Jeudi 27 Juin 2019  
 

N°114 - Deuxième trimestre 2016

La lettre diplometque
  Éditorial
Inde
Malaisie
Venezuela
  Pour un resserrement des liens parlementaires franco-vénézuéliens
 
  Contribuer à faire perdurer une relation historique privilégiée
 
  La vérité sur le Venezuela
 
  Francisco de Miranda, trait d’union entre le Venezuela et la France
 
  Miranda célébré en France
 
  Les objectifs économiques de la Révolution bolivarienne
 
  « La Gran Mision Vivienda »
 
  Le Venezuela, un pays à aimer…
 
  De solides liens économiques à l’épreuve
 
   Le Venezuela, acteur majeur de l’intégration régionale
 
  La culture, priorité de la Révolution Bolivarienne
 
  Le Système national d’orchestres, de chœurs d’enfants et de jeunes du Venezuela interprète depuis 41 ans l’âme de tout un pays
 
  Les cacaoyers du Venezuela
 
  « L’intérêt des Vénézuéliens pour la langue française a toujours été important »
 
  La Maison de la France à Lechería, «centre d’échange de culture, traditions et coutumes».
 
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« La Gran Mision Vivienda »

Lancée en 2011 par l’ancien Président vénézuélien Hugo Chavez, la « Gran Mision Vivienda »  incarne encore aujourd’hui la politique sociale du gouvernement bolivarien.
Ambitieux programme de construction de logement, la « Gran Mision Vivienda » (GMV), a pour objectif de construire plus de 2 millions de logements accessibles aux plus démunis d’ici 2017, et de remettre le peuple au cœur des villes.
Après les terribles coulées de boue qui ont emporté des quartiers entiers de Caracas en novembre 2010, le besoin de logement dans le pays, déjà élevé, devient critique. Près de la moitié des Vénézuéliens vit alors dans les « barrios », construits à flanc de collines, instables, sans canalisations ni aménagements. Hugo Chavez, qui s’était rendu sur les lieux de la catastrophe, avait alors promis de reloger les habitants au plus vite, tout en leur offrant un cadre de vie digne. C’est le point de départ de la « Gran Mision Vivienda ». Pour mener à bien ce projet titanesque, le gouvernement a décidé de légiférer par décret, afin de récupérer les terrains « oisifs » (ne remplissant pas de fonction sociale), urbains ou périurbains disposant déjà d’infrastructures et de services facilitant leur développement. En décidant de construire ces logements sociaux au cœur des grandes agglomérations vénézuéliennes et non pas en périphérie, le gouvernement bolivarien montre également que la ville appartient à tous, et pas uniquement aux plus favorisés. L’exemple le plus frappant de cette politique est la place Bolivar (principale place de la capitale), autrefois entourée de terrains en friche et d’immeubles sous exploités, aujourd’hui foyer de centaines de familles aux revenus modestes. Fin 2015, ce sont plus de 990 000 logements qui ont été livrés. Le financement, quant à lui, provient très majoritairement des revenus pétroliers qui ont fait des décennies durant la richesse du pays, mais qui ne profitaient jusqu’alors qu’à une minorité. Le décès du Commandant Chavez en 2013 n’a pas freiné le projet, que le gouvernement de Nicolas Maduro continue à mener à bien.   

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