Mardi 24 Septembre 2019  
 

N°83 - Troisième trimestre 2008

La lettre diplometque
  Editorial
Madagascar
Nigéria
  Vers de nouvelles perspectives de coopération
 
  2008, une année prometteuse pour les relations entre la France et le Nigéria
 
  Pour un approfondissement des liens franco-nigérians
 
  France-Nigéria, vers un partenariat économique renforcé
 
  Le Nigéria compte sur l’hydroélectricité pour poursuivre son développement
 
  Le Nidoe-France, un acteur de plus en plus actif dans les liens de coopération franco-nigérians
 
  Une participation active aux missions de l’UNESCO
 
Inde
 
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     Nigéria
 

Pour un approfondissement des liens franco-nigérians

Par M. Jacques Legendre, Sénateur du Nord, Président du groupe d’amitié France-Afrique de l’Ouest du Sénat, Président délégué pour le Nigéria

Les groupes interparlementaires, souvent appelés « groupes d’amitié », sont des structures peu connues du grand public, mais qui offrent pourtant un cadre à la fois souple et efficace pour contribuer au rayonnement de la France à l’étranger. Au Sénat, ceux-ci ont pour vocation de promouvoir les relations d’amitié et de confiance, de contribuer au renforcement du rôle culturel et économique de la France à l’étranger, de favoriser et soutenir le développement de la coopération décentralisée (c’est-à-dire de la coopération directe entre collectivités locales françaises et collectivités locales étrangères), de contribuer à la coopération interparlementaire et d’accompagner le développement du système bicaméral dans les Parlements.
Depuis sa création en 1978, le Groupe interparlementaire France-Afrique de l’Ouest du Sénat, que j’ai l’honneur de présider, s’inscrit pleinement dans ce projet d’ensemble. Il rassemble actuellement 55 sénateurs, de toutes les tendances politiques, qui souhaitent s’investir pour le resserrement des liens entre la France et les pays de la partie occidentale de l’Afrique.
Bien que l’Afrique de l’Ouest constitue un ensemble régional à dominante francophone, comprenant plusieurs pays avec lesquels la France est liée par des liens historiques forts, cela ne signifie pas pour autant que la Fédération du Nigéria, anglophone et issue de l’Empire britannique, y bénéficie d’une attention ou d’un traitement marginaux. A titre personnel, le fait que je ne sois pas seulement Président du Groupe France-Afrique de l’Ouest, mais également Président délégué pour le Nigéria est une indication claire de l’attention que je porte à ce pays. Cet intérêt est cependant largement partagé par les autres membres du groupe, tant le Nigéria occupe aujourd’hui une place importante en Afrique.
Les entreprises françaises ont depuis longtemps déjà reconnu cette place stratégique. De grands noms de l’industrie française y sont implantés : Total, Lafarge, Michelin, Air Liquide, Accor, Sodexho, Air France, ou encore Bouygues, Eiffage, Alstom ou Areva, pour n’en citer que quelques-uns. Au total, on estime que le stock d'investissements français au Nigeria serait équivalent à celui de l’ensemble des autres pays d’Afrique de l’Ouest. Notre diplomatie a désormais, elle-aussi, pleinement reconnu le caractère stratégique de notre partenariat avec ce pays, comme l’illustre la fréquence des contacts au plus haut niveau. On se souvient que l’ancien Président Obasanjo a effectué en février 2000 la première visite d’Etat d’un chef d’Etat nigérian en France. Il a de nouveau rendu visite à notre pays en mai 2005, tandis que le Président de la République française s’est pour sa part rendu à Abuja en juillet 1999. Concrètement, le Nigeria appartient désormais à notre Zone de Solidarité Prioritaire.
Je suis fier de souligner que le groupe France-Afrique de l’Ouest prend lui-aussi, depuis de nombreuses années, toute sa part, à son échelle, au service du renforcement du partenariat entre nos deux pays.
Nous avons ainsi fréquemment l’occasion d’accueillir des délégations nigérianes de haut niveau de passage en France. Pour ne citer que les plus récentes de ces visites, on peut indiquer la réception en octobre 2007 d’une délégation de 14 parlementaires du Nigeria, conduite par le Sénateur Lee Ledogo Maeba, Président de la Commission des ressources pétrolières du Sénat du Nigeria. On peut également rappeler qu’en mars 2008, notre groupe a eu l’honneur de recevoir au Sénat, à sa demande expresse, M. Bankolé, Président de la Chambre des Représentants du Nigeria.
Pour maintenir la dynamique de ce partenariat stratégique, je souhaite que notre groupe d’amitié puisse en 2009 se rendre de nouveau au Nigeria. Notre précédent déplacement, en 1999, avait permis de nombreuses prises de contact, tant avec la communauté française sur place qu’avec les autorités nigérianes. Un groupe d’amitié homologue du notre avait d’ailleurs été créé par le Sénat du Nigeria à l’occasion de notre passage. Je précise que ce voyage avait donné lieu à un rapport de mission* qui dressait un bilan des liens entre la France et le Nigeria et proposait des recommandations pour approfondir notre partenariat.
Celles-ci demeurent en grande partie d’actualité et continuent à structurer les actions du groupe France-Afrique de l’Ouest vis-à-vis de ce pays : soutien au développement de la francophonie, ce qui correspond à une attente forte d’un Nigeria inclus au sein d’une zone géographique majoritairement francophone ; appui dans le domaine de la bonne gouvernance démocratique, grâce en particulier à des actions dans le domaine de la coopération interparlementaire ; encouragement aux échanges économiques, l’enjeu étant moins d’apporter une aide financière dont le Nigéria, compte tenu de ses recettes pétrolières, n’a pas un urgent besoin, que d’encourager le développement des flux commerciaux et les investissements grâce à une meilleure connaissance réciproque et à la mise en place d’un environnement juridique, sécuritaire et culturel propice aux affaires.
Plus que jamais, nous sommes attentifs au développement du Nigéria avec qui nous voulons bâtir de forts liens d’échange, de compréhension et de respect.

* Consultable sur : www.intranet.senat.fr/ga/ga-029/ga-029.html

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