$tabnombandeau  
  Mercredi 21 Novembre 2018  
 

troisième trimestre 2014

La lettre diplometque
  Éditorial
Bahreïn
Grèce
Guatemala
  France-Guatemala : un dialogue dynamique
 
  Le Sénat, un acteur dynamique des relations franco-guatémaltèques
 
  La présence économique française au Guatemala doit se consolider
 
  Une économie solide et attractive
 
  Le Guatemala, pays de l’hélicoptère
 
  Une économie ouverte et en expansion, encore méconnue des entreprises françaises
 
  L’agroalimentaire et le tourisme, des secteurs dynamiques
 
  Devenir le hub logistique et énergétique de l’Amérique centrale
 
  La professionnalisation de la fonction publique guatémaltèque, cœur de la coopération entre l’ENA et le Guatemala
 
  L’Alliance française au Guatemala, un optimisme raisonné
 
  Faire connaître le Guatemala comme le cœur de la civilisation maya
 
Ouganda
Serbie
Francophonie
Enjeux Économiques
Europe
Défense
Sécurité Internationale
 
La lettre diplometque
La lettre diplomatique Haut
     Guatemala
 

La professionnalisation de la fonction publique guatémaltèque, cœur de la coopération entre l’ENA et le Guatemala

Par Mme Hélène Mazeran,
Chef du département Amériques à l’Ecole nationale d’administration (ENA)

Dès sa création en 1945, l’Ecole nationale d’administration (ENA) a eu pour vocation de démocratiser et professionnaliser la haute fonction publique française. Puis, très rapidement, elle a accueilli des élèves étrangers dans ses différents cycles. Son action internationale s’est encore développée et affinée après la fusion avec l’Institut international d’administration publique (IIAP) en 2002. Son caractère « professionnel » reste au cœur de ses interventions, c’est une école de pratique professionnelle, où les intervenants sont tous des praticiens de l’action publique qui viennent faire partager leur expérience.
La coopération menée avec le Guatemala s’inscrit dans ce contexte et présente un éventail complet des différentes possibilités de coopération, à savoir des formations et des visites d’études en France pour des fonctionnaires guatémaltèques, ainsi que des formations dispensées par des intervenants de l’ENA au Guatemala.
Ainsi, plusieurs fonctionnaires guatémaltèques ont participé aux cycles de formation multinationaux organisés par l’ENA. Cinq d’entre eux ont pris part à des cycles de longue durée (7 à 18 mois), dont trois à la formation des élèves français entrés par concours. La Fondation Guatefuturo a signé, en juillet 2012, une convention avec l’ENA afin d’assurer le co-financement de bourses pour des jeunes Guatémaltèques admis dans le cycle international long de l’ENA. Une trentaine de fonctionnaires a également été intégrée à des Cycles internationaux spécialisés d’administration publique (CISAP) de quelques semaines portant sur des thèmes d’actualité.
En outre, une visite d’études « sur mesure »  a été organisée en décembre 2009 pour le Directeur général des relations bilatérales du Ministère guatémaltèque des Affaires étrangères, afin de lui permettre de nouer des contacts avec des partenaires français institutionnels, ainsi que d’avoir des entretiens  dans le domaine des transports urbains (Alstom et la Communauté urbaine de Bordeaux), du traitement des déchets et de la protection de l’environnement (Veolia), ou encore de la culture (Musée du Quai Branly dans la perspective de l’exposition 2011 à Paris).
Par ailleurs depuis 2012, l’ENA a envoyé à la demande des autorités guatémaltèques et de l’ambassade de France au Guatemala, quatre experts hispanophones pour assurer des séminaires de perfectionnement professionnel à Guatemala City. En juin 2012, le thème retenu portait sur la lutte contre la corruption et a rassemblé des fonctionnaires du Guatemala et de plusieurs Etats voisins d’Amérique centrale.
En novembre 2013, le deuxième séminaire a été organisé en partenariat du côté français par l’ambassade de France, l’Institut Français d’Amérique centrale, l’ENA, et du côté guatémaltèque par la jeune Ecole de Gouvernement (EDG), créée en avril 2013. L’objectif du Guatemala dans cette création est de former une haute fonction publique d’excellence, avec l’appui de l’ENA notamment. L’Ecole bénéficie aussi de financements privés, le secteur privé voyant dans un Etat régulateur et efficace un environnement favorable aux affaires. Ce deuxième séminaire franco-guatémaltèque a traité de « la conception et l’évaluation des politiques publiques » et s’est déroulé en deux temps. D’une part, deux journées ont été réservées à vingt-huit fonctionnaires de haut niveau (dont trois participants du Costa Rica, du Honduras et du Salvador) et d’autre part, trois jours ont été consacrés à une session de niveau intermédiaire, principalement, pour une trentaine d’élèves de l’Ecole de Gouvernement.
D’autres thèmes ont été envisagés pour l’avenir, notamment la déconcentration-décentralisation, la gestion financière. Les intervenants de l’ENA ont apprécié le travail réalisé avec les participants à ces séminaires et ont souligné l’intérêt des échanges qu’ils ont pu avoir. La partie guatémaltèque s’est montrée satisfaite d’avoir pu offrir sur place une possibilité de perfectionnement à un nombre plus important de fonctionnaires ou futurs fonctionnaires.
Pablo Blanco, un élève guatémaltèque du cycle international long (18 mois), promotion Jean de La Fontaine, me rapportait il y a peu son intérêt pour la formation délivrée par l’ENA et notamment celui du deuxième module intitulé « Territoire ». « Ce module vise à développer une connaissance et une approche communes des valeurs du service public, mais aussi de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’évaluation de l’action publique territorialisée. Cette formation, très riche et pratique, m’a donné les éléments nécessaires pour bien comprendre la différence entre la fonction publique d’Etat et la fonction publique territoriale ». Et d’ajouter : « La France vit actuellement une période difficile dans les collectivités territoriales. ( ….) Grâce aux études à l’ENA, je comprends la complexité du problème et je peux identifier d’éventuels instruments et solutions de politique publique qui peuvent s’appliquer dans d’autres administrations publiques, par exemple au Guatemala ou dans d’autres pays d’Amérique latine ».
L’ENA développe ce type d’intervention dans la mesure où cela lui permet de mieux s’adapter aux attentes de ses partenaires. C’est ainsi un complément indispensable de l’accueil d’élèves étrangers dans les cycles se déroulant en France.    

Retour en haut de page
 
 

 
La lettre diplomatique Bas
  Présentation - Derniers Numéros - Archives - Nos Liens - Contacts - Mentions Légales