Par M. Denis Gambade
Directeur général de la Chambre de commerce franco-cambodgienne (CCFC)
Créé en 1998, le Club d’affaires franco-cambodgien s’est rapidement développé pour devenir en onze années l’association d’affaires occidentale la plus nombreuse du Cambodge, et une des plus dynamiques. Aujourd’hui au nombre de 130, les membres de la Chambre de commerce franco-cambodgienne (CCFC) sont présents dans de nombreux domaines d’activités. Entreprises françaises ou créés localement par des Français, entreprises étrangères ou totalement cambodgiennes, nos membres sont le signe que la CCFC, structure bi-nationale, a su allier en quelques années réussite et ouverture.
Nos activités répondent aux missions d’animation de la communauté d’affaires et de promotion des intérêts de ses membres. Avec deux rendez-vous mensuels, le Club d’affaires joue son rôle d’accueil des nouveaux arrivants, de rapprochement entre les membres ainsi que de partage d’informations.
La CCFC accueille et renseigne les entreprises et entrepreneurs qui s’adressent à elle, ouvrant son relationnel sur ce marché. Les actions en faveur de l’emploi, initiées voilà cinq ans par la mise en place d’un « Forum des Carrières », ont pris une importance singulière bientôt complétée par la mise en place de formations consulaires et d’un service d’aide au recrutement.
La Chambre travaille aussi à relayer les besoins de ses membres au sein des institutions de dialogue entre le secteur privé et le gouvernement. Les discussions au sein du « Forum Secteur Privé Gouvernement », ont permis en 2009 la rédaction et la mise en partage de deux contributions sur des questions juridiques intéressant le développement des affaires. La CCFC a aussi participé activement aux discussions du groupe sectoriel sur le tourisme.
En conjuguant croissance et stabilité ces dernières années, le Cambodge a développer ses structures administratives et son environnement légal. Même si tout n’est pas encore parfait, le pays peut appuyer son développement sur des infrastructures rénovées, un secteur bancaire concurrentiel, les bénéfices de la visite annuelle de deux millions de touristes. L’industrie textile emploie 250 000 personnes.
Ce contexte est favorable à la mise en valeur des atouts du pays : la disponibilité de terres, porteuses des perspectives pour les industries agro alimentaires ; le tourisme, qui n’exploite pas encore tout son potentiel ; les prometteuses ressources d’or, de bauxite, d’hydrocarbures. Tout cela s’ajoute à une main d’œuvre nombreuse et à l’émergence d’une classe moyenne avide de consommation.
Se dessine ainsi un paysage où les opportunités d’affaires sont nombreuses. Avec Vinci, sont présents Accor, Alcatel, le groupe Bolloré, Total, le laboratoire Servier, Bureau Veritas... D’autres investissements français sont espérés dans les télécommunications ou les industries agro-alimentaires.
Parallèlement, le Cambodge permet le développement d’activités plus modestes. Le domaine des biens de consommation ouvre toute grande la porte des représentations commerciales, sur un marché petit mais en croissance constante, et très polarisé par la communication des marques. Les centres commerciaux se sont multipliés, qui répondent au désir de consommation de la population. Voitures, téléphones, ameublement, habillement et cosmétique, restauration rapide, ont fleuri et continuent de se développer.
La CCFC poursuit ses actions en faveur de l’emploi, la formation, ainsi que l’aide au recrutement. Dans le contexte porteur qui est celui du Cambodge actuellement, la CCFC souhaite aller au-delà de l’accueil et l’orientation des entreprises, ou le simple partage d’expériences. Avec l’aide de l’UCCIFE (Union des chambres de commerce et d’industrie à l’étranger) dont elle est membre, la CCFC réfléchit à la mise en place d’un service d’appui aux entreprises et aux entrepreneurs, qui permettra de resserrer encore les liens économiques et commerciaux entre les deux pays.
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