Mercredi 21 Août 2019  
 

N°83 - Troisième trimestre 2008

La lettre diplometque
  Editorial
Madagascar
  Madagascar sur la voie de la transformation
 
  Pour un partenariat privilégié entre la France et Madagascar
 
  Entre Madagascar et la France, des liens d’amitié interparlementaires anciens et fructueux
 
  Madagascar : Un pays qui se transforme en profondeur
 
  La Grande Ile, ses projets miniers et leurs promesses de décollage économique
 
  Madagascar, l’île aux opportunités
 
  Œuvrer au renforcement des liens d’affaires entre Madagascar et la France
 
  « A l’instar de la Chine, Madagascar pourrait proposer sa médecine dans le monde entier »
 
  Madagascar : deuxième implantation du Cirad à l’étranger
 
  Le Consulat de Madagascar à Amiens au cœur du développement de liens franco-malgaches privilégiés et décentralisés
 
  Lyon au cœur d’une coopération décentralisée franco-malagache en plein essor
 
  Le fihavanana, comme pivot de la démarche malgache au sein de l’UNESCO
 
Nigéria
Inde
 
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     Madagascar
 

Œuvrer au renforcement des liens d’affaires entre Madagascar et la France

Par M. André Beaumont, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Madagascar

Les relations commerciales entre Madagascar et la France sont enracinées dans une très longue histoire, ce qui implique des cycles de hauts et de bas, des orages et du grand ciel bleu. La vie des affaires c’est d’abord la vie.
Jusqu’à un passé récent les statistiques du commerce extérieur racontaient des « success stories » à l’envi. La France était le premier client et le premier fournisseur de Madagascar. Les investissements directs étrangers dans la Grande île étaient d’abord français et les entreprises étrangères les plus nombreuses étaient françaises. La balance commerciale était en outre positive pour Madagascar.
La mondialisation, le surgissement de la Chine, l’ouverture de gigantesques projets miniers ont bouleversé en très peu de temps ce tranquille ordonnancement.
Désormais, si la France reste le tout premier partenaire commercial de la Grande île, elle doit confronter ses atouts avec ceux - parfois redoutables - des nouveaux partenaires de Madagascar.
Et c’est heureux, en effet, les besoins en investissement étant tels qu’un seul pays n’y suffirait pas.
Au regard des besoins auxquels fait face Madagascar, ses potentiels sont également hors du commun et se situent souvent à l’échelle mondiale.
- Les gisements miniers, de toutes sortes - minerais, hydrocarbures, pierres fines - sont de toute première importance.
- La diversité des climats et la fertilité des sols associées à l’opiniâtreté de son monde rural lui donnent les moyens d’être l’un des tous premiers acteurs sur le plan agro-commercial.
- Les zones franches très actives sont des exemples de réussite dans des secteurs allant du textile à l’informatique, de la mécanique à l’agroalimentaire.
- Il existe à Madagascar une formidable population d’ingénieurs bien formés en nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
- Le potentiel halieutique est sous-exploité et compte tenu de la grandeur du domaine maritime de l’île, c’est peu de dire qu’il y a beaucoup à faire.
- Le tourisme en est à ses balbutiements et tous ses aspects peuvent être déclinés avec bonheur : biodiversité, sites balnéaires, culturels, sportifs, d’aventure etc.
Evidemment, de nombreux facteurs de blocage ont empêché jusqu’alors la mise en œuvre de ces potentialités : une formation professionnelle déficiente et désordonnée ; la désertification des campagnes (95% des terres arables sont inexploitées) ; des infrastructures insuffisantes et souvent délabrées (transports, hôtels, énergie, haut débit) ; un entreprenariat national insuffisamment motivé ; un développement humain très en retard ; une administration inefficace ; etc.
Les autorités semblent enfin avoir pris la mesure de ces handicaps lourds et ont mis en place une méthodologie détaillée, exhaustive et surtout de mise en place immédiate.
Ce plan d’action (le MAP- Madagascar Action Plan) a reçu l’appui des bailleurs de fonds et constitue la véritable feuille de route de tous les acteurs de la vie économique et politique.
Là encore ces actions d’accompagnement seront génératrices de flux d’affaires. Pour mettre en œuvre tous ces potentiels les opérateurs de tous les pays sont les bienvenus et aucun ne sera de trop, c’est la volonté claire et déterminée des autorités malgaches.
Dans ce concert, les entreprises françaises ont encore, et pour de très nombreuses années, un rôle essentiel à jouer. Les affinités culturelles, la francophonie, l’histoire ne sont certes pas les seuls atouts de leur réussite mais ils y participent. De même qu’un environnement juridique et fiscal familier. La compétitivité et le savoir-faire des entreprises françaises (à règles du jeu identiques) feront le reste.
Les grandes entreprises françaises sont évidemment inscrites de longue date dans le paysage économique malgache, mais il existe également un tissu très dense d’entreprises françaises sans doute moins connues mais dynamiques, motivées et compétentes, et dont les résultats d’exploitation rendraient envieux bien des entreprises hexagonales. Elles constituent la base d’accueil des nouveaux investisseurs.
Il va de soi que la Chambre de Commerce et d’Industrie France Madagascar (CCIFM) est à l’écoute des investisseurs français dans la Grande île. Forte de ses trois cent soixante adhérents tant malgaches que français, tous chefs d’entreprises, elle est un des acteurs incontournables des deux communautés d’affaires.
Association sans but lucratif et n’étant ni un groupe de pression, ni un syndicat d’entreprises, la CCIFM met en commun les talents de tous ses membres au service d’une seule cause : renforcer les liens d’affaires entre Madagascar et la France.

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