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  Samedi 26 Mai 2018  
 

Troisième trimestre 2017

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« Nous ne devons pas avoir peur du changement »

Entretien avec Mme Marie-Louise COLEIRO PRECA,
Présidente de la République de Malte

Après que la République de Malte ait assumé la présidence de l’Union européenne durant le 1er semestre 2017, sa capitale, La Valette, sera la Capitale européenne de la culture tout au long de l’année 2018. Une opportunité pour mettre en exergue le multiculturalisme de l’île et l’engagement de la Présidente maltaise, Mme Marie-Louise Coleiro Preca, en faveur d’une société plus inclusive. En visite à Paris pour intervenir au Women’s Global Forum qui s’est tenu du 4 au 6 octobre 2017, elle nous a accordé un entretien sur ce défi et plus spécifiquement sur les inégalités entre femmes et hommes.

La Lettre Diplomatique :  Madame la Présidente, vous avez participé à la 13ème édition du Women’s Global Forum organisé sur le thème « S’engager pour impacter le monde d’aujourd’hui et de demain, oser entreprendre dans un monde de rupture ». Face aux défis qui ont été mis en exergue tels la montée des populismes, la révolution numérique de l’économie mondiale ou encore l’essor de l’intelligence artificielle, quel message avez-vous voulu adresser sur le rôle spécifique que peuvent jouer les femmes pour les surmonter ?

S.E.Mme Marie-Louise COLEIRO PRECA : Tout d’abord, permettez-moi de remercier Mme Chiara Corazza et Mme Clara Gaymard pour avoir, à nouveau, réuni autant de hautes personnalités et, en particulier, de femmes pour partager leur expérience et leur engagement. Le thème de ce Forum s’inscrivait dans le prolongement des travaux du précédent Women’s Forum qui s’était tenu à Rome en juin 2017 et auquel j’avais participé. De la même manière, le prochain Women’s Forum qui doit se tenir à Malte en 2018 fera écho à cette édition 2017.
Se réunir pour partager la connaissance et l’expérience, dans un espace de discussion caractérisé par la franchise et l’honnêteté représente une initiative extrêmement importante pour encourager l’esprit de coopération et prendre les initiatives nécessaires dans nos pays respectifs.
Parmi les thèmes abordés lors du Women’s Global Forum figurait, en effet, le populisme. Je pense que le développement de ce phénomène résulte de la désinformation et de la peur. Aussi, faut-il, à mon sens, relever ce défi en informant et en éduquant, ainsi qu’en promouvant les valeurs de l’équité, de l’égalité et d’une inclusion complète.
Il en va de même pour les autres grandes mutations que traverse notre monde. Nous ne devons pas avoir peur du changement. Nous devons au contraire l’adopter et nous montrer innovant. Nous devons agir en dehors des schémas conventionnels sur la manière dont la révolution numérique et l’intelligence artificielle, qui comptaient parmi les autres thèmes abordés – peuvent nous être bénéfiques.
Les femmes ont une faculté spécifique pour faire face aux défis de la vie. Inciter les femmes, à tous les échelons de notre société jusqu’au plus haut niveau, peut donc faire la différence pour relever les défis auxquels se trouvent confrontés nos sociétés. C’est d’autant plus vrai que nous ne pouvons nous contenter d’utiliser que la moitié des ressources humaines du monde que représentent justement les femmes.
Parallèlement, nous devons faire en sorte que les problèmes liés à la pauvreté, à la précarité, à l’injustice, aux effets du changement climatique et des conflits, pour n’en mentionner que quelques uns, continuent à figurer en tête de nos priorités.
En adoptant l’Agenda 2030 des Nations unies, qui nous donne un cadre d’action adéquat, nous pouvons améliorer notre monde, pour nous et pour les générations futures. Dans le discours que j’ai prononcé à l’occasion de ce Women’s Forum, j’ai tenu à mentionner l’Objectif 5 de l’Agenda 2030 portant sur l’égalité des sexes. Cet enjeu ne doit pas concerner que les femmes. Nous avons également besoin des hommes.
En outre, nous ne devons pas nous isoler et penser que de telles problématiques ne concernent que les pays en développement et les pays en proie à des conflits, mais nous devons admettre qu’elles affectent même les économies les plus développées.

L.L.D. : Vous avez fait de la condition des femmes l’un des fers de lance de votre engagement politique, notamment en tant qu’ancienne Ministre de la Famille et de la Solidarité sociale. Quelles réflexions vous inspire l’hommage rendu par le Women’s Global Forum 2017 à feu l’ancienne Ministre française de la Famille Mme Simone Veil ?  

M-L.C.P. : Je pense que Mme Simone Veil doit inspirer notre action parce qu’elle fait partie des femmes pionnières de la construction européenne, tout comme l’ont été les grands hommes du continent. Sa contribution représente, bien entendu, un héritage, non seulement pour les femmes, mais aussi pour nous tous. Elle nous a laissé un héritage de solidarité et de paix. 
Simone Veil sera toujours un exemple concret de la participation essentielle des femmes au développement de notre famille des nations européennes. Sa disparition devrait nous servir de référence aux accomplissements des fondateurs de l’Union européenne. Elle continuera de représenter un modèle pour la promotion de l’équité, de l’égalité et d’une inclusion complète.

L.L.D. : Vous êtes engagée depuis l’âge de 16 ans dans la vie politique maltaise. Quel regard portez-vous sur votre parcours en tant que femme ?

M-L.C.P. : Je voudrais tout d’abord remercier mon père et ma famille. Je suis l’aînée d’une fratrie de six enfants dont cinq filles. Mon père a cru en nos compétences. J’ai eu cette chance de pouvoir m’appuyer sur cet environnement qui a fait de moi une femme déterminée à atteindre mes aspirations.
Au cours de ma carrière j’ai bien sûr été confrontée au patriarcat et à d’autres obstacles. J’ai dû travailler six fois plus qu’un homme. Et je me suis retrouvé à plusieurs reprises bien seule, en tant que femme, à mesure que j’évoluais. J’ai ainsi été – et je reste encore aujourd’hui, la seule femme à occuper le poste de Secrétaire général d’un parti politique à Malte. Mais je suis loin d’être la seule dans ce cas. Si vous prenez la situation plus globale des parlements dans le monde : ils ne comptent que 22% de femmes.
Je ne pourrai donc être satisfaite que lorsque l’on aura atteint la parité et que nous pourrons, collectivement avec les hommes, représenter l’ensemble de nos sociétés. Je ne parle pas seulement de mon pays car, comme le dit le proverbe anglais « aucun homme n’est une île ». Nous devons maintenant penser globalement. La mondialisation n’est pas seulement un phénomène économique. Elle porte en elle des aspirations relatives aux droits des femmes, bien sûr, mais aussi à la démocratie, au multiculturalisme, au multipartisme, ou, plus largement, aux droits de l’homme dont on célébrera en 2018 le 70ème anniversaire de la Déclaration mondiale. Or, les progrès sont bien minces aujourd’hui, si nous considérons la situation de l’humanité dans son ensemble.

L.L.D. : Vous avez récemment appelé les partis politiques à favoriser la représentation des femmes au Parlement maltais….

M-L.C.P. : En effet, je pense que nous souffrons d’un déficit démocratique que ce soit à Malte, mais aussi dans le monde entier. Nous ne pouvons pas continuer comme cela. C’est une problématique que nous abordons également à travers la President’s Foundation for the Wellbeing of Society (ndlr : Fondation pour le Bien-être de la société). Nous avons mis en place une plateforme réunissant 70 organisations œuvrant en matière de droit des femmes pour aborder des questions telles que la représentativité des femmes au Parlement ou les inégalités salariales. C’est un problème qui n’est pas uniquement maltais. De plus, il ne semble pas se résorber et ses conséquences se ressentent sur l’ensemble de la société. C’est un gaspillage d’énergie et de ressources qui finit par remettre en question nos systèmes démocratiques, mais aussi nos systèmes économiques et notre cohésion sociale.

L.L.D. : Vous êtes la deuxième femme élue à la tête de l’État maltais. En quoi l’accession à cette haute fonction a-t-elle transformé votre perception des enjeux sociétaux ? Quelles sont vos attentes à l’égard de l’action engagée par la Fondation présidentielle pour le Bien-être de la Société que vous avez créée en juin 2014 ?

M-L.C.P. : Au cours de ma vie, je me suis toujours intéressée aux personnes. En devenant Président de la République de Malte et en fondant la President’s Foundation for the Wellbeing of Society, j’ai pris conscience d’autres facettes de la société maltaise.
Je suis fermement convaincu des avantages d’une approche « par le bas » et de l’importance des collectivités. En créant la President’s Foundation for the Wellbeing of Society, que dirige par Mme Ruth Farrugia, j’aspirais à lancer une initiative qui permettrait d’identifier, de promouvoir et d’entretenir les conditions du bien-être au profit de l’ensemble de la société maltaise. Durant ces années, nous avons ainsi réuni des milliers de personnes de différents secteurs d’activités pour agir, se connaître et partager leurs idées. 
La Fondation a réussi à créer un espace de dialogue sûr. Nous animons des discussions en vue de comprendre le multiculturalisme et le multiconfessionalisme, l’égalité des genres, la santé mentale, le handicap ou encore les discriminations fondées sur l’âge et les relations intergénérationnelles. C’est une façon d’encourager une citoyenneté active et l’inclusion, ainsi que de donner vie à des droits participatifs effectifs au sein d’une société démocratique.
Nous avons, par exemple, créé le concept que nous avons baptisé le « President’s Secret Garden » (le Jardin secret du Président), dans le cadre duquel nous avons développé une communauté d’apprentissage pour les enfants, fondée sur une méthodologie de paix.
J’ai toujours été convaincue des bénéfices émanant de la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant. Le « President’s Secret Garden » a permis de créer un espace rassurant, favorisant la participation active des enfants, ce qui a renforcé ma conviction à l’égard des atouts d’une participation structurée de l’enfant. Les enfants ont ainsi mis en place, de leur propre initiative, un « Conseil des enfants » par le biais duquel ils ne sont pas seulement des participants, mais des promoteurs actifs de leurs propres droits et de leurs contributions. Ce « Conseil des enfants », qui s’étend désormais au-delà des rives maltaises et revêt une dimension européenne, a été invité à contribuer au processus ayant permis la création du Forum consultatif européen.
J’ai toujours eu fermement la conviction que tous les gens méritent la dignité et le respect, et j’ai toujours mis en œuvre ce principe. À travers ma Fondation, j’ai continué à entretenir ce que j’appellerais ma politique de porte ouverte. Cela m’a permis de rester proche de tous les secteurs de la société. Je continue aujourd’hui à apprendre des expériences des autres, ce qui me permet, avec le concours d’une équipe passionnée, de m’employer à favoriser le bien-être de tous.

L.L.D. : Quelle est votre vision du fanatisme religieux et de son impact sur la condition des femmes ?

M-L.C.P. : On ne peut attribuer le phénomène de l’extrémisme et de la radicalisation à aucune religion en particulier. La President’s Foundation for the Wellbeing of Society cherche justement à mettre en exergue les réalités de nos sociétés multiculturelles et à en faciliter la compréhension. Le dialogue interconfessionnel en fait parti. Les rencontres que nous avons organisées à ce sujet m’ont permis de réaliser à quel point notre société était multiculturelle et d’illustrer combien le dialogue était possible. Malte, tout comme la France, sont des pays dont les racines sont catholiques. Cela n’empêche pas nos pays d'être historiquement multiculturels. Aussi, je pense qu’il est important de favoriser les initiatives pour approfondir notre connaissance de cette réalité et pour que nos concitoyens se connaissent mieux entre eux. Nous devons donc croire en l’inclusion. On peut être en désaccord sur certaines questions et l’exprimer. C’est un droit fondamental de la démocratie qu’il faut défendre, et ce afin de dégager des consensus et des solutions communes. C’est le propre d’une démocratie vivante.

L.L.D. : Selon le rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (HCDH) publié le 13 juin 2017, plus de 30% des femmes seraient victimes de violences physiques, sexuelles ou morales, tandis que celui du Forum économique mondial met en exergue le déséquilibre criant du taux d’activité avec en moyenne 54% de femmes actives contre 81% des hommes. Alors que les femmes représentent près de la moitié de la population mondiale, comment expliquez-vous le peu d’avancées de la condition féminine, y compris dans les pays les plus développés ? Quelles initiatives pourraient, selon vous, changer la donne ?

M-L.C.P. : Nous ne pouvons plus nous complaire dans cette situation. À ce rythme, il faudra 170 ans pour atteindre la parité selon le Forum économique mondial, ce qui est impensable. Dès lors, nous devons défier le statu quo et, en particulier, l’oppression patriarcale. 
Je suis convaincue que nous devons cibler l’ensemble de la population pour résoudre les questions relatives aux violences contre les femmes. À Malte, je dirige, par exemple, une campagne contre la violence à caractère sexiste en coopération avec l’Association de football de Malte et la President’s Foundation for the Wellbeing of Society. 
Je réunis également de nombreuses parties prenantes pour conduire des recherches sur les différences salariales entre les femmes et les hommes, parce que je crois que c’est la seule manière de parvenir à l’équité et l’égalité des sexes.
Comment concrètement changer la donne ? Les mesures à prendre sont évidemment multiples. Les femmes peuvent être encouragées à travailler et à participer à la vie publique, comme la représentation parlementaire, grâce à la mise en place de structures appropriées. Mais l’éducation reste la clé. L’accès effectif à l’éducation doit continuer à être la priorité de chacun.

L.L.D. : Les femmes représentent une population particulièrement vulnérable de la crise migratoire que traverse l’Union européenne. Comment la situation de ces femmes pourrait-elle être, selon vous, davantage prise en compte ?

M-L.C.P. : Nous devons pouvoir écouter les femmes migrantes. C’est ce que nous cherchons à faire à travers la President’s Foundation for the Wellbeing of Society, en facilitant les travaux d’une plateforme d’ONG travaillant sur la question des migrants, la première du genre à Malte. Nous avons mis en place cet espace sûr pour les diverses communautés de migrants, au sein duquel elles peuvent partager, établir des relations et mettre en évidence les faiblesses du système en matière d’inclusion.
En ce qui concerne les femmes migrantes, nous nous sommes particulièrement attachés au sort des enfants migrants disparus en Europe. La President’s Foundation for the Wellbeing of Society a d’ailleurs saisi l’opportunité de la présidence maltaise de l’UE pour organiser le 26 janvier 2017 une conférence sur ce sujet conjointement avec l’association Missing Children Europe. Une autre cause que je continue de défendre, aux côtés du Women Political Leaders Global Forum, est celle de la santé maternelle pour les femmes migrantes. 

L.L.D. : Plus largement, quelles problématiques la crise migratoire révèle-t-elle de nos sociétés ?

M-L.C.P. : À mon sens, la réponse européenne n’a pas été à la hauteur de nos valeurs. L’Europe a été fondée sur des valeurs de solidarité. En tant que famille d’États européens, nous n’avons pas su faire preuve de solidarité à l’égard des migrants, ni d’ailleurs entre nos propres pays. Il est vrai qu’il s’agit d’une question multidimensionnelle sur laquelle il y a beaucoup de choses à dire. Nos sociétés sont déjà confrontées à de nombreuses difficultés. Mais si l’on considère la réaction des pays européens, il ne faut pas sous-estimer les effets du manque d’information et de la peur de l’inconnu. Ce sont des problématiques sur lesquelles prospère le populisme.
Pour y faire face, je crois que nous avons besoin d’un leaderhip fort. Mais, plus concrètement, aussi d’investir dans le développement économique des pays émetteurs de migrants, en l’occurrence dans les pays africains. L’Afrique n’a pas besoin de charité. Nous devons comprendre qu’elle représente un continent d’opportunités dont la population doublera d’ici 2050. Nous ne devrions pas continuer à nous satisfaire de la situation et du gaspillage des talents que ce continent peut nous offrir.
Il faut également prendre conscience qu’aucun migrant, d’où qu’il vienne, ne quitte de plein gré son pays. Les migrants cherchent du travail, de la sécurité, à se sentir dignes et autonomes, tout comme nos propres populations. À Malte, comme en France ou ailleurs, les jeunes, y compris lorsqu’ils sont qualifiés, cherchent parfois aussi à bâtir leur avenir dans d’autres pays. J’irai même plus loin car ces mouvements de populations font partie de l’histoire de l’humanité. Pour ne prendre que la période de l’après-guerre, nombre d’Européens ont immigré en Amérique du Nord.
L’ Afrique dispose en outre de réels atouts économiques comme la production d’énergie qui pourrait être générée ne serait-ce qu’au Sahara grâce au soleil. Cette énergie pourrait bénéficier à l’ensemble du continent africain comme au notre. Au lieu de cela, le désert du Sahara apparaît de plus en plus comme une immense route des trafics en tous genres.

L.L.D. : Devant le Commission des Droits de la femme et de l’Égalité des genres (FEMM) du Parlement européen à Bruxelles, vous avez salué, le 20 juin 2017, l’adhésion de l’Union européenne à la Convention d’Istanbul sous la présidence maltaise du Conseil européen. Au-delà de cette initiative, comment souhaiteriez-vous voir s’accentuer la lutte contre les violences faites aux femmes au sein de l’UE ? Quelle analyse faites-vous à cet égard des conclusions de l’initiative COST intitulé « Le féminicide à travers l’Europe » sur les progrès à accomplir ?

M-L.C.P. : Nous devons saluer le soutien de l’Union européenne (UE) à la convention du Conseil de l’Europe connue comme étant la Convention d’Istanbul. Nous espérons que celle-ci sera transposée au sein des législations nationales, comme Malte est en train de le faire, de façon à dissuader la violence à caractère sexiste.
En ce qui concerne l’initiative COST, je soutiens pleinement la mise en place d’un Observatoire de l’UE sur le Femicide. L’initiative COST a réuni quelque 80 experts de toute l’Europe. Il a cependant été très difficile de trouver des données, car le phénomène de femicide était « invisible ». L’objectif de l’Observatoire serait justement de collecter l’information nécessaire sur ce fléau. J’ajouterai que cette proposition s’inscrit dans le prolongement de la recommandation des Nations unies de 2015 sur la création d’un Observatoire mondial sur le femicide.

L.L.D. : En 2018, la capitale de Malte, La Valette, sera la Capitale européenne de la culture. Quelles opportunités représentent cet événement pour votre pays ?

M-L.C.P. : L’histoire de Malte a toujours été marquée par son positionnement géostratégique au carrefour des civilisations. Notre société reflète ces influences et les multiples cultures qui la composent. Je souhaite vivement que La Valette 2018 mette en évidence ce multiculturalisme et ses atouts. C’est d’autant plus vrai que nous invitons les populations du monde entier à visiter notre pays et à prendre part aux multiples manifestations qui seront programmées dans ce cadre. En tant que Capitale européenne de la culture, Malte sera, j’en suis persuadé, un hub pour la diplomatie culturelle.  


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