Mercredi 21 Août 2019  
 

N°83 - Troisième trimestre 2008

La lettre diplometque
  Editorial
Madagascar
  Madagascar sur la voie de la transformation
 
  Pour un partenariat privilégié entre la France et Madagascar
 
  Entre Madagascar et la France, des liens d’amitié interparlementaires anciens et fructueux
 
  Madagascar : Un pays qui se transforme en profondeur
 
  La Grande Ile, ses projets miniers et leurs promesses de décollage économique
 
  Madagascar, l’île aux opportunités
 
  Œuvrer au renforcement des liens d’affaires entre Madagascar et la France
 
  « A l’instar de la Chine, Madagascar pourrait proposer sa médecine dans le monde entier »
 
  Madagascar : deuxième implantation du Cirad à l’étranger
 
  Le Consulat de Madagascar à Amiens au cœur du développement de liens franco-malgaches privilégiés et décentralisés
 
  Lyon au cœur d’une coopération décentralisée franco-malagache en plein essor
 
  Le fihavanana, comme pivot de la démarche malgache au sein de l’UNESCO
 
Nigéria
Inde
 
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     Madagascar
 

Madagascar, l’île aux opportunités

Par M. Eric Beantanana, Directeur de la Promotion et de la Communication de l’Economic and Development Board of Madagascar (EDBM)

Madagascar a comme principal atout la richesse de sa faune et de sa flore qui abritent des espèces de lémuriens, de tortues, de serpents, d’oiseaux, de caméléons aussi rares que d’une beauté remarquable, mais également des variétés uniques d’orchidées, de baobabs, de plantes médicinales rares, de fruits exotiques et de produits de rentes tels que le cacao, la vanille, le café et le girofle.
Madagascar, stratégiquement située entre l’Afrique et l’Asie, est devenue une destination touristique prisée (350 000 touristes en 2007 contre 150 000 en 2000) ; les importations de produits en provenance de Madagascar se sont aussi nettement accrues, notamment dans les secteurs du textile (Madagascar est le deuxième pays exportateur vers les Etats-Unis après le Lesotho), de l’agriculture, de la pêche et de la culture crevettière, et de l’artisanat.
Ces résultats probants sont le fruit d’une coopération internationale réussie dans le domaine de l’exportation et du tourisme. Le tourisme s’est développé grâce à un effort soutenu du Ministère en charge de ce secteur avec l’appui de l’Office national du Tourisme de Madagascar, des partenaires bilatéraux très actifs dans le développement et des agences de coopération de la France et de l’Allemagne en particulier.
Pour ce qui est des exportations, Madagascar a su, d’une part, profiter de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act) qui a permis à un grand nombre de produits d’entrer aux Etats-Unis sans taxes douanières et, d’autres part, étendre ses marchés en visant l’Europe et le Canada en usant des mêmes avantages concurrentiels durables acquis grâce à l’AGOA tels qu’une main d’œuvre qualifiée, une maîtrise des coûts, une innovation permanente et une organisation des petites et moyennes entreprises (PME) opérant dans le domaine textile en conglomérats (clusters text’iles Mada).
En termes d’investissements directs étrangers, Madagascar séduit par ses ressources naturelles, les produits de son agriculture, son niveau de développement économique et les divers facteurs géographiques et politiques qui font d’elle un pays où règne la paix loin des conflits internationaux aujourd’hui tristement célèbres.
Sur la scène internationale, Madagascar s’affirme de plus en plus comme terre d’investissement grâce à un marketing-pays très poussé dirigé par le Président de la République lui même, une promotion des investissements bien ciblée voyant souvent la participation du Ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, M. Ivohasina Razafimahefa, qui est aussi le Président du Conseil d’administration de l’Economic Development Board of Madagascar.
L’investissement a pris du temps avant de décoller, cependant après une première vague d’investissement purement minier, on assiste actuellement à une diversification des secteurs. Les investisseurs se bousculent au portillon pour investir dans des secteurs variés tels que le tourisme, la finance, les TICs, l’agro-business, l’énergie et les industries légères.
Avant le lancement des deux grands projets miniers dont le plus important représente un investissement d’un montant de 3,3 milliards de dollars, les investissements français ont longtemps été en tête du palmarès en termes d’investissements directs étrangers, toutes catégories confondues, banques, agriculture, tourisme, import-export, industrie, ainsi que beaucoup d’autres services tels que les concessions automobiles par exemple. Aujourd’hui, une nouvelle stratégie d’ouverture s’impose.
En renforçant cette affinité logique, avec l’utilisation de la même langue et surtout l’utilisation des mêmes bases en matière de droit, Madagascar a commencé à explorer de nouveaux grands investisseurs. Ils ont répondu favorablement à l’appel et ont investi en masse, les Canadiens dans les mines, les Hollandais dans le textile, l’énergie, et la finance, les Anglais dans l’agro-business, les Sud-Coréens dans les mines et l’agro-business, les Italiens dans l’agro-business et le tourisme, les Indiens et les Bangladais dans l’exploration pétrolifère et le tourisme, ainsi que les Mauriciens, les Chinois, les Américains, les Suisses, les Emiratis, les japonais et les Belges qui sont déjà sur les « starting blocks ».
Madagascar vise un montant d’investissements hors mines de 500 millions de dollars par an d’ici 2012 et une amélioration de son classement dans l’étude « Doing Business » de la Société financière internationale (Banque mondiale) afin d’atteindre la 80ème place en 2012. Enfin, il aspire à exploiter intensivement les secteurs permettant la maximisation de la valeur ajoutée, de la création d’emploi, de l’impact sur la population locale, et où les effets de leviers sont durables ; ces secteurs étant notamment les mines et le tourisme.
L’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) a été créé en 2006 pour coordonner les actions visant la mise en œuvre d’une stratégie de promotion et de facilitation des investissements afin que les objectifs cités ci-dessus soient atteints plus rapidement et de manière harmonieuse.
L’EDBM appuie sa campagne de promotion sur une participation active des représentations diplomatiques qui ont vu leur mandat s’étendre vers la promotion touristique, la promotion des exportations de produits Malagasy et surtout la promotion des investissements.
En ce qui concerne ce dernier point, les ambassades avec l’appui de l’EDBM organisent des voyages de prospection et de promotion dans les pays ciblés, soit 15 pays visités en 2007, autant en 2008. Elles organisent aussi par ailleurs des missions économiques de haut niveau à Madagascar afin de permettre aux investisseurs de mieux connaître le pays, ses atouts, ses limites et surtout de faire en sorte que ceux qui sont déjà à un stade avancé de leur projet puissent concrétiser des partenariats.
L’EDBM est avant tout au service des investisseurs nationaux et étrangers en fournissant les services de base d’un guichet unique tels que la création d’entreprise, le paiement des taxes y afférents, incluant l’acompte de la taxe sur le revenu, la délivrance de permis environnementaux, l’octroi du régime d’entreprise franche et depuis le début 2008 la délivrance de l’autorisation d’acquisition foncière pour le compte des entreprises partiellement ou totalement contrôlées par des étrangers qui souhaitent posséder un terrain à Madagascar.
Enfin l’EDBM œuvre afin que les ministères, les ONG, les organismes d’appui aux entreprises, les groupements d’entrepreneurs, les bailleurs, les promoteurs puissent, ensemble, mener à bien ce grand défi du Plan d’Action pour Madagascar qui est de faire de notre pays, la destination privilégiée des investissements en Afrique sub-saharienne et dans l’Océan indien.

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