerbaïdjan dans l’éducation des filles que nous considérons comme une priorité absolue. Nous sommes investis dans ce domaine, aux côtés de l’UNESCO et nous avons parrainé des projets à travers le Fonds fiduciaire UNESCO/Azerbaïdjan au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Libéria.
L’Azerbaïdjan, avec sa capitale Bakou, s’est porté candidat pour accueillir l’Exposition universelle 2025. Si nous examinons l’histoire du mouvement des expositions universelles, nous constatons que, ni l’Azerbaïdjan ni toute la région de l’Europe de l’Est ni le continent africain n’ont jamais accueilli d’Exposition universelle. Nous croyons fermement qu’il est d’une importance cruciale d’élargir la géographie des pays hôtes des Expositions universelles, ainsi que de donner aux pays en développement l’occasion d’organiser de tels événements mondiaux. En ce sens, il serait raisonnable de mentionner le rôle de l’Azerbaïdjan dans la promotion de la coopération Sud-Sud. L’Azerbaïdjan est le seul pays parmi les candidats à l’Exposition universelle 2025 représentant le Sud et le NAM, qu’il présidera en 2019-2022, et qui prône leurs intérêts. C’est en effet un grand honneur de souligner que le Président Ilham Aliyev a reçu le Prix Sud-Sud 2015 des Nations unies pour l’amélioration du bien-être de la population, la réduction de l’illettrisme et de la pauvreté ainsi que pour la réussite de la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) de l’ONU.
Pour conclure, je voudrais ajouter que la République d’Azerbaïdjan est intéressée par le développement et le renforcement de la coopération avec les pays africains. Nous sommes prêts à partager nos connaissances et notre expérience, ainsi qu’à fournir une assistance au continent fondé sur les principes d’un partenariat équitable.

Retour en haut de page
 
 

 
La lettre diplomatique Bas
  Présentation - Derniers Numéros - Archives - Nos Liens - Contacts - Mentions Légales