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Premier trimestre 2011

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Les marchés financiers et de capitaux à Maurice

Les économistes le savent : la politique monétaire constitue l’ensemble des mesures prises par l’Etat et les autorités monétaires afin de réguler le crédit et la masse monétaire. La Banque de Maurice, en tant que banque centrale, opère pour les banquiers et pour l’Etat.

La politique monétaire à Maurice :
le rôle de la Banque de Maurice
En intervenant sur les marchés financiers, elle insère son action au cœur même du mouvement de l’économie de l’île. Sa fonction primordiale, en tant que régulateur du niveau de la demande globale, consiste à contrôler tant l’approvisionnement de l’économie mauricienne en crédit, que la masse monétaire en circulation. Elle a vocation à maintenir la stabilité des prix et à encourager la promotion d’un développement équilibré de l’économie conformément aux termes de son mandat (Bank of Mauritius Act 2004).
Ainsi comme toute banque centrale, la Banque de Maurice intervient lorsque la conjoncture se détériore et que les emplois se raréfient en accroissant le volume de la monnaie en circulation et l’offre de crédit.
De manière symétrique, elle intervient aussi, si la dépense globale menace de devenir excessive, de sorte que les prix montent rapidement et que les offres d’emploi non satisfaites se multiplient.
Ces derniers temps, ses interventions ont surtout privilégié la mise en place de mesures dédiées à mieux circonscrire l’évolution des prix à court et moyen termes, notamment par l’amputation en tant que besoin des couvertures des établissements de crédit actifs sur l’ile et sur la possibilité d’affecter le coût et la disponibilité du crédit.
Si comme on le sait, le choix d’une politique monétaire est souvent rendu délicat par la présence d’exigences contradictoires qui nécessitent un arbitrage permanent entre croissance et inflation, peu d’interventions de la Banque centrale ont été à ce stade observées s’agissant de la régulation de l’offre de monnaie de réserve au titre des opérations dites « repo ».
A cet égard, on observera qu’un Comité de politique monétaire se réunit chaque trimestre en vue de décider s’il y a lieu d’injecter davantage de couvertures (reserves) dans le système bancaire en achetant des bons du trésor à court terme ou des fonds d’Etat à terme plus éloigné, ou au contraire, de rétrécir quelque peu la base du crédit bancaire en vendant des titres.
On notera ici, que les banques commerciales ont continué à placer leur excédent de liquidité en obligations d’Etat.
Depuis 2006, on observe aussi que la roupie mauricienne se maintient globalement bien par rapport au dollar et à l’euro, traduisant du même coup une performance plutôt stable et encourageante de l’économie du pays très dépendante des flux financiers liés au tourisme ainsi qu’à l’investissement direct étranger sur l’île.
Naturellement, la Banque de Maurice comme « banque pour banquiers » pourrait à tout moment comme toute banque centrale décider de relever ou d’abaisser, entre certaines limites, le pourcentage légal de couverture obligatoire que les banques affiliées ont l’obligation de maintenir en fonction de leurs dépôts.
On rappellera enfin que la variation des obligations de couverture constitue un levier puissant, si puissant qu’il n’en est fait usage qu’avec parcimonie.

Les marchés financiers et de capitaux à Maurice : le cadre institutionnel et opérationnel
Comme sur toutes les places actives, les marchés financiers à Maurice permettent la confrontation de l’offre et de la demande de capitaux. In fine, la demande de capitaux émane des entreprises pour le financement de leurs investissements ainsi que de l’Etat et des collectivités locales pour la couverture des déficits publics.
L’offre de capitaux émane principalement des ménages qui assurent leur consommation future par l’épargne qu’ils constituent et qu’ils apportent au système financier, soit directement, soit indirectement par le biais des compagnies d’assurance et des caisses de retraite.
Les marchés de capitaux jouent leur rôle à Maurice. Fin juin 2010, on comptait quelque 44 257 sociétés incorporées sur Maurice, dont 505 publiques et 194 étrangères.
La Bourse de Maurice a acquis une longue tradition d’intermédiation financière puisque la création de la Chambre des courtiers remonte à 1804, à l’époque française donc, alors que l’achat et la vente d’actions de sociétés cotées n’ont jamais cessé depuis le milieu du XIXème siècle.
Avec la diversification et l’expansion de l’économie de l’île, les transactions boursières ont été régulièrement amplifiées et modernisées. Ce processus de transformation et de développement des marchés financiers et de capitaux ne montre aucun signe de ralentissement.
Par ailleurs, 13 banques au total opèrent sur Maurice dont 5 banques étrangères. La proximité du continent africain conduit les banques à y accompagner leurs meilleurs clients.
Le secteur bancaire mauricien peu exposé aux déconvenues liées à la crise des « subprimes », qui a secoué un grand nombre d’établissements bancaires dans le monde entier, est sorti indemne de cette crise.
En effet, on notera qu’entre 2008 et 2009, les actifs des banques de l’île ont baissé de 0,4% tandis que les dépôts augmentaient dans le même temps de 2,1% et que la rentabilité des établissements grimpait à plus de 11%.
Rappelons ici que l’île Maurice est une destination « offshore ». Les activités « offshore » de l’ile représentent environ 3% du produit intérieur brut (PIB) pour 100 milliards de dollars de fonds gérés et près de 150 sociétés de gestion.
A ce titre l’OCDE, dans le cadre des travaux du « Global Forum on Transparency and Exchange of Information for Tax Purposes » suit de manière très attentive les progrès en matière d’harmonisation et de transparence au plan fiscal.
Le FIAMLA (The Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act) oblige les banques et les établissements financiers à décliner l’identité de leurs clients. Enfin, la FSE (Financial Services Commission) veille au bon respect des textes par chacun des opérateurs.    

Philippe-Henri Latimier
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