Mercredi 26 Juin 2019  
 

N°94 - Deuxième trimestre 2011

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« Perpétuer la mémoire de la Shoa »

Par M. Jean-Raphaël Hirsch
Président du Comité français pour Yad Vashem

 

Comme son nom l’indique, le Comité français pour Yad Vashem est une association à but non lucratif, créée en 1989 pour soutenir les actions menées par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. Il est presque exclusivement constitué de bénévoles.
Yad Vashem, institut commémoratif des martyrs et des héros de la Shoah, a été créé en 1953 par une loi du Parlement israélien. Son nom vient du livre d’Isaïe, chapitre 56, verset 5 : « et je leur donnerai dans ma maison et dans mes remparts un mémorial (Yad) et un nom (Shem) qui ne seront pas effacés ».
Yad Vashem est avant tout un mémorial, un musée magnifique et terrible, unique au monde qui s’étale sur une douce colline boisée surplombant Jérusalem : le Mont du souvenir.
Au cœur d’Israël, il perpétue la mémoire de la Shoah, la mémoire de six millions de Juifs, dont un million et demi d’enfants, assassinés par les nazis au cours de la Seconde guerre mondiale de 1941 à 1945, dans le cadre de la « solution finale ». Six millions d’hommes de femmes et d’enfants qui furent haïs et exterminés en raison du fait même d’être nés.
L’objectif est de transmettre le souvenir de ce massacre inouï en héritage aux générations futures et qu’il demeure pour l’éternité dans la conscience de l’humanité : école internationale pour l’étude ouverte au monde entier, collecte et conservation d’archives historiques, documents informatiques, millions d’écrits, témoignages vidéos, photographies, films, centre de recherche universitaire, tout est fait dans une tension extrême visant à préserver la mémoire de chacune des victimes.
Il a également pour mission de rappeler et d’honorer l’héroïsme des Juifs qui ont combattu sur tous les fronts pendant cette période tragique.
A Jérusalem, l’allée des Justes parmi les Nations rend hommage à l’héroïsme et au courage des non juifs qui risquèrent leur vie, leur liberté et celle de leurs proches pour lutter contre le projet nazi. Cette allée, avec ses milliers d’arbres, rappelle que dans cette période noire de l’histoire du monde, une humanité lumineuse subsistait malgré tout.

« Quiconque sauve une vie, sauve l’univers tout entier »
Cette phrase extraite du Talmud, rend hommage aux actions d’humanité et de courage des Justes parmi les Nations. Elle est gravée sur chaque médaille remise, au nom de l’Etat d’Israël, en signe de gratitude.
Dès lors, le rôle du Comité français pour Yad Vashem est clair : il est chargé de faire connaître et d’honorer les Justes parmi les Nations de France et de soutenir le Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem en toutes choses matérielles ou morales, dans sa mission de mémoire et d’enseignement.
Ce comité instruit les dossiers des justes qui lui sont soumis et les transmet à Yad Vashem Jérusalem, seule autorité  habilitée à délivrer le titre honorifique de « Juste parmi les Nations » au nom de l’Etat d’Israël. De plus, il procède à l’organisation de la cérémonie de remise de médaille en collaboration étroite avec l’Ambassade d’Israël en France.
Au total, à ce jour, plus de 3 300 « Justes parmi les Nations » ont été honorés en France et 23 000 dans le monde.
330 000 Juifs vivaient en France en 1940. 76 000 hommes, femmes et enfants ont été déportés. Seuls 2 500 sont revenus des camps de la mort.
Si trois quarts de cette population juive ont survécu, c’est évidemment parce que les Allemands ont perdu la guerre, et que des Justes en ont sauvés un certain nombre. D’ailleurs, outre ceux reconnus, souvent des Justes de l’ombre, modestes, ne se sont jamais fait reconnaître estimant qu’ils ne faisaient que leur devoir. Ils ont surement été nombreux et notre reconnaissance est immense envers eux.
Il convient aussi de souligner le rôle essentiel de la Résistance et des organisations juives de résistance dans le sauvetage des Juifs de France – avec la création de réseaux d’hébergements clandestins, de filières d’évasion vers la Suisse et l’Espagne -, et leur lutte armée dans les maquis. Citons « la sixième » des Eclaireurs Israélites de France (EIF), l’Organisation de Secours aux Enfants (OSE), les réseaux Garel et Marcel, le Mouvement de la jeunesse sioniste, etc.
Ainsi, véritable passerelle entre la France et Israël, le Comité Français pour Yad Vashem s’efforce de servir efficacement.    

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