Mercredi 26 Juin 2019  
 

N°94 - Deuxième trimestre 2011

La lettre diplometque
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  L’amitié franco-israélienne : un atout pour le processus de paix
 
  Mieux faire connaître Israël en France
 
  « Continuer à œuvrer ensemble pour accomplir l’idéal européen »
 
  France-Israël : « porter la relation économique bilatérale au niveau de la relation diplomatique »
 
  Le défi israélien des entreprises françaises : rattraper le peloton européen
 
  Israël affiche son dynamisme au 49ème Salon de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget 2011
 
  IAI, un partenaire majeur de la France et de l’UE dans les technologies aérospatiales
 
  Israël : partenaire privilégié de la France pour l’innovation et la croissance des entreprises
 
  Le Technion : vecteur de la coopération scientifique franco-israélienne
 
  Le Conseil Pasteur-Weizman, fleuron de la collaboration scientifique entre la France et Israël
 
  Soixante années de coopération franco-israélienne dans le domaine des sciences humaines et sociales
 
  La Fondation France Israël : mieux se comprendre pour mieux entreprendre
 
  Marseille - Haïfa : plus de 50 ans de coopération
 
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     Israël
 

Le défi israélien des entreprises françaises : rattraper le peloton européen

Par M. Henri Cukierman
Président de la Chambre de commerce France-Israël (CCFI)

 

En Israël, la France représente 10% du poids économique de l’Union européenne (UE) alors que, dans le monde, elle pèse 31% dans les échanges internationaux européens.
Or, il vaut mieux avoir des partenaires dynamiques : au sein de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique), au sein de laquelle il vient d’être admis, Israël brille par sa croissance régulière d’environ 5% ; par son niveau d’investissement en recherche et développement équivalent à 6% du PIB, soit trois fois plus qu’en Europe ; par sa densité d’ingénieurs, 1,4% de la population, remportant la médaille d’or mondiale dans cette catégorie. Israël est un pays d’entrepreneurs avec la plus forte densité de start-up par habitant. Enfin, sur le NASDAQ, par le nombre de sociétés cotées, Israël se classe juste derrière les Etats-Unis.
Par rapport au reste de l’Europe, la faiblesse économique de la France en Israël est inexplicable : les Européens ne sont pas plus pro-israéliens que les Français. Les idées fausses ont le même succès : Israël n’est pas une destination dangereuse et il y a moins de policiers dans les rues de Tel Aviv ou de Jérusalem que dans les autres capitales occidentales. Pour réussir au Moyen-Orient, une entreprise ne doit pas choisir entre Israël et les pays arabes, elle doit être compétitive dans les pays arabes comme en Israël : ainsi l’Allemagne se positionne devant nous en Israël comme dans les pays arabes.
La Chambre de commerce France-Israël (CCFI) s’emploie à rattraper le retard de la France.
Selon Stanley Fisher, Gouverneur de la Banque d’Israël, quand une entreprise lance un développement informatique majeur, s’il connaît la solution, il va en Inde, s’il ne connaît pas la solution, il va en Israël. Google, Intel, Microsoft et IBM ont implanté d’importants centres de recherche en Israël et y font de nombreuses acquisitions. Trop peu de groupes français jouent la carte de la recherche et développement israélienne. La CCFI organise des voyages et des contacts sur mesure pour ceux qui veulent jouer cette carte.
Le revenu par habitant fait également d’Israël un marché intéressant pour le luxe, les biens de consommation et le marketing de pointe.
Au-delà des grands groupes, les petites et moyennes entreprises (PME) doivent aussi contribuer aux échanges entre la France et Israël. Pour cela, la CCFI dispose de délégations régionales à Lyon, Toulouse, Marseille, Dijon et Bordeaux. Le plus efficace est évidemment d’emmener des entrepreneurs voir ce qu’est réellement ce pays et rencontrer leurs homologues. En 2011, cinq missions d’entrepreneurs français sont allées ou se rendront en Israël.
A Paris, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), la CCFI organise des « Rencontres économiques et technologiques France-Israël » qui donnent lieu, chacune, à une centaine de rendez-vous d’affaires.
Enfin, le site internet d’information économique de la CCFI (www.israelvalley.com) reçoit 5 000 à 12 000 visiteurs uniques par jour.
Tout ce qui précède démontre l’impérieuse nécessité, pour les grands groupes comme pour les PME françaises, de rattraper rapidement le peloton européen.
Il convient enfin de citer le Président du MEDEF israélien* : si on leur avait confié une telle mission, les entrepreneurs israéliens et palestiniens seraient parvenus depuis longtemps à faire la paix entre la Palestine et Israël.
Ainsi les entreprises high-tech palestiniennes contribuent fortement à la croissance du PIB palestinien et un tiers de ces sociétés ont noué des partenariats avec des sociétés israéliennes. Les entrepreneurs palestiniens et israéliens sont rationnels, compétents, concernés et constructifs. Ils constituent donc une alternative à l’Assemblée générale de l’ONU dont les nombreux votes défavorables à Israël n’ont jamais fait avancer la cause de la paix au Moyen-Orient, bien au contraire.     

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