Samedi 25 Mai 2019  
 

N°120 - Quatrième trimestre 2017

La lettre diplometque
  Préfaces
Entretien exclusif
Diplomatie
Coopération Décentralisée
Innovation Scientifique
Économie
Culture
  Le meilleur de la culture japonaise pour célébrer 160 ans de relations diplomatiques
 
  « L’UNESCO est un élément clé de la coopération franco-japonaise »
 
  La culture au cœur de l’action de la France au Japon
 
  À Paris, une présence culturelle dynamique du Japon
 
  À Grez-sur-Loing, une tradition de rencontre des cultures françaises et japonaises
 
  Des légumes d’exception pour transmettre la créativité japonaise
 
  « Pour le bien-être et le bonheur de tous les hommes », un principe cher à la Fondation Ishibashi
 
  La Maison franco-japonaise : vecteur de la coopération culturelle et scientifique entre la France et le Japon
 
  Orienter la diplomatie culturelle franco-japonaise vers des échanges intellectuels fructueux
 
  Le japonais, une langue qui séduit de plus en plus les Français
 
  À Sapporo, la langue et la culture françaises attirent toujours davantage le public japonais
 
  Vers de nouveaux records pour les touristes français au Japon
 
 
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     Culture
 

« L’UNESCO est un élément clé de la coopération franco-japonaise »

Par S.E.M. Takio YAMADA,
Ambassadeur, Délégué permanent auprès de l’UNESCO

L’UNESCO a été créée en 1946 pour contribuer au bien-être de l’humanité et à la paix en instituant une coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la science,  de la culture, de la communication et de l’information. 
Depuis que le Japon est devenu membre de l’UNESCO en 1951, mon pays n’a cessé de s’impliquer activement dans les activités de l’Organisation. Ces dernières années, le Japon a plus particulièrement axé son soutien sur des programmes liés aux sciences, au sport, ainsi que sur l’inscription de biens sur les Listes du Patrimoine culturel (matériel et immatériel), et sur des actions de réhabilitation et de restauration du patrimoine mis en danger par les catastrophes naturelles ou les conflits armés. 
Mais c’est avant tout vers la promotion de l’éducation pour le développement durable (EDD), domaine crucial pour l’avenir de la planète, que le Japon a concentré une grande partie de ses efforts.   
En juillet 2017, l’Île sacrée d’Okinoshima et les sites associés dans la région de Munakata sont devenus notre 21ème site inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, à la grande joie des Japonais. De plus, en 2017, la Liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité comptait également 21 éléments japonais, dont le plus connu est le washoku, les traditions culinaires des Japonais, en particulier celles du Nouvel An.  
La participation de la société civile japonaise aux activités de l’UNESCO a débuté dès 1947 dans la ville de Sendai avec la création de la première association UNESCO, et ce avant même l’adhésion du Japon à l’Organisation.
Si l’UNESCO a été dirigée à deux reprises par des Français, M. René Maheu et Mme Audrey Azoulay, le 8ème Directeur-Général de l’UNESCO était un Japonais, M. Koïchiro Matsuura. En effet, tout comme la France, le Japon est intimement convaincu que la culture et l’éducation constituent le fondement d’une société pacifique et durable. Cela se traduit par des activités de coopération internationales en particulier en Asie et en Afrique. Le difficile contexte international actuel (terrorisme, conflits armés, réfugiés et migrations, catastrophes naturelles et climatiques) rend le rôle de l’UNESCO d’autant plus crucial.
Pour répondre à ces nouveaux défis, l’UNESCO doit poursuivre sa réforme structurelle et financière et améliorer sa gouvernance ; il est impératif qu’elle mette un terme à sa politisation et se recentre sur les missions de son mandat. Il lui est également indispensable de parvenir à mobiliser plus de fonds privés et de développer les partenariats avec le secteur privé, les universités et les milieux de la recherche. Cela ne sera pas facile. Mais en tant que premier contributeur, il est de notre responsabilité d’intensifier notre soutien et de mobiliser toute notre expertise pour apporter notre appui à Mme Azoulay, la nouvelle Directrice-générale.
En 2018, la France et le Japon fêtent le 160ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques et renforcent les liens qui les unissent. L’UNESCO, dont le siège est à Paris, est un élément clé de la coopération franco-japonaise dans les domaines qui nous sont chers.  

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