Dimanche 21 Avril 2019  
 

N°94 - Deuxième trimestre 2011

La lettre diplometque
  Éditorial
Azerbaïdjan
Israël
  L’amitié franco-israélienne : un atout pour le processus de paix
 
  Mieux faire connaître Israël en France
 
  « Continuer à œuvrer ensemble pour accomplir l’idéal européen »
 
  France-Israël : « porter la relation économique bilatérale au niveau de la relation diplomatique »
 
  Le défi israélien des entreprises françaises : rattraper le peloton européen
 
  Israël affiche son dynamisme au 49ème Salon de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget 2011
 
  IAI, un partenaire majeur de la France et de l’UE dans les technologies aérospatiales
 
  Israël : partenaire privilégié de la France pour l’innovation et la croissance des entreprises
 
  Le Technion : vecteur de la coopération scientifique franco-israélienne
 
  Le Conseil Pasteur-Weizman, fleuron de la collaboration scientifique entre la France et Israël
 
  Soixante années de coopération franco-israélienne dans le domaine des sciences humaines et sociales
 
  La Fondation France Israël : mieux se comprendre pour mieux entreprendre
 
  Marseille - Haïfa : plus de 50 ans de coopération
 
  « Perpétuer la mémoire de la Shoa »
 
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Mieux faire connaître Israël en France

Par M. Claude Goasguen
Député de Paris,
Président du Groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale

 

Depuis juin 2007, j’ai le plaisir de présider le groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale. Fort de ses 113 membres, il est l’un des plus importants du Parlement et représente parfaitement le multipartisme français. En respectant nos opinions, nous avons le souci commun de défendre Israël en France.
Lorsque j’ai pris cette présidence, j’ai vraiment souhaité que le groupe d’amitié France-Israël soit un organe de réflexion, de dialogue et parfois de pression à l’égard du gouvernement, pour la défense des intérêts d’Israël, mieux faire connaître ce pays à nos concitoyens qui ont souvent une image assez caricaturale de la seule démocratie de cette région politiquement instable, d’autant plus depuis le commencement du printemps arabe. Nous suscitons par ailleurs, par l’intermédiaire d’associations et de collectivités locales de toutes tendances, des rapprochements et des relations durables.
Une des premières actions du groupe d’amitié France-Israël a été de se mobiliser en faveur de Gilad Shalit. Nous avons pris des initiatives et avec l’aide de l’Ambassade d’Israël en France, nous avons créé des manifestations dans nos circonscriptions. Ainsi, j’ai inauguré le premier portrait du jeune otage franco-israélien sur la façade de ma mairie, dans le 16ème arrondissement de Paris, et d’autres collègues en ont fait autant sur tout le territoire, afin que les Français sachent qu’il y a un jeune franco-israélien qui est détenu en otage depuis maintenant cinq années dans la Bande de Gaza, aux mains du Hamas et sans bénéficier des droits relatifs à la convention de Genève.
Cette situation est inhumaine et de nombreuses rencontres avec la famille Shalit nous ont confrontés au désarroi de parents qui ne savent rien des conditions de détention de leur fils, de son état de santé et encore moins moral. Le groupe d’amitié France-Israël est très vigilant sur le traitement médiatique de la détention de Gilad Shalit, les journalistes se plaisant à l’oublier ou à le considérer comme un prisonnier et non un otage. Nous avons donc très souvent saisi le Ministère de la Culture et celui des Affaires étrangères pour que les chaînes et radios publiques rétablissent des faits qui ne peuvent souffrir d’aucune contestation. Récemment nous avons ressenti quelques progrès mais il reste beaucoup à faire.
Notre groupe d’amitié étant très actif, nous avons pu bénéficier d’une mission en Israël. L’Assemblée nationale a envoyé une délégation de députés dans ce pays ami. Nous sommes donc partis en 2009 à la rencontre de nos homologues de la Knesset et avons été reçus par les plus hauts responsables israéliens, dont le Premier Ministre et le Ministre de la Défense.
Ce déplacement a permis le renforcement des liens entre nos deux groupes d’amitié et de confronter nos difficultés respectives. Les députés israéliens sont extrêmement reconnaissants du travail pédagogique de longue haleine que nous menons, car Israël souffre d’un vrai déficit d’images en France et en a totalement conscience. Ainsi, nous avons été conduits dans des « check point » à la frontière avec la Bande de Gaza et la Cisjordanie, nous avons vécu durant quelques heures le quotidien des habitants de villes israéliennes transfrontalières, telle que Sdérot, et nous avons pu constater les dégâts causés par les Kassams projetés depuis les territoires palestiniens.
Nous sommes très loin des schémas simplistes exposés par certains médias français qui ont désigné d’avance les coupables et les victimes. Pour exemple, les conclusions du rapport Goldstone de l’ONU, condamnant Israël à des crimes de guerre, ont été surmédiatisés, alors que la marche arrière du juge Goldstone quelques mois plus tard admettant des erreurs sur l’appréciation de l’opération « Plomb durci » à Gaza a été passée sous silence, dédouanant  Israël de crimes graves.
Nous avons manifesté au sein du groupe d’amitié France-Israël, interpellant le gouvernement français, contre les conclusions du rapport Goldstone et dénoncé une mascarade internationale d’un prétendu comité des droits de l’homme de l’ONU, présidé alors par une représentante libyenne.
La recherche de la paix et du dénouement heureux d’un processus de paix est un objectif pour tous. Nous avons auditionné des dizaines de responsables politiques israéliens. Tous sont unanimes, la paix n’a pas de prix mais elle demande des concessions de part et d’autre. Nous sommes très inquiets de la préparation de l’Assemblée générale des Nations unies qui aura lieu en septembre 2011 au cours de laquelle doit être présentée une résolution visant à reconnaître l’Etat palestinien. Les suites d’un vote de ce texte, qui n’aura aucune répercussion concrète, risque en effet de relancer une vague de tensions dans une région suffisamment agitée. La paix doit se faire entre les partenaires de terrain : Israël et la Palestine, à l’exclusion du Hamas qui ne renonce en rien à ses positions extrêmistes et meurtrières. Les responsabilités de la France seront engagées par la nature de son vote.   
 

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