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Quatrième trimestre 2016

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« Œuvrer au développement de recherches communes »

Par M. Richard LAGANIER,
Président de l’Université de Guyane

Créée en 2014, l’Université de Guyane a d’emblée fait le choix d’engager des échanges avec les pays de son plus proche voisinage (Brésil, Suriname et Guyana). Les défis auxquels chacun de ces territoires est confronté sont très proches : santé tropicale et maladies émergentes, biodiversité et valorisation des ressources naturelles, technologies innovantes adaptées au contexte du plateau des Guyanes, inter-culturalité et cohésion sociale. C’est donc tout naturellement que l’Université de Guyane et l’Université Anton de Kom du Suriname (ADEKUS) ont noué un partenariat stratégique, matérialisé par la signature d’une convention le 24 avril 2015. À cette occasion, une rencontre s’est tenue à Paramaribo afin d’échanger sur l’offre de formation et la stratégie de recherche de chacun des établissements et ainsi faciliter les contacts interuniversitaires pour construire ensemble des projets de formation et de recherche partagés.
Il s’agit ainsi d’œuvrer au développement de recherches communes sur l’espace transfrontalier structuré autour du fleuve Maroni : ethnoécologie et dynamiques culturelles, migrations et inter-culturalités, télédétection et applications, économie transfrontalière pour ne citer que quelques exemples abordés lors du séminaire du 7 décembre 2016 en la ville frontière de St-Laurent-du-Maroni.
Le département Humanities de l’ADEKUS et le département Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Guyane s’engagent également dans un partenariat pour développer progressivement l’apprentissage du français à l’ADEKUS.
Par ailleurs des liens féconds existent entre l’équipe de recherche EPAT (Épidémiologie des Parasitoses Tropicales) et le Centre Hospitalier Académique de Paramaribo sur les thématiques de l’histoplasmose associée au VIH, du paludisme, et plus récemment des hépatites virales. Ces projets ont été facilités par des financements conséquents (ANRS, FEDER, AFD, Organisation Panaméricaine de la Santé). Outre la recherche, la coopération s’est faite entre les services universitaires (Dermatologie, Parasitologie Mycologie, Centre d’Investigation Clinique INSERM 1424) à travers l’analyse de données et des formations cliniques et biologiques autour du diagnostic de l’histoplasmose, cause majeure de décès chez les séropositifs vivant sur le plateau des Guyanes. Cette coopération a permis pour la première fois la mise en place de la culture d’histoplasmes en 2015 à l’hôpital académique de Paramaribo.
Dans le cadre de ce partenariat interuniversitaire, la Guyane offre de solides plateformes et outils de recherche permettant l’accueil d’enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants (Stations des Nouragues – COPAS et de Paracou pour l’observation des écosystèmes forestiers, station SEAS de réception et traitement d’image satellite, laboratoire P3+ pour l’étude des virus émergents, Herbier de Guyane, RMN…). L’Université permet également d’accueillir au sein de son école doctorale Diversités, santé et développement en Amazonie des candidats surinamais en thèse dans le cadre de projets partagés avec l’Université Anton de Kom.
En appui de ces collaborations entre l’Université de Guyane et les établissements de formation et de recherche du Suriname, la Collectivité Territoriale de Guyane est porteuse du programme opérationnel de coopération territoriale Interreg « Amazonie » 2014-2020 qui permet de mobiliser des fonds européens (FEDER). Celui-ci vise à protéger et valoriser la biodiversité exceptionnelle et le patrimoine naturel et culturel de l’espace de coopération. Il cherche aussi à répondre aux problématiques sanitaires et sociales caractéristiques de l’espace de coopération ou encore développer les conditions favorables aux échanges et à la croissance économique.

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