Mercredi 26 Juin 2019  
 

N°94 - Deuxième trimestre 2011

La lettre diplometque
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  France-Israël : « porter la relation économique bilatérale au niveau de la relation diplomatique »
 
  Le défi israélien des entreprises françaises : rattraper le peloton européen
 
  Israël affiche son dynamisme au 49ème Salon de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget 2011
 
  IAI, un partenaire majeur de la France et de l’UE dans les technologies aérospatiales
 
  Israël : partenaire privilégié de la France pour l’innovation et la croissance des entreprises
 
  Le Technion : vecteur de la coopération scientifique franco-israélienne
 
  Le Conseil Pasteur-Weizman, fleuron de la collaboration scientifique entre la France et Israël
 
  Soixante années de coopération franco-israélienne dans le domaine des sciences humaines et sociales
 
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France-Israël : « porter la relation économique bilatérale au niveau de la relation diplomatique »

Par M. Didier Wisselmann
Chef du Service économique
de l’Ambassade de France en Israël

 

L’économie israélienne a affiché en 2010 une sortie de crise remarquable. Après une croissance de +0,8% en 2009, le pays a enregistré une hausse de 4,6% de son PIB, soit la plus forte croissance des pays de l’OCDE.
Les prévisions pour 2011 et 2012 s’inscrivent dans cette tendance. Israël bénéficie d’une bonne gouvernance économique caractérisée par des finances publiques saines et une inflation maîtrisée. L’activité est tirée par la consommation privée et l’investissement des entreprises. Le dynamisme de l’économie relève également de facteurs endogènes tels que l’effort de recherche et développement (4,9% du PIB), les biens et services à haute valeur ajoutée largement exportés ainsi que des domaines plus traditionnels comme l’immobilier ou le tourisme. Ces facteurs sont autant d’atouts qui contribuent à protéger le pays contre les conséquences de chocs exogènes.
Israël peut compter sur des pôles d’excellence de niveau mondial dans les domaines des sciences de la vie, des hautes technologies, du secteur de la défense et de l’aéronautique mais aussi dans ceux des énergies renouvelables et de l’eau. Le groupe Teva, leader mondial du générique, est la figure de proue d’une industrie pharmaceutique israélienne en croissance moyenne de 10% par an. Israël compte également de grands groupes dans le domaine de la défense, et figure parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux d’armement.
Dépourvu de matières premières, en dehors du gaz naturel récemment découvert, et faiblement doté en eau, Israël est le leader mondial du recyclage des eaux usées (70% de l’eau est réutilisée) et se montre ambitieux dans le domaine des énergies renouvelables, avec un plan pour la construction de 10 centrales solaires.
Pourtant, la présence française en Israël reste faible. Cinquième exportateur mondial, la France n’était que le 10ème fournisseur d’Israël en 2010. Sur le plan des investissements directs à l’étranger (IDE), la France détenait 1,36 milliard d’euros en Israël en 2009, soit 0,1% du total des IDE français.
La taille restreinte du marché et les risques sécuritaires n’expliquent que partiellement une présence insuffisante que viennent toutefois souligner de belles réussites françaises. Véolia est ainsi bien implanté en Israël où il exploite la plus grosse usine de désalinisation au monde. On peut également évoquer l’appel d’offres récemment remporté par Alcatel-Lucent pour un câble sous-marin entre Israël et l’Europe, ou encore Alstom, très présent sur le marché de la production électrique.
Ces quelques exemples montrent les bons résultats obtenus par certains de nos groupes, qui pourraient ouvrir la voie à d’importants acteurs français des domaines de la grande distribution, de l’hôtellerie ou du luxe pour lesquels le marché israélien, caractérisé par un mode de consommation et un pouvoir d’achat de type occidental, offre des débouchés prometteurs. Contrairement aux grandes multinationales américaines comme Intel, Microsoft ou IBM qui y ont établi des centres de recherche et développement, la France n’a quasiment pas exploité ce potentiel.
Le gouvernement français entend porter la relation économique bilatérale au niveau de la relation diplomatique, notamment en œuvrant au renforcement de la présence des entreprises françaises. La visite d’Etat du Président de la République, en juin 2008, a été l’occasion de conclure plusieurs accords bilatéraux qui doivent à présent être concrétisés. Au cours de sa récente visite en Israël, M. Eric Besson, Ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique a  fixé pour objectif un doublement, en cinq ans, du volume de nos échanges avec Israël. Une journée franco-israélienne de l’innovation sera organisée le 5 décembre 2011 à Paris, pour susciter l’intérêt mutuel des entreprises high-tech des deux pays.    

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