Samedi 25 Mai 2019  
 

N°91 - Troisième trimestre 2010

La lettre diplometque
  Éditorial
République Dominicaine
  Les perspectives d’avenir des relations entre la France et la République Dominicaine : un nouveau départ
 
  Des liens anciens au renforcement actuel de la coopération interparlementaire franco-dominicaine
 
  Tourisme : une coopération dominico-française prometteuse
 
  Tourisme, infrastructures, services : les atouts du marché dominicain
 
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     République Dominicaine
 

Tourisme : une coopération dominico-française prometteuse

Entretien avec M. Francisco Javier Garcia,
Ministre du Tourisme de la République Dominicaine

 

La Lettre Diplomatique : Monsieur le Ministre, vous avez participé pour la troisième année consécutive au Salon international des professionnels du tourisme Top Resa qui s’est tenu du 21 au 24 septembre 2010. Quelles nouveautés de l’offre touristique dominicaine avez-vous cherché à promouvoir ?

M. Francisco Javier Garcia : Avec treize années de présence sur ce marché, la République Dominicaine est arrivée, en tant que destination touristique, à un âge de maturité, ce qui se traduit par une offre toujours plus complète des professionnels français de ce secteur.
A l’occasion de ce salon, nous nous sommes réunis avec les principaux acteurs commerciaux de ce marché pour notre pays. Il est significatif qu’aujourd’hui nous sommes tous d’accord sur le fait (ce qui, dans le cas des Tours Opérateurs, se reflète par leurs propositions sur catalogue) que bien que le soleil et les plages uniques que nous possédons continueront à être notre atout commercial, il existe d’importantes niches à exploiter.
L’une d’entre elles est le golf. Cette niche commence d’ailleurs à occuper un espace de premier plan au sein l’offre française. C’est pourquoi nous avons réalisé, en partenariat avec la revue du commerce Tour Hebdo, un supplément spécial golf, qui a été distribué à 5 800 agences de voyages et à toutes les agences spécialisées. Ce supplément est le fruit d’un voyage de presse qui a permis à tous les journalistes spécialisés dans ce domaine de visiter les 22 terrains de golf de notre pays.
En collaboration avec un autre grand acteur du tourisme pour notre pays, nous avons également fait la promotion des circuits (l’un des meilleurs moyens de découvrir le pays) qui sont, cette année enfin, présentés sur catalogue. D’autres commencent à s’intéresser au tourisme résidentiel. Notre offre sur segment est tout simplement la plus importante et la plus complète de la région.


L.L.D. :   Renommée pour ses plages, ses « boutique-hôtels » et son hospitalité, la République Dominicaine cherche à faire évoluer sa visibilité en tant que destination touristique. A l’instar du potentiel que réprésente l’écotourisme, quels atouts encore méconnus souhaiteriez-vous mettre en valeur ? Quelles spécificités du patrimoine culturel dominicain souhaiteriez-vous davantage faire connaître ?

F.J.G. : Les Dominicains sont de grands amoureux de la nature. Plus de la moitié du pays est constitué de zones protégées, abritant quelque 40 réserves scientifiques, 17 parcs nationaux et 7 réserves naturelles. La montagne couvre l’ensemble du territoire, culminant à 3 087 m d’altitude pour le Pico Duarte, le sommet le plus élevé de la Caraïbe. Les vallées offrent une diversité unique de la production agricole (à cet égard, plus de 65% de tous les produits agricoles consommés dans les structures touristiques proviennent de la production locale). Sans oublier le tabac et notre position de leader mondial dans l’exportation de cigares. 
Pour ce qui est de l’écotourisme, le Nord du pays abrite l’offre la plus complète et détenant le plus important potentiel, avec 300 km de littoral atlantique et Puerto Plata comme ville principale. Cette ville illustre le parfait équilibre entre une nature incroyable et la richesse de notre patrimoine historique et culturel. Plus à l’est, cette offre écotouristique est complétée par la ville charismatique et authentique de Sosua, suivie de Cabarete, l’un des principaux sites mondiaux de kitesurf et de windsurf.

L.L.D. :   En marge du salon Top Resa, vous avez signé un accord de coopération en matière de tourisme. Comment définiriez-vous les grands axes de cet accord ? Quels projets de coopération sont-ils d’ores et déjà envisagés dans ce cadre ? 

F.J.G. : La France est un pays de 65 millions d’habitants qui reçoit chaque année 80 millions de visiteurs. Signer un accord de coopération dans le domaine du tourisme avec une référence d’envergure internationale comme la France en termes d’offre culturelle, de développement et de tourisme, nous honore, mais aussi témoigne du niveau de confiance qui nous est accordé.
La République Dominicaine est actuellement une référence en matière de tourisme dans la région de la Caraïbe. Nous pensons dès lors que cet échange de connaissance se matérialisera nécessairement au bénéfice de tous. Nous sommes extrêmement satisfaits de la signature de cet accord.

L.L.D. :  Avec près de 300 000 visiteurs chaque année, la France constitue pour votre pays le premier marché en Europe dans le secteur touristique. Comment expliquez-vous cette réussite ? Quelles opportunités pourrait ouvrir la mise en place d’offres associant davantage la République Dominicaine, la Martinique et la Guadeloupe ?

F.J.G. : Selon nos partenaires (tour-opérateurs et compagnies aériennes), le public français a découvert en 1997 avec la République Dominicaine, des vacances parfaites, d’insouciance et libératrices. En effet, à ce moment-là, le « tout inclus », innovant et unique surprit de nombreux voyageurs habitués à payer des vacances ici et là. À la surprise du « tout inclus », (contrôle du budget investi dans les vacances) s’ajoute la rencontre de deux populations (française et dominicaine) qui ont su se découvrir et s’accepter, l’hospitalité dominicaine étant alors devenue sur ce marché une sorte de « marque de fabrique du pays ».
En ce qui concerne les départements français dans les Caraïbes, nos attentes sont très positives. En fait, tout reste à faire sur ces territoires, qui bien que proches géographiquement, sont mal connus, ce qui implique une grande marge d’opportunités touristiques pour les deux régions.

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