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Troisième trimestre 2009

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Le Cambodge, « pays des possibles » pour les entreprises françaises

Par S.E.M. Jean-François Desmazières
Ambassadeur de France au Cambodge

Depuis les accords de Paris de 1991, qui consacraient le retour de la paix au Cambodge, la France a accompagné le processus de reconstruction du pays et souhaité affirmer progressivement sa présence économique et commerciale, avec notamment la réouverture d’une Mission économique en 1992 et la mise en place d’une dizaine de protocoles de dons du Trésor totalisant 50,7 millions d’euros jusqu’en 1998.
Les relations économiques et commerciales entre la France et le Cambodge sont néanmoins longtemps restées réduites. L’ouverture croissante du pays au monde extérieur - membre récent de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), le Cambodge est l’un des rares PMA (Pays les moins avancés dans le classement des Nations unies) à avoir adhéré à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) -, la stabilité politique et la croissance économique spectaculaire que le Cambodge vient de connaître (8% sur les dix dernières années, 10% en moyenne sur les quatre dernières), ont naturellement suscité l’intérêt des entreprises françaises.
Une délégation du MEDEF a visité le Cambodge en juin 2007, et la plupart des entreprises qui avaient participé à la mission ont développé des projets d’implantation. D’autres investisseurs s’intéressent aujourd’hui aux opportunités offertes par le pays, et une dizaine de grands contrats sont actuellement en discussion.
Les possibilités d’investissement sont particulièrement bonnes dans les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, du pétrole, de l’environnement, des transports, des télécommunications et des mines. En outre, les services financiers se développent très rapidement et le marché cambodgien des biens de consommation est lui aussi en forte croissance.
La présence de Conseillers du commerce extérieur de la France et d’une Chambre de commerce bien structurée permet d’assurer un soutien de qualité aux entreprises françaises désireuses de s’implanter. Les prestations d’accompagnement et d’information d’Ubifrance (l'Agence française pour le développement international des entreprises) ont plus que triplé en trois ans. Le nombre des filiales françaises au Cambodge est passé d’une dizaine en 2006 à plus de 40 en 2009 ; le stock des investissements directs français de 30 millions d’euros en 2003 à 215 millions d’euros en 2008.
Cette évolution des relations économiques entre la France et le Cambodge est également le résultat de plus de quinze ans de coopération visant à mettre en œuvre les réformes indispensables au développement du pays. Les actions menées par le Service de coopération mais aussi par l’Agence française de développement (AFD), depuis 1993, en complément de l’action des ONG françaises et en phase avec les besoins économiques et sociaux du Cambodge, en sont une des principales illustrations.
L’aide publique au développement a notamment soutenu les principaux piliers de la croissance cambodgienne - agriculture, textile, tourisme -, en concentrant ses activités sur l’agriculture (riz et irrigation, hévéaculture), les appuis aux secteurs productifs (textile, transformation du riz, micro-finance), les infrastructures (eau potable) et la formation des cadres.
En réponse à la crise mondiale, qui affecte au Cambodge particulièrement le textile et le tourisme, la coopération française cherche également à renforcer ses actions en appui aux secteurs productifs et à l’emploi. Plusieurs projets de prêts ne nécessitant pas la garantie de l’Etat, sont ainsi à l’étude dans le domaine de la formation professionnelle, de la transformation du riz et de l’hévéaculture.
Lieu historique d’échanges, aux atouts humains et économiques indéniables, notamment la jeunesse de sa population et un environnement régional dynamique, le Cambodge est aujourd’hui le « pays des possibles ».
L’accent mis sur la coopération économique est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, pour renforcer la création d’emplois et l’activité entre les deux pays. Comme l’a à nouveau démontré la dernière visite en France du Premier ministre Hun Sen (les 13 et 14 juillet 2009), la France et le Cambodge sont aujourd’hui encore guidés par une volonté commune de poursuivre un partenariat de longue date. Alors que la phase de reconstruction est désormais achevée, ce partenariat doit maintenant évoluer pour contribuer mieux encore à l’émergence du Cambodge de demain.

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