Vendredi 19 Juillet 2019  
 

N°94 - Deuxième trimestre 2011

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  La République tchèque et l’OCDE : un bon exemple de coopération économique internationale
 
  Le rebond de l’économie tchèque se confirme
 
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     République tchèque
 

La République tchèque et l’OCDE : un bon exemple de coopération économique internationale

Par S.E.M. Karel Dyba
Ambassadeur, Représentant permanent
de la République tchèque auprès de l’OCDE

 

Peu de temps après la « Révolution de velours » de 1989, le gouvernement tchécoslovaque de l´époque a commencé à coopérer avec les autorités de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en vue d’une adhésion à part entière à cette organisation. Il est de notoriété publique que celle-ci réunit les pays adhérant aux principes de l’économie de marché et de la démocratie parlementaire.
L’adhésion de la République tchèque en 1995 à l´OCDE a donc également signifié une reconnaissance internationale de la voie de transformation économique empruntée et préconisée par le Ministre des Finances de l’époque (1989-1992), devenu plus tard le Premier Ministre tchèque (1992-1998) et depuis 2003 le Président de la République tchèque, M. Václav Klaus. Je ne peux d’ailleurs omettre de rappeler que l’Etat tchécoslovaque aurait sûrement pu compter parmi les pays fondateurs de l’OCDE, si le coup d’Etat perpétré par les communistes en février 1948 et le refus du plan Marshall par ces derniers, soumis à la dictature de Staline, ne nous avaient plongés dans l’impossibilité de participer à la reconstruction de l’Europe de l’après-guerre.
L’engagement des pays membres à l’égard de l’OCDE n’est pas à sens unique. Il est basé sur une véritable coopération, sur l’échange des meilleures expériences et sur le respect mutuel de règles concertées, même si ces dernières n’ont pas toujours un caractère contraignant d’un point de vue juridique. Nous pouvons donc souligner qu’en ce sens, la République tchèque contribue à la qualité des résultats des activités de l’OCDE.
Nous disposons notamment d’un savoir-faire et d’une approche spécifiques en ce qui concerne le processus de transformation économique, que nous sommes prêts à partager avec d’autres pays, surtout avec ceux qui coopèrent avec l’OCDE dans le cadre des programmes régionaux. Parmi ceux-ci, la République tchèque est la plus impliquée dans le programme « EURASIA », destiné aux pays postsoviétiques engagés au sein de la politique du Partenariat oriental de l’Union européenne. Il s’agit de l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine.
La République tchèque agit également de manière très active en Europe du Sud-Est, où elle jouit traditionnellement d´une bonne réputation et est respectée pour ses conseils et son apport de solutions concernant les problèmes économiques des pays des Balkans. Notre pays contribue ainsi à la qualité des analyses et des recommandations de l’OCDE, ainsi qu’à la mise en œuvre des objectifs que l’OCDE tente de promouvoir dans ces régions.
Dans ce contexte, je souhaiterais mentionner les stages des fonctionnaires du gouvernement tchèque au Secrétariat de l’OCDE. Ces stages devraient être mutuellement bénéfiques. D´une part pour l’OCDE, il s’agit de bénéficier d’un nouveau regard sur la problématique examinée et, d´autre part, pour nos fonctionnaires, il leur permet de comprendre le mécanisme de fonctionnement de l’OCDE, ses méthodes de travail et, surtout de créer des liens durables entre les autorités gouvernementales tchèques et les experts de l’OCDE.
Du point de vue de l’économie tchèque, je considère comme fondamental de faire bon usage de ce que l’OCDE promeut, et de l’utiliser de manière efficace lors de la formulation et de la mise en œuvre des réformes nécessaires. L’OCDE offre une vaste gamme de « meilleures pratiques » (« best practices ») applicables dans divers domaines – en passant par la politique fiscale, l’efficacité du système de santé, la durabilité du système des retraites, le dispositif et l’efficacité de l’enseignement supérieur, l’application des technologies de l’information dans les entreprises et dans l’administration publique jusqu’à la lutte contre la corruption dans les transactions commerciales au niveau national et international. Il reste à bien adapter ces connaissances et expériences aux différents environnements locaux.
Je ne peux non plus oublier de mentionner  la coopération dans le domaine de l’énergie, à la fois « classique », mais aussi nucléaire. Surtout à l’heure actuelle, je tiens à souligner que la République tchèque fait partie des pays dont la proportion de l’énergie nucléaire dans le bilan énergétique est non négligeable. Nous sommes convaincus qu’elle  constitue une partie essentielle du mix énergétique. Le gouvernement Tchèque n’a donc pas l’intention de réévaluer ses projets dans ce domaine. Notre pays va bien évidemment continuer à coopérer avec l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN), l’OCDE et d’autres institutions en vue du renforcement de la sûreté des équipements nucléaires.
En 2011, nous célébrons le 50ème anniversaire de la fondation de l’OCDE. Il s’agit d’un évènement majeur dans la vie d’un individu tout autant que dans la vie d’une institution - y compris l’OCDE.
 En République tchèque, pour commémorer cet anniversaire, nous organisons un certain nombre d’événements destinés au grand public et  aux professionnels. J´anime moi-même une série de conférences portant sur le fonctionnement de l’OCDE dans les universités tchèques, qui s’accompagnent d’une exposition photographique itinérante retraçant l’histoire de l’organisation. Une carte postale commémorative avec  son emblème a en outre été émise par la Poste tchèque.
Dans le cadre des célébrations de ce 50ème anniversaire, nous pouvons aussi mentionner la conférence que la République tchèque a organisée en collaboration avec l’OCDE et la Commission européenne, à Prague, du 15 au 17 juin 2011. Celle-ci a mis l’accent sur la promotion de la compétitivité des petites et moyennes entreprises et sur leur accès au financement dans les pays faisant partie du programme « EURASIA ». Nous espérons que les ministres respectifs des pays d’Asie centrale participeront à cet événement. Considérons cette initiative comme un exemple de notre contribution au potentiel des connaissances de l’OCDE.
Quant aux relations officielles entre la République tchèque et l’OCDE, j’aimerais rappeler que dans le cadre de sa visite de travail en France en février 2011, le Premier Ministre tchèque Petr Nečas a rencontré le Secrétaire général Angel Gurría et d´autres hauts fonctionnaires de l’OCDE dans le but d’échanger des points de vue sur  les réformes promues  par son gouvernement. Je suis heureux de constater que le Premier Ministre Nečas, ainsi que d’autres ministres du gouvernement tchèque assisteront au Conseil ministériel de l’organisation
en 2011.     

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