Samedi 25 Mai 2019  
 

N°91 - Troisième trimestre 2010

La lettre diplometque
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Un soutien sans faille à la mission de l’UNESCO

Par S.E.M. David Killion,
Ambassadeur, Délégué permanent des États-Unis auprès de l’UNESCO

 

Je suis extrêmement fier d’être l’Ambassadeur du Président Obama auprès de l’UNESCO. Travailler dans un contexte multilatéral sur des questions relatives à l’éducation, la science et la culture, dans le cadre de la Ville lumière, offre une formidable occasion pour moi et mon équipe de contribuer à développer le genre de collaboration internationale que le Président Obama estime nécessaire en vue de construire un monde plus pacifique.
Demandez à la plupart des gens aux États-Unis ce que leur évoque l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) : ils citeront probablement son célèbre Centre du patrimoine mondial. Cependant, cette organisation spécialisée des Nations unies mérite d’être connue au-delà de son mandat pour préserver et protéger le patrimoine culturel et naturel mondial. Aujourd’hui, l’UNESCO montre la voie à suivre sur une grande variété de sujets primordiaux et d’urgence en matière d’éducation et de sciences, mais aussi relatifs à d’autres questions importantes dans le domaine culturel.
L’UNESCO a été créée en 1946, à la fin de la Seconde guerre mondiale. Les États-Unis ont alors rejoint la France et 18 autres pays pour ratifier la Constitution de l’UNESCO, qui contient les bases de son manifeste inscrit en ces termes émouvants : « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix».
Dans l’esprit de collaboration imaginé par ses fondateurs en 1946, les États-Unis demeurent engagés à œuvrer, par le biais de l’UNESCO et en partenariat avec les 192 autres Etats membres, pour favoriser l’éducation pour tous, la science et la technologie, préserver et protéger le patrimoine culturel et naturel, et promouvoir la liberté d’expression, l’égalité des genres, les droits de l’homme et la tolérance.
La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a souligné le rôle essentiel joué par l’UNESCO pour atteindre ces objectifs. En tant que principal donateur de l’organisation, dont la contribution annuelle se situe entre 70 et 80 millions de dollars, les États-Unis contribuent à mettre en œuvre son mandat. Nous le faisons en étroite collaboration avec d’autres Etats membres, notamment la délégation française. L’Ambassadeur, Déléguée permanente de la France, S.E.Mme Catherine Colonna, a été une avocate particulièrement énergique pour la défense de nombre de nos objectifs communs, en particulier le respect des droits de l’homme et l’accès à l’éducation pour tous. Nous apprécions cette relation et nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre cette coopération étroite avec les Français, comme avec beaucoup d’autres partenaires.
Je suis particulièrement ravi de travailler avec la nouvelle Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, qui a pris ses fonctions depuis la fin 2009, ainsi qu’avec sa nouvelle équipe qui a rejoint le navire en 2010. Sous sa conduite, le Secrétariat de l’UNESCO a fait preuve d’un engagement déterminé en se dotant d’une nouvelle orientation visant à rendre sa mission plus fructueuse et à collaborer plus étroitement avec les Etats membres.
Les États-Unis ont défini plusieurs priorités en vue de soutenir les activités de l’UNESCO. Celles-ci couvrent des domaines pour lesquels nous pensons que l’organisation est bien qualifiée pour accomplir des avancées.
La première priorité concerne l’éducation. Notre pays s’attache à développer, avec l’UNESCO comme guide, les possibilités d’accès à une éducation de qualité à tous les niveaux, en particulier dans l’enseignement supérieur qui constitue notre principal axe de travail. Nous nous sommes engagés à aider les pays en voie de développement à atteindre à l’horizon 2015, les objectifs du programme d’« Education pour tous » établis sous la direction de l’UNESCO, avec laquelle les États-Unis continuent d’étudier les possibilités de coopération avec les pays en voie de développement sur des solutions adaptées dans cette perspective.
Notre pays contribue également aux programmes de l’UNESCO pour aider les organisations gouvernementales et non-gouvernementales à établir des contacts avec la jeunesse à risque, favoriser une culture pacifique et encourager un dialogue interculturel. La jeunesse incarne souvent l’énergie et la créativité qui peuvent enrichir les cultures, conduire au développement économique, construire une société civile et faciliter la compréhension. Mais elle doit être impliquée de manière positive. Je suis un grand défenseur du rôle de premier plan joué par la jeunesse dans les efforts de l’UNESCO : la génération actuelle, la plus importante de l’histoire, peut en effet être une force puissante pour construire des partenariats fondés sur le respect mutuel.
Dans le domaine des sciences naturelles, les États-Unis jouent un rôle majeur dans l’intensification des activités de la Commission océanographique intergouvernementale et du programme hydrologique international. Nous collaborons avec l’UNESCO pour définir des priorités dans le secteur de la science, en mettant l’accent sur l’éducation scientifique et technologique. Nous soutenons l’extraordinaire capacité de l’organisation à tirer partie de la coopération scientifique internationale sur des sujets tels que l’eau potable, l’environnement, et la gestion des catastrophes naturelles.
Enfin, l’UNESCO dispose d’un mandat spécifique pour défendre la liberté d’expression et celle de la presse. Nous sommes convaincus qu’elle doit s’attacher sans relâche à pérenniser cet idéal, à s’exprimer avec franchise pour défendre les droits des journalistes et des citoyens dans le monde. Les États-Unis défendent avec ardeur ses accomplissements dans ce domaine, tout comme ils s’efforcent de promouvoir l’accès à l’information. Nous pensons que le savoir doit être à la portée de tous. C’est uniquement grâce à des informations précises et accessibles que des individus peuvent aller de l’avant et faire avancer leurs sociétés.
Parallèlement, nous avons centré notre engagement auprès de l’UNESCO autour de trois thèmes dominants :
- Le soutien en faveur des nouvelles technologies pour favoriser les programmes élaborés en direction de la jeunesse, promouvoir l’alphabétisation, améliorer la formation des professeurs, stimuler le dialogue entre les cultures et intensifier la visibilité de l’UNESCO ;
- l’encouragement des efforts de l’UNESCO en faveur de la transparence dans tous les secteurs, y compris celle des données et l’accès à l’information gouvernementale et publique.
- la consolidation des capacités de l’UNESCO dans le cadre de ses partenariats publics et privés afin de contribuer à son essor et à l’affirmation de ses compétences de direction.
De plus, les États-Unis appuient fermement les efforts de Mme Irina Bokova pour soutenir le développement sur le continent africain et promouvoir l’égalité des genres à travers le monde, deux orientations politiques qui reflètent les objectifs clés de l’administration Obama. Les besoins de l’Afrique sont grands et les États-Unis sont pleinement engagés à s’assurer que nos amis et collègues sur ce continent partagent entièrement les progrès relatifs à l’éducation et à la science qui ont été accomplis à l’échelle mondiale. Les États-Unis restent impliqués dans des activités de défense des droits des femmes et de l’égalité des genres, et nous soutenons résolument les orientations de l’UNESCO en faveur de l’éducation des femmes et des jeunes filles.
Les États-Unis approuvent l’empressement de la Directrice générale de l’UNESCO à traiter tous ces sujets difficiles. Elle a pris des mesures pour donner un nouveau souffle au rôle de l’UNESCO, en tant qu’organe directeur et catalyseur d’un changement positif, en particulier dans le domaine du dialogue interculturel. Mon équipe et moi-même œuvrons à cet égard en collaboration avec Mme Irina Bokova pour atteindre ces objectifs. Je suis persuadé qu’en travaillant ensemble, les États-Unis, les Etats-membres partenaires et l’UNESCO peuvent apporter un changement positif et progresser en termes d’éducation, de science et de culture, qui constituent les clés de la construction d’un monde pacifique et durable.

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