Dimanche 26 Mai 2019  
 

N°91 - Troisième trimestre 2010

La lettre diplometque
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Cent ans de coopération aéronavale

Par le Capitaine de Vaisseau Reggie P. Carpenter,
de la Marine des États-Unis, Attaché naval à l’Ambassade des États-Unis à Paris

Les aviateurs, en particulier ceux de l’Aéronavale, aiment mettre en valeur des étapes importantes telles que le 100ème appontage effectué sur tel ou tel bâtiment. Une fois qu’un pilote a passé ce cap, il devient membre du « club ». Le dernier, et le plus élitiste, est le « club centurion » qui consacre les 100 ans de l’Aéronavale. La Royal Navy du Royaume-Uni en est devenue le premier membre en mai 2009, suivie de près par la Marine française en juin 2010, avec la célébration du Centenaire de l'Aéronavale française. La Marine des États-Unis sera la troisième à entrer dans ce club d’élite en mai 2011 avec la reconnaissance du 100ème anniversaire de l’Aéronavale des États-Unis.
Les Marines de ces trois pays ont une longue et riche histoire d’aviation car elles ont su reconnaître combien la puissance aérienne avait révolutionné la conduite de la guerre au tournant du XXème siècle. Elles ont pris conscience de l’importance qu’occuperait la puissance aérienne dans les futurs conflits et ont commencé à tester les combinaisons possibles de l’aviation et des forces navales. Les porte-avions sont bientôt devenus l’élément essentiel du groupement tactique et continuent de définir la capacité d’un pays à projeter la puissance aéronavale partout dans le monde.
Depuis plus de 100 ans, alors que l’aviation embarquée a évolué, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont montré le chemin. Un siècle d’Aéronavale constitue une formidable performance pour ces pays et
ce succès est dû non seulement à
l’extraordinaire professionnalisme des hommes et des femmes de chaque Marine, mais aussi à l’exceptionnelle coopération qui existe entre ces trois pays et ces Marines depuis la naissance de l’Aéronavale.
La Marine américaine et la Marine française sont actuellement les deux seules à opérer avec des porte-avions à propulsion nucléaire dotés de catapultes à vapeur et de brins d’appontage permettant de propulser et de récupérer des appareils à ailes fixes. Le Royaume-Uni, reconnaissant l’importance des porte-avions pour sa défense nationale, a récemment pris la décision de poursuivre ses projets de construction de deux nouveaux porte-avions et d’en équiper au moins un, voire les deux, des mêmes types de catapultes et de brins d’appontage que ceux utilisés par les Marines française et américaine.
La capacité à opérer d’un porte-avions à l’autre offre de nombreux avantages tactiques et opérationnels. En 2007 et 2008, lorsque le porte-avions français Charles de Gaulle était immobilisé en raison de son Indisponibilité Pour Entretien et Réparations (IPER), le groupe aérien embarqué de l’Aéronavale française a pu intégrer et opérer sans à-coups depuis des porte-avions de la Marine américaine, ce qui a permis à la Marine française de maintenir sa qualification et son efficacité, alors que son porte-avions n’était pas disponible.
Il est intéressant de souligner que le système de catapulte à vapeur, la piste d’appontage oblique et le système des miroirs d’appontage utilisés actuellement par les Marines française et
américaine sont des innovations britanniques.
Le récent accord de coopération de défense signé entre la France et le Royaume-Uni, qui fera date, et qui comprend des projets de partage des moyens en termes de porte-avions, est une avancée positive garantissant la viabilité de l’Aéronavale au cours des 100 prochaines années. Avec les États-Unis, ces deux pays continueront de définir l’Aéronavale et la projection de puissance tout au long du XXIème siècle.

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