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  Jeudi 13 Décembre 2018  
 

Deuxième trimestre 2011

La lettre diplometque
  Éditorial
Azerbaïdjan
  Les relations franco-azerbaïdjanaises : réalités et perspectives d’avenir
 
  « Une relation privilégiée lie la France à l’Azerbaïdjan »
 
  Le Conseil de l’Europe et l’Azerbaïdjan
 
  Pour un resserrement des liens stratégiques entre l’Azerbaïdjan et l’UE
 
  La CCFAz : « un interlocuteur de tout premier plan pour les entreprises françaises »
 
  Les opportunités de la diversification économique
 
  Un vaste potentiel de coopération avec l’Azerbaïdjan
 
  L’Azerbaïdjan au cœur de la sécurité énergétique européenne
 
  Un pays d’avenir
 
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     Azerbaïdjan
 
  S.E.M. / H.E. Elchin Oktyabr Amirbayov

Une puissance pétro-gazière en voie de diversification

Ses immenses ressources en hydrocarbures et sa position stratégique au cœur du Caucase font de l’Azerbaïdjan un partenaire incontournable de la sécurité énergétique européenne. Vingt ans après la restauration de son indépendance, cette ancienne république soviétique est radicalement transformée. Sa priorité est désormais de faire émerger de nouveaux secteurs porteurs de croissance, dont S.E.M. Elchin Amirbayov, Ambassadeur d’Azerbaïdjan en France, évoque dans ce dossier le potentiel et les opportunités pour le développement des relations franco azerbaïdjanaises.


L’Azerbaïdjan est davantage connu comme étant un pays pétrolier. C’est d’autant plus naturel que le pétrole fut extrait pour la première fois dans histoire précisément en Azerbaïdjan. Et s’agissant de l’extraction du pétrole dans l’espace maritime, le record revient également à notre pays.
En effet, au cours des campagnes de prospection géologique réalisées il y a quelques années, d’importantes réserves de gaz ont été découvertes. Estimées à 2,2 trillions de km³, ces réserves prouvées de gaz naturel constituent pour l’Azerbaïdjan un atout majeur, lui permettant, à l’heure actuelle, d’assurer aussi bien l’exportation de gaz que de pétrole.
Ainsi, l’Azerbaïdjan se positionne à l’échelle mondiale comme étant un pays producteur et exportateur d’hydrocarbures, pourvoyant, de surcroît, à la sécurité énergétique de l’Europe et du reste du monde.
De ce fait, la reconnaissance de l’Azerbaïdjan comme étant une zone énergétique à part entière, découle actuellement de manière, pour ainsi dire, parfaitement naturelle.
Mais, il convient de souligner que le secteur non-énergétique du pays possède, à bien des égards, un grand potentiel. Aussi, n’est-il pas anodin que le gouvernement azerbaïdjanais l’ait aujourd’hui incorporé dans son agenda économique et qu’il ait défini, comme l’une de ses priorités majeures, un programme de développement du secteur non-énergétique et de ses exportations, de diversification et de modernisation de l’économie nationale ainsi que de redressement économique et social des différentes régions du pays.
Ces huit dernières années, la croissance du PIB (produit intérieur brut) de l’Azerbaïdjan a été multipliée par trois. En 2009, elle a enregistré une hausse de l’ordre de 9,3% - contre 5% en 2010 - en dépit de la crise économique qui a affecté l’économie mondiale et entraîner une baisse du prix du pétrole équivalent à la diviser par quatre par rapport à son cours antérieur. Evidemment, ces chiffres ne paraissent pas élevés comparés aux années précédentes, ils traduisent une tendance irréversible, au regard, notamment, de la diversification de la structure du PIB du pays.
Nous célébrons en 2011 le 20ème anniversaire de la restauration de l’indépendance de l’Azerbaïdjan. Je dois avouer que les premières années de notre pays, en tant que nation souveraine, se sont révélées particulièrement difficiles. Tout de même, depuis 1993, le gouvernement de la République d’Azerbaïdjan a réussi à mettre en place une politique économique élaborée avec sagesse, qui a assuré dans les années qui ont suivi, et celles à venir, le développement constant de tous les secteurs économiques du pays.
A titre d’exemple, on peut souligner le montant global des investissements atteignant près de 100 milliards de dollars drainés au sein de l’économie nationale au cours de ces quinze dernières années, et dont, approximativement, la moitié relève d’investissements étrangers. Il est intéressant de noter que durant la période récente, la plupart des capitaux investis ont été affectés au secteur non-énergétique du pays.

Des liens privilégiés avec la France
L’Azerbaïdjan accorde une importance majeure au développement de ses rapports avec la France dans divers domaines, y compris l’économie et, plus particulièrement, le secteur non-énergétique. Nous avons ainsi déjà signé plus d’une trentaine de documents tant au niveau des chefs d’Etat, qu’au niveau des gouvernements, posant ainsi le socle juridique nécessaire au développement de notre coopération économique bilatérale.
Lors de leur dernière rencontre, le Président de la République d’Azerbaïdjan, M. Ilham Aliyev, et son homologue, le Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, ont évoqué l’ensemble des recommandations relatives au développement de la coopération économique entre les deux pays.
En septembre 2011, nous organiserons la 6ème session consécutive de la Commission économique mixte azerbaïdjano-française. Auparavant, nous avons été les heureux témoins à Paris de la création du Business Conseil Azerbaïdjan-France (BCAF), ayant pour but de favoriser les rencontres entre les entreprises des deux pays et le renforcement du partenariat d’investissement et commercial. La réunion du BCAF en octobre 2011 à Paris sera l’occasion d’inaugurer le premier Business Forum Azerbaïdjan-France.
Par ailleurs, le 7 juin 2011, nous avons organisé une table ronde entièrement consacrée aux échanges d’expérience entre les deux pays dans le domaine de l’information et des technologies de communication, avec la participation des représentants des ministères et des entreprises concernées.
Je dois souligner que nous pouvons identifier l’émergence de nouvelles perspectives pour la mise en place et le développement de la coopération entre diverses régions de nos pays respectifs. De ce fait, nous invitons les entreprises françaises à investir activement dans les secteurs jugés potentiellement prometteurs des biens et des services.

Un cadre propice aux investissements
Bien entendu, nous observons, à l’heure actuelle, une compétition entre les différents pays pour attirer les investissements étrangers. De ce point de vue, notre gouvernement a opté pour une approche particulièrement intéressante pour les investisseurs étrangers.
D’une part, ceux-ci peuvent réaliser des investissements avec les entrepreneurs azerbaïdjanais qui possèdent les capitaux nécessaires. D’autre part, le gouvernement azerbaïdjanais apporte son soutien constant aux grands projets d’investissements. La Société d’investissements d’Azerbaïdjan s’associe aux investisseurs étrangers afin d’assurer la réussite du lancement d’un projet pour pouvoir, par la suite, envisager la cessation de sa part de participation aux investisseurs ingénieux.
Ainsi, les investisseurs étrangers peuvent s’engager en Azerbaïdjan, sans nécessairement avoir à engager d’importants capitaux, en apportant simplement leur savoir-faire et en développant de nouvelles technologies. Il est aussi possible, bien entendu, de réaliser des projets à partir d’un apport de capital d’origine entièrement étrangère.
Il existe à mon sens des secteurs de l’économie azerbaïdjanaise extrêmement prometteurs pour les entrepreneurs et les investisseurs français et où des nouvelles opportunités pourront se créer, favorisant, dans une large mesure, le développement de notre coopération bilatérale.
Je peux notamment mentionner, le secteur industriel, la construction mécanique, la production automobile, de locomotives, de rames de métro ou bien la fabrication de leurs composants, la mise en place d’installations agro-alimentaires, le développement de l’industrie vinicole, la mise en application de solutions dans le domaine des énergies renouvelables, le développement de l’infrastructure touristique, des secteurs de l’information et des technologies de communication, et bien d’autres secteurs porteurs.
Dans le domaine de l’agriculture, les producteurs ont pratiquement été exemptés des charges fiscales en vigueur en Azerbaïdjan et presque tous les équipements de production importés dans le pays sont totalement exonérés de droits de douane. En outre, le gouvernement s’efforce partout de créer une infrastructure, répondant largement aux exigences du monde moderne.
Parmi les facteurs pouvant favoriser l’afflux des capitaux étrangers dans l’économie nationale, il y a aussi la terre riche et fertile de l’Azerbaïdjan, son climat rare et extrêmement varié avec 9 zones climatiques sur les 11 identifiées dans le monde.
D’autre part, l’Azerbaïdjan offre des conditions extrêmement favorables pour la production locale en raison des accords de libre-échange conclus avec la plupart de ses voisins et, de surcroît, grâce aux privilèges dont il dispose pour l’exportation vers les marchés de l’UE et ceux des Etats-Unis, de la Suisse, du Japon et du Canada.
Evidemment, tout ceci ne peut qu’avoir une incidence heureuse sur le développement du secteur touristique, en plein essor. Il convient, par ailleurs de souligner, que 2011 a été déclarée Année de tourisme. Rien qu’à Bakou on s’apprête à inaugurer cinq hôtels 5 étoiles. Dans certaines régions du pays une infrastructure hôtelière moderne a déjà été mise en place. Cette année, dans le cadre du développement du secteur touristique en valorisant les stations de ski, un espace a été aménagé au Nord du pays, en vue d’accueillir une infrastructure complète, comportant une station, des hôtels de 3 ou 4 étoiles, etc.
Les itinéraires des excursions de tourisme culturel, déjà existants, tels que «Vin» et «Alexandre Dumas au Caucase», ainsi que des nouveaux  circuits, susceptibles d’être introduits ultérieurement dans diverses régions de l’Azerbaïdjan, créent de larges opportunités pour les entrepreneurs et investisseurs français.
En guise de conclusion, j’invite les entrepreneurs, les investisseurs et les touristes français à se rendre en Azerbaïdjan, à revenir sur les traces de leur illlustre ancêtre, le grand Alexandre Dumas-père, et à admirer ce pays situé sur la Route de la Soie, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, où ont toujours coexisté dans une tolérance exemplaire, les représentants de diverses éthnies et religions.
La terre de l’Azerbaïdjan a donnée la naissance à la première république démocratique en Orient mais aussi à un genre musical absolument unique au monde, le mugham, avec ses déclinaisons contemporaines, telles que le jazz-mugham et le mugham symphonique.
Vous seriez certainement conquis par « le Pays du Feu éternel », riche de par sa culture, ses traditions culinaires et musicales, dont
témoigne aujourd’hui la victoire éclatante au prestigieux concours Eurovision de la chanson 2011, remporté avec panache par les représentants de l’Azerbaïdjan.     

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