Mardi 21 Mai 2019  
 

N°91 - Troisième trimestre 2010

La lettre diplometque
  Éditorial
République Dominicaine
États-Unis d'Amérique
Géorgie
Nigéria
Mongolie
  La nouvelle dynamique du « partenariat privilégié » entre la Mongolie et la France
 
  « L’heure est au renforcement de nos relations bilatérales »
 
  La steppe mongole dévoile son potentiel minier
 
  La Mongolie, l’UE et l’OTAN : présent et avenir
 
  Quarante-cinq ans de relations d’amitié
 
  La tentative du Roi Louis IX de créer une alliance avec les Mongols lors de la Septième croisade (1248-1254)
 
Événement
émergence & développement
 
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     Mongolie
 
  S.E.M./ H.E. Altangerel SHUKHER

Vers un renouveau économique

Aspirant à renouer avec un passé glorieux, la Mongolie s’apprête à célébrer en 2011 le 100ème anniversaire de son
indépendance. Fort de sa transition démocratique réussie, elle mise désormais sur ses immenses ressources minières pour accélérer son développement. Au-delà des contraintes que lui impose son enclavement géopolitique, S.E.M. Altangerel Shukher, Ambassadeur de Mongolie en France, nous fait part de sa vision des transformations de la société mongole, mais également de la nouvelle dimension du partenariat forgé avec la France.

La Lettre Diplomatique : Monsieur l’Ambassadeur, la Mongolie et la France ont célébré en 2010 le 45ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Quel regard portez-vous sur la dimension acquise par les liens de coopération entre les deux pays ? À l’aune des consultations politiques bilatérales qui se sont tenues en mars 2010, dans quels domaines souhaiteriez-vous les voir s’approfondir ?

S.E.M. Altangerel Shukher : Bien que la Mongolie ait obtenu son indépendance de la Chine mandchoue en 1911, elle ne s’est dotée des moyens de développer des relations avec des pays tiers qu’à partir de 1949, après avoir scellé des relations diplomatiques avec notre voisin du sud, la Chine. Notre pays est devenu membre des Nations unies en 1961. Avec la France, pays disposant d’un siège au  Conseil de sécurité de l’ONU, nous avons établi des relations diplomatiques en 1965. Notre Ambassade à Paris a ouvert ses portes quelques années plus tard, il y a 40 ans maintenant.
Aujourd’hui, la Mongolie achève sa période de transition démocratique. Alors que jusqu’à présent nous avions surtout sollicité de la France un soutien de nature politique, nous cherchons plutôt désormais à intensifier notre coopération économique.
Il convient de souligner à cet égard que les dernières consultations politiques qui ont eu lieu entre les deux pays, ont été marquées par la participation du Ministère français de l’Économie. L’ancienne Secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, Mme Anne-Marie Idrac, a ainsi effectué à la mi-octobre 2010 une visite en Mongolie, où elle a signé un accord sur la coopération en matière d’énergie nucléaire liant les gouvernements français et mongol. Selon les propos qu’elle avait alors tenus, cet accord devrait se traduire par une extension des responsabilités qui déterminent les activités du groupe français spécialisé dans l’énergie nucléaire Areva en Mongolie.

L.L.D. : Vingt ans après le début de la transition démocratique de votre pays, l’élection le 8 juin 2009 du Président Tsakhiagiin Elbegdorj constitue la première alternance politique à la tête de l’État mongol. Au regard des premières initiatives marquantes adoptées en matière de lutte contre la corruption et du moratoire sur la peine de mort, comment décririez-vous la dynamique de « changement » qu’il entend insuffler à la vie politique mongole ? Comment analysez-vous rétrospectivement les tensions survenues lors du scrutin législatif du printemps 2008 ?

S.E.M.A.S. :
Je ne crois pas que les initiatives du Président Elbegdorj, notamment en matière de lutte contre la corruption, correspondent à des mesures ponctuelles. Elles sont le fruit d’un travail long et obstiné. Ces mesures répondent aux attentes exprimées de longue date par l’électorat mongol. Le plus grand défi dans ce domaine réside cependant dans la mise en œuvre de la réforme judiciaire. En effet, le processus de modernisation de notre système judiciaire peut encore être qualifié d’insuffisant au regard des accomplissements réalisés dans d’autres structures de l’Etat.
En ce qui concerne les élections législatives de 2008, j’estime qu’elles ont entraîné des conséquences bien particulières. En effet, au vu des résultats de ce scrutin, les deux grands partis politiques en lice n’avaient aucune obligation de former une coalition. C’est pourtant bien un gouvernement de coalition qui a été mis en place pour tenir compte des profondes transformations qu’il s’avérait nécessaire d’encourager, en particulier sur le plan économique. Ce gouvernement s’est ainsi fixé pour objectif d’améliorer concrètement la qualité de vie de la population mongole. La dynamique qui anime notre secteur minier permet à présent d’accomplir cette aspiration qui demeure toujours aussi vive. Or, la responsabilité de
respecter ces engagements est pleinement assumée par les deux partis politiques qui composent le gouvernement de coalition.

L.L.D. : 2011 marquera le 100ème anniversaire de l’indépendance de votre pays. À la lumière du parcours historique de la Mongolie tout au long du XXème siècle, quelle signification attribuez-vous à ces célébrations ? Alors que le Président Tsakhiagiin Elbegdorj cherche à généraliser l’usage de l’écriture mongole traditionnelle, quels sont, selon vous, les enjeux de la réappropriation d’une identité culturelle liée à l’héritage multiséculaire de Gengis Khan ?

S.E.M.A.S. :
Un État souverain a pour mission de créer les conditions propices à l’épanouissement d’une nation. Au cours des différentes étapes qui ont marqué notre histoire, nous, les Mongols, nous sommes divisés en différents groupes. Les Bouriates, les Kalmouks et les Mongols de Touva font ainsi partie de la Russie moderne, notre voisin nordique. Les Mongols de la Mongolie Intérieure, des régions du Khukh Nuur et du Xianjian font partie de la Chine, notre voisin septentrional. Par rapport à ces groupes mongols, notre pays détient un atout majeur pour préserver sa langue et sa culture.
Néanmoins, il nous est nécessaire d’assurer à la Mongolie un rythme de développement équivalent à celui de nos deux voisins, et surtout notre voisin du sud, au risque de nous trouver confrontés à des conséquences déplorables. De ce point de vue, notre principal objectif consiste à mettre la vie quotidienne des Mongols en phase avec les réalités du monde actuel. Je crois que les Mongols, comme d’autres nations, doivent trouver un équilibre entre les spécificités que leur a léguées leur histoire et celles qui caractérisent notre époque.

L.L.D. : Dotée d’immenses ressources minières, la Mongolie dispose d’un potentiel de développement prometteur. Tenant compte de l’impact de la chute des cours des matières premières en 2008, comment le gouvernement mongol envisage-t-il de consolider la résistance du pays aux chocs économiques exogènes ? Considérant le projet de complexe industriel de Sainshand, pourriez-vous décliner les objectifs de la stratégie d’industrialisation poursuivie par votre pays ? Comment celle-ci peut-elle contribuer à la réduction des inégalités sociales et à l’essor du secteur agricole, encore essentiel pour l’économie mongole ?

S.E.M.A.S. :
A l’heure actuelle, deux modes de vie distincts coexistent en Mongolie. Le premier est étroitement lié à l’élevage traditionnel et correspond à un mode de vie nomade, que l’on pourrait qualifier de proche de la nature. Il est important de préserver ces traditions. Mais il faut aujourd’hui s’atteler à mettre en place les conditions qui permettront de dynamiser les activités d’élevage en tant que secteur économique porteur. Vivre au contact de la nature favorise l’acquisition d’un état de conscience inhérent à ce mode de vie. Il s’agit d’une conception positive de la vie, mais l’objectif pour nous est aussi de favoriser les changements concrets que requiert l’accélération du développement de notre pays.
Je voudrais par ailleurs souligner que le processus d’industrialisation de la Mongolie a commencé dans les années 1950-60, entraînant de nombreuses mutations sur le plan de l’éducation, des mentalités et du mode de vie des Mongols. L’industrie constitue aujourd’hui un secteur économique qui s’est imposé comme l’un des gages de l’avenir de notre pays. Il est dès lors devenu primordial de trouver un bon équilibre entre nos traditions et les impératifs de la modernisation.
En ce sens, il apparaît également nécessaire de normaliser les rapports entre les différentes catégories qui composent la société mongole actuelle, au risque de voir apparaître des tendances extrémistes. L’essentiel réside dans la régulation des liens sociaux, surtout sur le plan juridique. Parallèlement, il est prioritaire de mettre en valeur notre potentiel économique en vue d’améliorer la vie de l’ensemble de la population mongole. Au cours de ces vingt dernières années, la Mongolie a accompli une transition d’une économie de planification à une économie de marché. Ce processus a fait émerger un groupe social d’hommes d’affaires ou que l’on pourrait qualifier de type capitaliste. Aujourd’hui, notre objectif est de favoriser la formation d’une classe moyenne. Si nous parvenons à l’atteindre avec succès, nous serons en mesure d’assurer le développement de notre pays.

L.L.D. : À l’instar de la rénovation du réseau ferroviaire, la mise en valeur du potentiel minier mongol implique une modernisation des infrastructures. Comment analysez-vous les contraintes géopolitiques pesant sur la politique d’investissement de votre pays ? Quels sont les dispositifs prévus dans le cadre de la réforme de l’environnement des affaires (BEER) susceptibles d’améliorer son attractivité auprès des investisseurs étrangers ? Tenant compte du renforcement de la présence d’Areva en Mongolie, quelles opportunités le marché mongol ouvre-t-il aux entreprises françaises ?

S.E.M.A.S. :
La Mongolie dispose d’une situation géographique originale. Nous n’avons que deux voisins, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et détenteurs de l’arme nucléaire. C’est pourquoi quelque initiative que nous prenions revêt une dimension stratégique, même, si je puis l’exprimer ainsi, quand on plante une fleur à notre fenêtre. Il en va de même pour notre réseau ferroviaire. Néanmoins, il faut tenir compte des enjeux que représente pour nous notre voisinage. Il fut  une époque ou l’Union soviétique s’efforçait d’explorer les ressources minières de la Mongolie. Aujourd’hui, la Chine a besoin d’importer nos ressources dans le cadre de sa politique d’industrialisation soutenue.
Dès lors que l’existence de riches gisements miniers a été avérée et que les débouchés du marché ont été élargis, il est devenu inévitable de renforcer nos infrastructures en vue de répondre à nos besoins. Dans cette perspective, le gouvernement et le Parlement mongols œuvrent activement à déterminer l’itinéraire de la nouvelle voie de chemin de fer, en conformité avec nos exigences de sécurité. Des efforts sont également déployés en vue de créer les bases juridiques adéquates pour attirer les investissements étrangers. Ces différents processus sont actuellement en cours d’exécution.
En effet, les activités du groupe français Areva dans notre pays sont en phase de développement et sont mises en conformité avec notre législation dans toutes leurs dimensions. Comme je l’ai déjà mentionné, les gouvernements français et mongol ont récemment conclu un accord de coopération en matière d’énergie nucléaire, à l’occasion de la visite en Mongolie de l’ancien Secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur, Mme Anne-Marie Idrac. Ce genre d’évolution et évidemment de nature à susciter l’intérêt et la confiance d’autres entreprises françaises.

L.L.D. : Pivot géostratégique situé entre la Russie et la Chine, votre pays reste attaché au maintien d’une politique d’équilibre avec ses deux grands partenaires. Comment appréhendez-vous l’amplification de l’offre de coopération manifestée par ces deux voisins ?

S.E.M.A.S. :
Il est évident que nous ne pouvons pas développer des relations de coopération avec des pays tiers en désaccord avec nos voisins. Il s’agit d’un principe de base de notre politique étrangère. D’un autre côté, il nous faut construire des relations étroites avec d’autres pays qui n’entravent pas notre orientation vers la mise en place d’un partenariat stratégique avec nos deux voisins.
Conformément à ces principes, nous avons instauré un partenariat global avec des pays comme le Japon, la Turquie et l’Allemagne. En ce qui concerne les relations franco-mongoles, le Président Nicolas Sarkozy les a définies comme « un partenariat privilégié » dans une lettre qu’il a récemment adressée au Président Elbegdorj.

L.L.D. : Membre observateur de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), la Mongolie aspire à jouer un rôle plus important dans l’architecture de sécurité régionale. Dans quelle mesure votre pays envisage-t-il une intégration comme membre à part entière au sein de l’OCS ? Fort des liens étroits entretenus avec la Corée du Sud et le Japon, ainsi que des relations tissées avec Pyongyang, comment votre pays pourrait-il favoriser une reprise des pourparlers sur le programme nucléaire nord-coréen ? Plus largement, quelle est votre vision d’un mécanisme de sécurité pour l’Asie du Nord-Est ?

S.E.M.A.S. :
Ces vingt dernières années, la Mongolie a été témoin de processus inédits. A nos frontières occidentales, les pays de l’ex-Union soviétique sont devenus ce que nous qualifions comme des « troisièmes voisins », au premier rang desquels le Kazakhstan, le Kirghizstan et l’Ouzbékistan. Si de grandes différences semblent nous caractériser, nos racines, notre civilisation et notre parcours historique nous lient les uns aux autres. Le processus de développement indépendant que nous avons accompli, nous ouvre de nouvelles opportunités, mais illustre également la nécessité d’unir nos efforts. Il témoigne en outre de l’appartenance de la Mongolie non seulement à la région de l’Asie du Nord-Est, mais aussi de l’Asie centrale. Et nous allons certainement contribuer à tous les processus de coopération régionale qui se mettent en place. La participation active de la Mongolie au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en est une parfaite illustration.
A cet égard, je tiens à souligner les relations de coopération que nous avons engagées avec la Turquie avec laquelle nous nous réjouissons d’avoir mis en place « un partenariat global ». La Turquie est d’ailleurs considérée comme un partenaire privilégié de la France et du Kazakhstan qui est lui-même un partenaire stratégique de la France depuis 2008. Il est intéressant de mettre en exergue cette autre dimension qui sous-tend les relations franco-mongoles et le contexte favorable qu’offre à leur intensification la résurgence de « la Route de la soie ».

L.L.D. : Reflet de sa politique de « troisième voisin », votre pays a également développé des relations étroites avec les États-Unis et l’OTAN. Alors que la reconnaissance de la contribution de la Mongolie à la FIAS a été formalisée en mars 2010, quelles sont les motivations du resserrement des liens de coopération avec l’OTAN ? Comment ce partenariat est-il appelé à évoluer ?

S.E.M.A.S. :
Les bases de notre coopération avec l’OTAN ont été établies à l’époque où je travaillais à Bruxelles. J’avais défini le paradigme de nos relations comme suit : considérant que l’OTAN s’est étendue par souci de garantir sa sécurité jusqu’à nos frontières occidentales, c’est-à-dire jusqu’au Kazakhstan, au Kirghizstan et à l’Ouzbékistan, pays avec lesquels il a mis en place des programmes de « Partenariat pour la paix », l’OTAN peut s’appuyer sur ce schéma de coopération pour amorcer un partenariat similaire avec la Mongolie. Je suppose que ce paradigme est toujours d’actualité.
Toutefois, la notion de « troisième voisin » n’inclut pas seulement les États-Unis et l’OTAN, mais aussi les trois autres membres permanents qui siègent, aux côtés de nos deux voisins géographiques, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. La France fait ainsi partie du concept de « troisième voisin » de la Mongolie.
Enfin, je tiens à souligner que l’engagement militaire de notre pays est motivé par sa participation aux opérations de maintien de la paix. La Mongolie a, par exemple, mis en place avec la France une coopération au Tchad. Nous sommes également en train de négocier une coopération au Liban qui sera conforme au mandat de l’ONU.

L.L.D. : Le Président Tsakhiagiin Elbegdorj a accompli sa première visite d’État à l’étranger en Inde, en septembre 2009. Comment qualifieriez-vous le rapprochement entre les deux pays ? Quelle est la portée de l’accord de coopération dans le secteur du nucléaire civil conclu à cette occasion ? Au-delà, quelles autres orientations la Mongolie privilégie-t-elle en vue d’élargir ses relations de coopération Sud-Sud, notamment dans le cadre de l’ASEAN ?

S.E.M.A.S. :
Les relations avec l’Inde revêtent une importance stratégique pour la Mongolie. Celles-ci s’inscrivent dans le cadre d’échanges traditionnels, que nous devons continuer à élargir et approfondir de nos jours. Pour répondre à votre question, l’Inde connaît en effet un développement économique intense qui l’a contrainte à satisfaire d’importants besoins en énergie. La Mongolie pourrait lui apporter sa contribution dans ce domaine.
Plus largement, il devient de plus en plus important d’étendre nos liens avec les pays de cette région. La Mongolie en est une partie intégrante. Nous avons en effet établi un partenariat stratégique avec la Chine et nous aspirons désormais à instaurer un partenariat global avec le Japon, la Corée du Sud et l’Inde. Nous cherchons en outre à nous rapprocher dans les meilleures conditions des pays de l’Asie Sud-Est et nous tenons à être impliqués pour le mieux au sein des organisations multilatérales dans lesquelles ils sont présents.

L.L.D. : À l’ occasion de la visite du Président mongol à Bruxelles le 2 février 2010, le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso a annoncé un accroissement de 40% de l’aide européenne au développement en faveur de votre pays. Comment décririez-vous les spécificités des relations entre la Mongolie et l’UE ? Comment les négociations sur un accord de partenariat et de coopération progressent-elles ? Plus largement, alors que l’UE a adopté une stratégie pour l’Asie centrale, comment pourrait-elle, selon vous, renforcer sa présence en Asie du Nord-Est ?

S.E.M.A.S. :
Tout d’abord, il faut bien comprendre que la situation en Asie du Nord-Est tend à s’améliorer par rapport à celle qui prévaut en Asie Sud-Est. Il est vrai toutefois que si certains objectifs de développement ont été atteints, un certain nombre de questions demeurent aujourd’hui en suspens. Nous souhaiterions que l’Union européenne (UE) puisse s’impliquer davantage de manière à contribuer à la résolution de quelques-unes d’entre elles. A cette fin, l’UE pourrait avoir recours à la riche expérience qu’elle a acquise dans le cadre du processus de mondialisation et des défis d’envergure auxquels elle a dû faire face.
Les négociations entre la Mongolie et l’UE sur un Accord de partenariat et de coopération sont le fruit d’une série de trois cycles de pourparlers sur le projet d’accord et de dix cycles de pourparlers sur les questions commerciales et d’investissement. Ces négociations sont désormais entrées dans leur étape finale. Les deux parties envisagent de conclure cet accord d’ici la fin 2010.
Les relations économiques et commerciales entre notre pays et l’UE se développent avec succès depuis 1990. L’UE est ainsi devenue le troisième partenaire commercial de la Mongolie après la Chine et la Fédération de Russie. Ces échanges s’appuient sur l’Accord de coopération conclu en 1993 qui fait office de document juridique de référence.
Par ailleurs, la Mongolie a été incluse dans le système de concessions commerciales spéciales de l’UE et a obtenu le droit d’exporter plus de 7 200 appellations de marchandises vers le marché européen, ouvrant ainsi la possibilité d’intensifier ces échanges commerciaux.

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