Mercredi 26 Juin 2019  
 

N°94 - Deuxième trimestre 2011

La lettre diplometque
  Éditorial
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Israël
  L’amitié franco-israélienne : un atout pour le processus de paix
 
  Mieux faire connaître Israël en France
 
  « Continuer à œuvrer ensemble pour accomplir l’idéal européen »
 
  France-Israël : « porter la relation économique bilatérale au niveau de la relation diplomatique »
 
  Le défi israélien des entreprises françaises : rattraper le peloton européen
 
  Israël affiche son dynamisme au 49ème Salon de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget 2011
 
  IAI, un partenaire majeur de la France et de l’UE dans les technologies aérospatiales
 
  Israël : partenaire privilégié de la France pour l’innovation et la croissance des entreprises
 
  Le Technion : vecteur de la coopération scientifique franco-israélienne
 
  Le Conseil Pasteur-Weizman, fleuron de la collaboration scientifique entre la France et Israël
 
  Soixante années de coopération franco-israélienne dans le domaine des sciences humaines et sociales
 
  La Fondation France Israël : mieux se comprendre pour mieux entreprendre
 
  Marseille - Haïfa : plus de 50 ans de coopération
 
  « Perpétuer la mémoire de la Shoa »
 
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     Israël
 

« Continuer à œuvrer ensemble pour accomplir l’idéal européen »

Par S.E.Mme Simona Frankel
ancien Ambassadeur, Observateur permanent d’Israël
auprès du Conseil de l’Europe et Consul général d’Israël à Marseille

 

Ma mission en Europe, en qualité de Consul général d’Israël à Marseille et Représentant permanent d’Israël auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe est arrivée à son terme il y a quelques jours. Des quatre années qui viennent de s’écouler, je conserverai une foule de souvenirs, de contacts et d’amitiés d’une valeur incommensurable, ainsi que la satisfaction du travail bien fait.
Ma mission de Représentant permanent est, il faut bien le dire, d’un genre un peu particulier : en effet, l’État d’Israël ne fait pas partie des États membres, mais des « observateurs » auprès du Conseil de l’Europe. Nous bénéficions de ce statut aux termes d’une résolution datant de près de 55 ans : en 1957, le Conseil de l’Europe, créé un peu moins de huit ans auparavant, n’avait pas hésité à tendre la main à un État, dont la fondation ne le précédait que d’une petite année.
Depuis cette époque, notre attachement à cette institution prestigieuse n’a jamais failli. Bien au contraire, il s’est affirmé au fil du temps, si bien que l’État d’Israël nourrit à présent le souhait d’être un jour admis comme membre à part entière du Conseil de l’Europe.
Pourquoi un tel intérêt ? Tout simplement parce que le Conseil de l’Europe porte et symbolise les deux valeurs cardinales de l’Europe de l’après-guerre : les droits de l’homme et la paix. Deux valeurs que toute démocratie digne de ce nom doit respecter et promouvoir inlassablement.
Israël, pour l’heure la seule démocratie du Proche-Orient, ne déroge pas à la règle, sur son propre sol comme dans le cadre de la délégation permanente qui participe activement à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
A titre d’exemple, au début de mon mandat, la sous-commission « Moyen-Orient » a décidé de créer un forum tripartite, avec la délégation israélienne et les représentants palestiniens, pour traiter des questions relatives à la vie quotidienne des Israéliens et des Palestiniens, du rapprochement entre les deux peuples, et visant à faciliter le travail des négociateurs du processus de paix.
Malheureusement, les Palestiniens refusent depuis trop longtemps de revenir, précisément, à la table des négociations. Dans ces conditions, l’action de notre forum est considérablement entravée. Toutefois, à Izmir, en Turquie, la décision a récemment été prise entre les trois parties de continuer à discuter de façon informelle sur la question, importante s’il en est, de la gestion de l’eau.
Voilà qui démontre que cela n’empêche pas totalement les personnes de bonne volonté de se mettre au travail. Reste que ces discussions informelles sont bienvenues, mais pas suffisantes : nous souhaitons que les Palestiniens reviennent au plus vite à la table des négociations, afin que le forum tripartite puisse recouvrer toute sa force de proposition.
Ainsi, nous pourrons continuer à œuvrer ensemble pour accomplir l’idéal européen de l’après-guerre : celui d’un monde où les droits de chacun sont respectés, dans la coopération et la cohabitation pacifique.    

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