Par M. Pierre Schraen, Chef du Service de Coopération et d’Action culturelle à l’Ambassade de France en Guinée Equatoriale
La coopération culturelle, scientifique et technique entre la France et la Guinée Equatoriale ne s’inscrit pas, pour des raisons liées à l’histoire, dans une tradition aussi ancienne qu’avec d’autres pays de la région. Elle n’en est pas moins dynamique et multiple, tout en restant ciblée sur les priorités réaffirmées par les deux chefs d’Etat, les Présidents Obiang et Sarkozy, lors de leur dernière rencontre : l’appui à la gouvernance et le soutien à l’enseignement du français.
Une coopération ciblée sur la gouvernance et le développement du français.
Ainsi, pour la gouvernance, la coopération française contribue, principalement par la formation des cadres, au renforcement des capacités des administrations économiques et financières. De même, elle vise, en privilégiant également la formation, à conforter les structures de sécurité nationale et régionale, pour la protection civile et les sécurités aérienne et maritime.
Pour le français, les actions de coopération concernent d’abord le système éducatif : le primaire avec l’apprentissage du français, le secondaire avec la formation des professeurs et le supérieur avec la création d’une licence francophone à Bata au sein de l’Université nationale de Guinée Equatoriale. Elles prennent aussi en compte la recherche scientifique dans le cadre d’un partenariat en préparation entre l’Université nationale et l’Institut français de Recherche pour le développement (IRD).
La promotion de la Francophonie s’appuie également sur l’Ecole française de Malabo, qui accueille désormais des élèves sur 14 niveaux, de la maternelle à la classe de Première, et sur l’Institut culturel d’Expression française (ICEF) de Malabo, qui développe un programme de formations linguistiques spécialisées et qui soutient la création artistique nationale. Un troisième point d’ancrage sera, dès septembre 2009, l’Institut culturel d’Expression française de Bata.
Une coopération en pleine rénovation
La mise en œuvre de la coopération française en Guinée Equatoriale repose depuis 2008 sur un partenariat équilibré dans le cadre d’une démarche d’objectifs et de moyens partagés. Ainsi, une collaboration harmonieuse a permis d’établir des complémentarités entre la fourniture de manuels de français par le ministère de l’Education et la mise à disposition de l’assistance technique pour leur mise en application.
C’est dans cet esprit que se sont réalisés la construction du Centre culturel de Bata, l’agrandissement de l’Ecole française de Malabo ainsi que des formations d’inspecteurs à l’Ecole nationale des Impôts de Clermont-Ferrand et de pilotes au Service d’exploitation de la formation aéronautique de Toulouse.
Les moyens et les instruments de la coopération
Le montant annuel de l’aide pour la coopération française en Guinée Equatoriale place la France au second rang des partenaires bilatéraux pour le développement du pays. Il s’agit principalement de mobiliser de l’assistance technique, de réaliser des projets sur le Fonds de Solidarité Prioritaire, de gérer un programme de bourses ainsi que de fournir des budgets de fonctionnement à nos institutions.
Notre coopération bilatérale est ainsi en pleine évolution, à l’image de la transformation rapide de la Guinée Equatoriale. Dans ce contexte, notre ambition est de développer une forme nouvelle de partenariat pour le développement qui puisse servir de modèle pour des pays d’Afrique se trouvant dans une situation économique comparable.
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