Samedi 25 Mai 2019  
 

N°83 - Troisième trimestre 2008

La lettre diplometque
  Editorial
Madagascar
Nigéria
  Vers de nouvelles perspectives de coopération
 
  2008, une année prometteuse pour les relations entre la France et le Nigéria
 
  Pour un approfondissement des liens franco-nigérians
 
  France-Nigéria, vers un partenariat économique renforcé
 
  Le Nigéria compte sur l’hydroélectricité pour poursuivre son développement
 
  Le Nidoe-France, un acteur de plus en plus actif dans les liens de coopération franco-nigérians
 
  Une participation active aux missions de l’UNESCO
 
Inde
 
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     Nigéria
 

Le Nigéria compte sur l’hydroélectricité pour poursuivre son développement

Par M. Michel de Vivo, Secrétaire général de la Commission Internationale des Grands Barrages

Le Nigéria a souvent fait parler de lui pour son pétrole, qui reste aujourd’hui le principal moteur de sa croissance économique. Les combustibles fossiles représentent l’essentiel de sa consommation d’énergie, comme le montre le schéma ci-dessous. En 2004, le pétrole en représentait 58%, suivi du gaz naturel à 34%. Le charbon, le nucléaire et les énergies renouvelables autres que l’hydroélectricité représentent une part négligeable. Malgré cette prévalence des énergies fossiles, l’hydroélectricité occupe une part croissante, qui est passée de 5% à 8% entre 1984 et 2004. Elle représente un enjeu important pour ce pays. D’abord parce que tout kWh produit par de l’énergie renouvelable représente une entrée de devises : cela fait autant de gaz naturel ou de pétrole en moins brûlé pour produire de l’électricité. Et autant d’exportations en plus, donc de devises. Ensuite parce que l’hydroélectricité permet une production beaucoup plus sûre et fiable, alors que le Nigeria est confronté à des coupures d’électricité récurrentes.
La Commission nigériane de l’énergie cherche à étendre le réseau de distribution, mais dans le même temps pousse en avant l’énergie solaire pour apporter un minimum d’électricité aux zones rurales éloignées des centres urbains. Mais l’essentiel des futures capacités de production électrique est basé sur les grands projets hydroélectriques. Comme partout, les Chinois sont fortement impliqués. La China Exim Bank participe au financement de deux très gros barrages : celui de Mambila (2 600 MW, pour un milliard de dollars) et celui de Gezhouba Zungeru (950 MW pour deux milliards de dollars). Ils sont construits respectivement par la China Geo-engineering corporation et Sinohydro.
Dans un passé récent, le développement du potentiel hydroélectrique a été freiné par la sécheresse des années 1990 et par les difficultés de financement. Mais il va se poursuivre inéluctablement, renforcé à la fois par le nouvel intérêt de la Banque mondiale pour l’hydroélectricité et par le soutien chinois.
Le Nigeria est l’un des pays ayant manifesté le plus d’intérêt pour le projet gigantesque du « Grand Inga », sorte de TVA1 à l’Africaine, sur le fleuve Congo. Ce projet aurait deux fois la capacité du plus gros barrage mondial, celui des Trois Gorges en Chine, pour un coût de 80 milliards de dollars. Avec l’Afrique du Sud et l’Egypte, le Nigeria serait l’un des plus gros consommateurs de l’hydroélectricité produite à Inga.
L’intérêt du Nigeria pour l’hydroélectricité s’est d’ailleurs manifesté une fois encore à Paris, à l’occasion du 80ème anniversaire de la Commission internationale des grands barrages. Une forte délégation nigériane, emmenée par M. Imo Epko, président du Comité nigérian des grands barrages, a participé à la célébration.

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