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  Lundi 22 Octobre 2018  
 

Troisième trimestre 2009

La lettre diplometque
  Éditorial
Chine
  Chine-France : des liens d’amitié et de partenariat stratégique durables
 
  « Chinois et Français, notre relation ne peut se construire que dans une réciprocité du respect »
 
  Bordeaux, au cœur de la coopération décentralisée franco-chinoise
 
  Paris accueille les investisseurs chinois
 
  Le groupe interparlementaire France-Chine du Sénat : un maillon essentiel de nos relations bilatérales
 
  La Chine, nouveau moteur de l’économie mondiale
 
  La CCIFC, une plate-forme incontournable pour les entrepreneurs français en Chine
 
  La Chambre de commerce et d’industrie de Paris et la Chine
 
  La Chine : pays de l’optimisme technologique et des grands barrages
 
  La Chine, un marché incontournable pour les enseignes du luxe français
 
  Le CNRS, principal acteur de la collaboration scientifique française avec la Chine
 
  L'ADEME en Chine : une coopération tournée vers une « approche environnementale de l’urbanisme »
 
  Vers un label « Alliance Française en Chine »
 
  Une étroite coopération avec l’UNESCO tournée vers le partage et la protection du patrimoine culturel
 
  « C’est au travers des échanges culturels que les cœurs et les esprits se rencontrent »
 
  Chine-Afrique : un partenariat stratégique d’un nouveau genre
 
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     Chine
 
  S.E.M. / H.E. KONG Quan

Une puissance mondiale en devenir

Après avoir célébré avec faste le 60ème anniversaire de sa proclamation, la République populaire de Chine s’apprête à accueillir l’Exposition Universelle qui se déroulera à Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010. Tout un symbole du rayonnement culturel d’une société chinoise se positionnant aujourd’hui comme un acteur central de la mondialisation et dont S.E.M. Kong Quan, Ambassadeur de Chine en France, aborde pour nous les profondes mutations qu’elle a su accomplir.

La Lettre Diplomatique : Monsieur l’Ambassadeur, la République populaire de Chine a célébré le 60ème anniversaire de sa fondation le 1er octobre 2009. Quel message votre pays a-t-il souhaité transmettre à la communauté internationale au travers de ces commémorations ? Au regard des profondes mutations qu’elle a accomplies, comment définiriez-vous l’héritage de la révolution communiste ?

S.E.M. Kong Quan : La naissance de la Chine nouvelle, il y a 60 ans, représente l’indépendance et la libération définitives de la nation chinoise après un siècle d’épreuves et de combat inlassables. Depuis lors, le peuple chinois n’a cessé de réaliser d’importants exploits grâce à son dévouement et à son énorme travail.
Ces efforts se sont tout d’abord traduits par 60 ans de croissance économique rapide : le PIB a été multiplié par 77, la plaçant au 3ème rang de l’économie mondiale, tandis que le volume du commerce extérieur a été multiplié par 2 200, faisant de la Chine le deuxième exportateur du monde en 2008. Parallèlement, le revenu par habitant a enregistré une hausse considérable atteignant une moyenne de 3 000 dollars (soit 133 fois plus).
Alors que l’économie mondiale s’enlise aujourd’hui dans la récession, l’économie chinoise, par son dynamisme et sa capacité d’innovation, est parvenue à maintenir une croissance d’environ 8% en 2009.
Cet anniversaire marque également 60 ans de progrès social. Le taux d’analphabétisme a ainsi été réduit de 80% à 3,6%. L’espérance de vie est passée de 35 ans à 73 ans en moyenne pour une population de 1,3 milliard d’habitants aujourd’hui. La protection sociale a constamment été améliorée, à l’instar des services de base de l’assurance-maladie qui couvrent à présent 1,2 milliard de Chinois.
Les progrès se sont également fait ressentir sur le plan de la législation qui a été continuellement renforcée : elle se compose aujourd’hui de 213 lois, 600 règlements nationaux et 7 000 règlements locaux en vigueur.
L’élection au suffrage universel direct s’applique par ailleurs dans 95% des plus de 600 000 villages administratifs existants à l’échelle nationale. Voilà donc toute une panoplie de garanties mise en place en faveur des droits civiques et de la justice sociale. Plus largement, cette vue d’ensemble illustre les grands progrès accomplis par la Chine dans les domaines politique, social, démocratique, et en matière de droits de l’homme et de l’État de droit.
Ces célébrations représentent également 60 ans d’intégration au sein du système mondial. Nous avons ainsi noué des relations diplomatiques avec 171 pays et adhéré à plus de 130 organisations intergouvernementales et à plus de 300 traités multilatéraux. Après son entrée à l’OMC, la Chine a poursuivi l’ouverture de son marché. Et avec l’organisation des Jeux olympiques de Beijing en 2008 et de l’Exposition universelle à Shanghai en 2010, la Chine continue d’accroître son intégration dans le monde.
C’est aussi finalement 60 ans d’efforts en faveur de la paix mondiale. Au cours de cette période, nous avons maintenu la stabilité sociale et réalisé le développement d’un cinquième de la population mondiale. Nous avons également réduit, de notre propre initiative, nos effectifs militaires à hauteur de 2 millions d’unités, délimité de manière pacifique près de 20 000 km de frontières terrestres, résolu les questions de Hong Kong et de Macao grâce à la mise en œuvre d’une politique d’« un pays, deux systèmes », et créé une situation satisfaisante et sereine entre les deux rives du détroit de Taiwan.
La Chine prend en outre une part active au règlement des grands dossiers globaux et régionaux, en envoyant notamment des bâtiments au large de la Somalie et en participant aux opérations onusiennes de maintien de la paix. Plus de 2 000 casques bleus chinois sont actuellement présents en Afrique. La Chine d’aujourd’hui joue un rôle grandissant dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales.
Malgré ces progrès, nous sommes conscients des difficultés qu’il nous reste à surmonter et de l’écart à rattraper. La Chine demeure toujours classée au-delà des cent premiers pays en termes de PIB par tête d’habitant dans le monde. Marquée par de forts déséquilibres économiques, sociaux et régionaux, la Chine subit une énorme pression en matière de démographie, d’emploi, de ressources naturelles, d’énergies et d’environnement. Elle reste donc un pays en voie de développement.
Notre pays poursuivra son épanouissement sur la voie du socialisme à la chinoise, tout en élargissant et en approfondissant son ouverture, en améliorant son système économique, en renforçant les échanges et la coopération économique et technique avec les autres pays et en continuant à promouvoir le développement de la planète par son propre développement pacifique.

L.L.D. : Deux ans après l’organisation des Jeux olympiques, votre pays sera l’hôte de l’Exposition universelle qui se déroulera à Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010. Tenant compte de la présence de plus en plus active de la Chine en Afrique et en Amérique latine et de sa participation croissante aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, quel regard portez-vous sur l’évolution accélérée de son rayonnement politique et culturel ?


S.E.M.K.Q :
Durant les trente dernières années qui se sont écoulées, les relations entre la Chine et la communauté internationale se sont révélées toujours plus étroites. L’avenir de la Chine est lié à celui de notre planète, si bien que son développement rapide et continu constitue une opportunité pour le monde entier.
La culture, l’histoire et la réalité du monde actuel confirment toute la nécessité pour la Chine de maintenir une politique extérieure d’indépendance et de paix, de s’engager fermement dans une voie de développement pacifique, de mettre en œuvre une stratégie d’ouverture « gagnant-gagnant » et de coopérer avec tous les pays conformément aux cinq principes de la coexistence pacifique. La Chine était, est et continuera d’être une force militant pour la paix mondiale et pour un développement partagé.

L.L.D. : Devenue la deuxième puissance économique mondiale, la Chine a acquis un rôle central dans la gestion de la crise financière mise en perspective par les sommets du G20 de Washington, de Londres et de Pittsburgh. Comment votre pays appréhende-t-il ces nouvelles responsabilités ? A l’aune des prises de positions chinoises sur la création d’une nouvelle devise de référence internationale, quelle vision entend-elle faire valoir sur la refonte du système de gouvernance économique mondial ?

S.E.M.K.Q : Face à la crise financière et économique internationale, la Chine a adopté toute une batterie de mesures de relance. Sa croissance économique stable et relativement rapide a raffermi la confiance de la communauté internationale et contribué à la relance de l’économie mondiale.
Dans le contexte de la globalisation, tous les pays sont liés par un destin commun. C’est pourquoi dès le début, la Chine a préconisé le renforcement de la coopération face à la crise. Elle s’associe ainsi activement aux efforts de la communauté internationale en vue de trouver des issues à la crise, notamment par sa contribution aux sommets du G20. Grâce à leurs efforts conjoints, les participants au sommet de Pittsburgh sont parvenus à un consensus sur l’affirmation, à l’avenir, de la représentativité et de la voix des économies émergentes au sein des institutions financières internationales.
Par ailleurs, la Chine a signé avec des pays en développement des accords bilatéraux sur l’échange de devises. Elle a notamment créé un fonds de coopération et d’investissement Chine-ASEAN. En participant activement à la construction des réserves de change régionales en Asie de l’Est, elle a également apporté un soutien en matière de crédit aux pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
En ce qui concerne la régulation du secteur financier, la Chine soutient les efforts de la communauté internationale pour renforcer la supervision et le contrôle en matière de fiscalité, enrayer l’évasion fiscale et développer une véritable coopération internationale dans ce domaine.

L.L.D. : Bien que la croissance du PIB chinois se maintienne au-dessus de 8% en 2009, l’effondrement du commerce international n’a pas épargné les secteurs exportateurs les plus dynamiques. Quel bilan provisoire faites-vous du plan de relance adopté en novembre 2008 en vue d’en atténuer l’impact économique et social ? Considérant la dépendance de la Chine à l’égard de ses marchés d’exportation, mais aussi des disparités de développement qui la caractérisent encore, quelle est l’approche privilégiée en vue de favoriser l’essor d’un véritable marché intérieur ?

S.E.M.K.Q : Les impacts de la crise sur la Chine sont considérables. Ils se sont tout d’abord traduits par une chute de ses exportations, évaluée à 21,3% pour les 9 premiers mois de 2009. Plus de 10 millions de travailleurs migrants ont été obligés de retourner dans nos campagnes.
Devant cette situation extrêmement préoccupante, le gouvernement chinois a adopté 4 grandes lignes de mesures depuis novembre 2008 :
- l’accroissement des dépenses publiques : 420 milliards d’euros d’investissement sont ainsi prévus sur deux ans, au niveau du gouvernement central. Afin de garantir la fluidité financière, les banques ont, pour leur part, augmenté leur offre de crédit de 600 milliards d’euros pendant les 5 premiers mois de 2009, soit 20% de plus par rapport à la hausse totale enregistrée en 2008.
- la stimulation de la consommation intérieure, notamment par le soutien aux couches sociales les plus défavorisées et au monde rural.
- le renforcement du secteur agricole, surtout au travers du perfectionnement des infrastructures agricoles, comme le réseau d’approvisionnement en eau potable ainsi qu’en électricité ou la voierie.
- la réforme des structures économiques : le gouvernement a élaboré un plan d’ajustement et de relance trisannuel (2009-2011) pour les dix secteurs considérés comme les plus importants (sidérurgie, construction d’automobile et de bateau, pétrochimie, industrie légère, textile, métallurgie non ferreuse, équipement, informatique et logistique).
Ces mesures se révèlent aujourd’hui efficaces, si l’on en juge par :
- un taux de croissance de 7,7% pour les trois premiers trimestres de 2009 et qui est estimé à 8% pour l’ensemble de l’année.
- les investissements en capital fixe ont été accrus de 33% au cours des trois premiers trimestres de 2009.
- la consommation intérieure s’accélère, avec une hausse de 17% des ventes au détail de biens de consommation sociale pendant la même période.
- enfin une augmentation de la valeur ajoutée de l’industrie de 8,7% pour les 9 premiers mois de l’année.
Malgré ces signes encourageants, nous restons toujours vigilants vis-à-vis des défis que nous devons encore surmonter, tels la dépendance excessive de notre économie aux exportations ; le déséquilibre entre les régions Est et Ouest, entre les régions urbaines et rurales ; la création annuelle et indispensable de 20 millions d’emplois ; la protection de l’environnement en vue d’atteindre un développement durable.
Nous sommes toutefois confiants en raison des différents atouts que possède la Chine, dont j’en citerai principalement trois :
- l’engagement du pays dans un long processus d’industrialisation et d’urbanisation qui nécessitera par exemple la construction de 2 000 km de lignes de métro d’ici dix ans dans 19 grandes villes, et plus de 3 000 avions moyen et long courriers.
- un socle de développement solide acquis au terme de 30 ans de réforme et d’ouverture qui nous permet aujourd’hui de disposer de ressources humaines riches, de faible coût et qualifiées ; une situation financière saine dont le solde des dettes publiques représente seulement 20% du PIB en 2008 ; et un système financier stable, l’épargne de nos banques commerciales représentant 5 400 milliards d’euros.
- une stabilité politique et sociale sans laquelle nous ne pouvons pas appliquer des programmes à long terme.

L.L.D. : L’augmentation rapide des échanges commerciaux entre la Chine et les marchés occidentaux a entraîné une multiplication des conflits commerciaux. A l’image de l’augmentation des droits de douane américains sur l’importation de pneus chinois ou des mesures anti-dumping adoptées récemment par l’UE, comment les mécanismes de concertation dans ce domaine pourraient-ils être renforcés ? Quels progrès votre pays a-t-il accomplis en matière de protection de la propriété intellectuelle ?

S.E.M.K.Q : La libéralisation du commerce constitue la force motrice de la croissance économique et apporte d’énormes avantages à tous les pays. La Chine s’en tient fermement à sa politique de réforme et d’ouverture. Depuis l’adhésion à l’OMC, son degré d’ouverture s’est ainsi considérablement accru.
Sachant que 60% des exportations chinoises résultent d’investissements étrangers réalisés dans notre pays, il est clair que l’économie chinoise, d’une part, et celles des Etats-Unis et de l’Europe, d’autre part, s’apportent mutuellement de nombreuses opportunités de développement économique. Au protectionnisme, nous privilégions toujours la concertation et le dialogue pour résoudre nos différends commerciaux.
La Chine est déterminée à protéger la propriété intellectuelle, conformément à ses propres intérêts. Le système juridique dans ce domaine ne cesse de se compléter et le gouvernement chinois a élaboré de 2006 à 2008, trois plans d’action annuels pour protéger la propriété intellectuelle. 717 mesures concrètes ont été élaborées à ce propos. « Le Programme stratégique d’Etat sur la propriété intellectuelle » a en outre été rendu public en 2008 montrant la volonté du gouvernement de poursuivre sur cette voie.
Les questions relatives à la protection de la propriété intellectuelle ne peuvent pas se passer de la coopération internationale. La Chine est prête à renforcer sa coopération avec le reste du monde pour favoriser le développement de la coopération économique et commerciale.

L.L.D. : Marquant la première sortie dans l’espace d’un astronaute chinois, le succès de la mission Shenzhou VII en septembre 2008 a confirmé la percée technologique de votre pays. A l’image du secteur spatial, quelle stratégie le gouvernement met-il en œuvre en vue d’accroître les capacités d’innovation technologique de l’économie chinoise ? Compte tenu des efforts engagés pour améliorer sa maîtrise de l’énergie, quelles propositions votre pays compte-t-il présenter au sommet de Copenhague, en décembre 2009, pour enrayer le réchauffement climatique ?


S.E.M.K.Q : Grâce au développement rapide qu’elle a généré dans les domaines économique, social, scientifique et technologique au cours de ces trente dernières années, la Chine possède aujourd’hui une capacité d’innovation autonome, lui permettant d’atteindre des résultats de portée mondiale dans les secteurs scientifique et technique de pointe.
En 2006, la Chine s’est ainsi positionnée au sixième rang mondial, derrière les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, la France et l’Angleterre, en termes d’investissement en recherche et développement. En 2008, 450 milliards d’euros ont été investis dans la recherche, soit 32 fois plus qu’en 1991.
Au sein de notre plan de relance économique dont le montant s’élève à 400 milliards d’euros, 22 milliards d’euros seront investis dans la promotion des secteurs innovants, tels que la protection de l’environnement, les nouvelles énergies, etc. 3,5 milliards d’euros seront également débloqués pour démarrer des projets portant sur des nouvelles technologies, à l’instar du développement d’une nouvelle génération de télécommunications mobiles à haut débit, de la dépollution de l’eau, des avions moyen et long courriers etc.
Lors du sommet des Nations unies sur le changement climatique, le Président Hu Jintao a souligné que le changement climatique représente non seulement un problème environnemental, mais aussi un problème de développement.
Le gouvernement chinois y accorde une haute attention et les efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ont déjà abouti à des résultats remarquables. Par exemple, des mesures ont été adoptées pour le démantèlement progressif des centrales thermiques de petite dimension particulièrement gourmandes en énergie. Depuis 2006, l’équivalent de plus de 54 millions de KW de puissance a déjà été démantelé. Et la Chine est en train de prendre des mesures plus ambitieuses pour :
- économiser l’énergie et améliorer l’efficacité énergétique, afin d’impulser une réduction notable de ses émissions de gaz carbonique par unité du PIB avant 2020, par rapport au niveau de 2005 ;
- développer vigoureusement l’énergie renouvelable et l’énergie nucléaire, et augmenter à hauteur de 15% la part des énergies non fossiles dans la consommation énergétique primaire en 2020 ;
- augmenter la couverture forestière de 40 millions d’hectares en 2020 ;
- développer l’économie verte, l’économie à faible intensité de carbone et l’économie circulaire.
Mais le changement climatique constitue un défi commun pour tous les pays. Une coopération internationale sincère et des efforts conjoints qui respectent le principe de « responsabilité commune mais différenciée » sont nécessaires pour y faire face. Les pays industrialisés, vu leur responsabilité historique dans l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère, doivent réduire au plus vite et le plus possible leurs émissions, tout en opérant des transferts de technologie dans le cadre de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto. La Chine est aujourd’hui disposée à œuvrer de manière active et constructive pour que la Conférence de Copenhague donne des résultats positifs.

L.L.D. : Les manifestations au Tibet de l’été 2008 et, plus récemment, les émeutes dans le Xinjiang en juillet 2009 ont mis en lumière la persistance de certaines tensions ethniques au sein de la société chinoise. Au-delà de ces évènements, quelles dispositions le gouvernement chinois a-t-il adoptées dans la perspective de renforcer la cohésion nationale ? Dans quelle mesure le lancement le 13 avril 2009 d’une feuille de route en vue d’améliorer les droits de l’homme en Chine peut-elle contribuer à cet objectif ?


­­­­­S.E.M.K.Q : La Chine est, en effet, un pays multiethnique au sein duquel tous les groupes sont liés par un engagement en faveur de l’unité, de la prospérité et de l’harmonie. Au fond, l’unité constitue un principe enraciné dans le cœur de tous les Chinois.
Notre pays compte 56 ethnies. La politique du gouvernement chinois dans ce domaine met l’accent sur l’égalité et l’unité entre toutes ces composantes, l’autonomie des ethnies minoritaires et la prospérité commune de tous les groupes ethniques. La réalité a prouvé que cette politique est adaptée à la situation du pays et qu’elle répond aux intérêts fondamentaux des Chinois appartenant aux différentes ethnies.
Le gouvernement chinois a par ailleurs consacré d’importants efforts pour le développement économique et social des ethnies et des régions peuplées d’ethnies minoritaires, en leur procurant une assistance politique, financière, ainsi que des ressources humaines et techniques. Ces mesures comprennent, entre autres, la définition d’une priorité pour les projets d’infrastructures primaires, l’assistance aux finances locales, l’écologie et la protection environnementale, le soutien à la mise en œuvre de la politique d’ouverture, l’organisation du soutien des régions développées aux régions d’ethnies minoritaires et l’attention accordée aux besoins spécifiques des ethnies et des régions peuplées d’ethnies minoritaires.
Ces politiques et mesures ont accéléré le développement des régions peuplées d’ethnies minoritaires et y ont élevé considérablement le niveau de vie de la population. La Région autonome du Xinjiang, où les différents groupes ethniques cohabitent côte à côte depuis des siècles, a ainsi connu une croissance économique à deux chiffres durant six années consécutives, tandis que le PIB du Tibet a été multiplié par 56 fois par rapport à 1959.
Le gouvernement chinois a par ailleurs adopté une série de mesures visant à protéger et faire valoir le patrimoine culturel de toutes les ethnies minoritaires. Leurs langues sont parfaitement pratiquées dans les régions autonomes, où les services publics utilisent deux ou plusieurs langues et écritures. Les élèves bénéficient du droit à la scolarisation dans des écoles qui utilisent les langues minoritaires pour l’enseignement. La croyance et les activités religieuses normales sont protégées par la loi.
S’agissant des émeutes au Tibet en mars 2008 et celles qui se sont produites au Xinjiang en juillet 2009, des preuves solides ont montré qu’elles ont été orchestrées par les séparatistes depuis l’étranger. Quelles que soient ces agitations, le gouvernement chinois continue d’œuvrer à la promotion de la solidarité et du développement des différentes ethnies, ainsi qu’à l’unité nationale. Il s’oppose fermement à toute ingérence étrangère sur les questions ethniques chinoises, sous prétexte de « problèmes ethniques ou religieux » ou encore des droits de l’homme.
En ce qui concerne les droits de l’homme, après sa fondation en 1949, la Chine nouvelle a accompli des progrès remarquables dans ce domaine. Avec le lancement de la politique de réforme et d’ouverture, il y a 30 ans, le gouvernement chinois a fait du respect et de la protection des droits de l’homme un principe primordial de gouvernance, inscrit dans la Constitution. Il a pris des mesures efficaces pour la promotion des droits de l’homme, l’amélioration de la vie matérielle et culturelle de son peuple et la garantie de ses droits et de ses intérêts sur les plans politique, économique, culturel et social.
Mettant l’homme au cœur de son action et en vertu du principe de « respect et garantie des droits de l’homme par l’Etat », disposition qui est inscrite au sein de la Constitution, le gouvernement chinois a élaboré un « Plan d’action national sur les droits de l’homme (2009-2010) ». Celui-ci témoigne des progrès réalisés par le gouvernement chinois dans la promotion et la garantie des droits de l’homme, ainsi que sa ferme détermination dans ce domaine. Il définit l’orientation de ses efforts en la matière et aspire à donner une forte impulsion à l’ancrage de la notion de respect et de garantie des droits de l’homme, ainsi qu’au développement de la cause des droits de l’homme, dans toutes les administrations, dans toutes les catégories professionnelles et, plus largement, dans l’ensemble de la société
La Chine est un pays en voie de développement de 1,3 milliard d’habitants, caractérisée par des ressources disponibles par habitant encore faibles, un développement économique et culturel déséquilibré. Face à l’ampleur des tâches, l’amélioration des droits de l’homme constituera un long chemin à parcourir.

L.L.D. : Un an après l’inauguration de liaisons aériennes directes et quotidiennes entre la Chine et Taiwan, le Président Hu Jintao a salué la réélection de M. Ma Ying-jeou à la présidence du Kuomintang en juillet 2009. Tenant compte de l’intensification de la coopération économique inter-détroit, quelles sont les nouvelles orientations fixées au dialogue entre Pékin et Taipei ? Comment évaluez-vous les retombées de ces avancées sur le plan géostratégique ?

S.E.M.K.Q : La promotion du développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit et l’accomplissement de la solidarité, de l’harmonie et de la prospérité de toute la nation chinoise représente une aspiration commune des peuples de la partie continentale et de Taiwan.
La mise en place de liaisons directes en matière postale, commerciale, maritime et aérienne témoigne ainsi des progrès majeurs réalisés dans les relations entre les deux rives. L’amélioration et le développement de ces relations ont non seulement généré de réels bénéfices à nos compatriotes des deux côté du détroit, mais ont aussi contribué à la stabilisation de la situation dans cette zone. Cette évolution a été largement soutenue et approuvée par les Chinois des deux rives et saluée par la communauté internationale.
La partie continentale de Chine cherche désormais à prendre davantage de mesures pour stimuler la coopération économique avec Taiwan, tout en encourageant ses habitants à visiter l’île. Leur nombre pourrait d’ailleurs franchir le cap des 600 000 visiteurs en 2009.
Depuis le mois de juin 2009, les autorités de Taiwan autorisent de leur côté les entreprises de la partie continentale à investir dans l’île. Nous espérons qu’elles pourront garantir un environnement propice aux affaires, égalitaire et pragmatique.
Conformément à la volonté d’« établir une confiance mutuelle, mettre de côté les litiges, rechercher des terrains d’entente par-delà les divergences et créer ensemble une situation gagnant-gagnant », nous œuvrerons ainsi à l’épanouissement des relations inter-détroit. A cette fin, nous chercherons le moment opportun et la manière appropriée pour régler progressivement les questions politique, militaire et sécuritaire sensibles.
Le gouvernement chinois s’en tient au principe d’une seule Chine. Faisant partie intégrante des intérêts fondamentaux de la nation chinoise, le développement pacifique des relations inter-détroit et la réunification de la Chine, loin de nuire aux intérêts des autres pays, ne pourront que contribuer à la prospérité et à la stabilité de la région Asie-Pacifique ainsi que du reste du monde. Ces processus permettront également au peuple chinois d’apporter une nouvelle contribution à la paix et au développement de l’humanité.

L.L.D. : Illustrant le poids croissant de la diplomatie chinoise sur la scène internationale, la visite à Pyongyang du Premier Ministre Wen Jiabao du 3 au 6 octobre 2009, a été marquée par l’annonce d’une reprise des négociations multilatérales sur le programme nucléaire nord-coréen. Quelles sont les marges de manœuvre pour parvenir à un compromis sur la dénucléarisation de la Corée du Nord ? Quelle contribution décisive Pékin peut-il apporter en vue de son aboutissement ?

S.E.M.K.Q : La dénucléarisation de la péninsule coréenne à travers le dialogue et la concertation aspire à préserver la paix et la stabilité en Asie du Nord-Est. Elle réunit aujourd’hui un large consensus entre toutes les parties prenantes. De ce point de vue, les pourparlers à Six constituent un mécanisme efficace pour atteindre cet objectif.
Ce processus répond en effet aux intérêts de tous les pays concernés. Il requiert dès lors les efforts communs de tous. La Chine est, pour sa part, favorable depuis toujours au dialogue bilatéral entre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et les Etats-Unis. Celui-ci leur permettrait de renforcer la compréhension et la confiance mutuelles. Parallèlement, notre pays estime que toutes les parties doivent poursuivre le processus des pourparlers à Six et déployer des efforts communs en vue de le relancer dans les meilleurs délais.
Comme par le passé, la Chine entend travailler conjointement avec les autres parties concernées, afin d’apporter une contribution active à la dénucléarisation de la péninsule et, au-delà, à la préservation de la paix, de la stabilité et du développement en Asie du Nord-Est.
 
L.L.D. : Six ans après sa création, le sommet trilatéral réunissant la Chine, le Japon et la Corée du Sud s’est tenu le 10 octobre 2009 à Pékin. Quelles ont été les priorités fixées au renforcement de ce mécanisme de coopération ? Considérant le projet de « Communauté asiatique de l’Est » promu par le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama, comment la Chine envisage-t-elle d’approfondir l’intégration régionale ? Quelle analyse faites-vous des inflexions introduites par ce dernier à la politique nippone à l’égard de la Chine ?


S.E.M.K.Q : La force motrice pour approfondir la coopération entre les trois pays réside dans la consolidation de la coopération mutuellement bénéfique, dans la perspective d’améliorer les conditions de vie des peuples des trois pays. De ce point de vue, ils ont décidé, au cours du sommet trilatéral, d’intensifier leur coopération en adoptant des mesures efficaces de coopération dans les domaines du commerce, des investissements, de la finance, des transports, de l’information, de la protection de l’environnement, de l’économie verte et de la santé publique. Dans le même temps, ils continueront à soutenir le processus d’intégration de l’ASEAN et à renforcer la coopération régionale et sous-régionale.
La création d’une communauté d’Asie de l’Est en vue de promouvoir un développement socio-économique global et coordonné, ainsi que de garantir une paix durable dans la région, représente un objectif à long terme de la coopération en Asie de l’Est. Il fait l’objet d’un consensus partagé par les pays de l’ASEAN, la Chine, le Japon et la République de Corée. La Chine travaille ainsi de concert avec l’ensemble des pays de la région, pour approfondir les liens de coopération et favoriser un progrès constant vers l’accomplissement de cet objectif.

L.L.D. : Plaidant pour la recherche d’une solution pacifique aux tensions que suscite le programme nucléaire iranien, votre pays demeure réticent à de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran. Quels sont, de votre point de vue, les paramètres d’une issue à ce contentieux ? Comment décririez-vous dans ce contexte les enjeux de l’approfondissement de la coopération énergétique mise en place entre Pékin et Téhéran ?

S.E.M.K.Q : La Chine soutient le système de non-prolifération nucléaire international et préconise un règlement adéquat de la question nucléaire iranienne par les négociations et de manière à maintenir la paix et la stabilité régionales. Nous espérons que toutes les parties concernées pourront travailler davantage afin d’apaiser la situation et résoudre le problème au lieu de faire le contraire. Nous estimons en outre que les sanctions et la pression ne sont jamais une solution et qu’elles ne facilitent pas les efforts diplomatiques actuels dans le but de régler la question nucléaire iranienne.
La Chine continuera à jouer un rôle constructif pour un règlement pacifique de cette question. Elle respecte depuis toujours les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que les recommandations de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA). Sa coopération énergétique avec l’Iran se développe d’ailleurs également dans le cadre des principes internationaux.

L.L.D. : Si les responsables chinois récusent l’idée d’un « G2 », l’interdépendance des économies chinoise et américaine forme aujourd’hui la clé de voûte de la mondialisation. Quelles sont vos attentes à l’égard de la visite que doit effectuer le Président Barack Obama en Chine en novembre prochain ? Quels sujets doivent, selon vous, figurer en tête du dialogue stratégique sino-américain ?

S.E.M.K.Q : La visite d’Etat du Président Obama en Chine représente un événement majeur pour les relations sino-américaines. Je peux vous affirmer à cet égard que les deux pays continueront à mettre en œuvre le consensus sur l’établissement au XXIème siècle d’une relation positive et complète, fondée sur la coopération.
Certains prétendent que les affaires mondiales seront dirigées seulement par la Chine et les Etats-Unis. Nous pensons que ce point de vue est sans fondement et erroné. Or, la multipolarisation et le multilatéralisme représentent de nos jours la plus grande tendance et la volonté des peuples. Il est désormais impossible que ces deux pays seuls ou même un groupe de grandes puissances puissent résoudre toutes les questions globales.
La Chine est attachée à une politique étrangère indépendante de paix et poursuit une stratégie d’ouverture mutuellement favorable. Elle est prête à développer des relations d’amitié et de coopération avec tous les pays et ne cherchera jamais à être hégémonique. Dans le même temps, notre pays défend fermement le multilatéralisme et la multipolarisation ; deux processus qui ouvrent la voie vers une coopération plus large avec les autres pays.

L.L.D. : Avec des échanges commerciaux dépassant un volume de 400 milliards de dollars, l’UE reste le plus grand partenaire commercial et le plus grand marché d’exportation de la Chine. Comment ce partenariat pourrait être, selon vous, davantage orienté vers une concertation politique sur les enjeux de la stabilité internationale ? Au regard de l’effort conséquent entrepris pour la modernisation de l’Armée Populaire de Libération, quelles perspectives pourrait offrir la levée de l’embargo de l’UE sur les ventes d’armes à la Chine en vue de consolider la coopération d’armement et de défense sino-européenne ?


S.E.M.K.Q :
La Chine soutient depuis toujours l’intégration européenne et accorde une grande importance à la coopération avec l’UE. Le développement des relations sino-européennes illustre une coopération mutuellement avantageuse entre le plus grand pays en développement et le plus grand groupe de pays développés, les échanges fructueux entre les vieilles civilisations qu’elles représentent l’une et l’autre et le dialogue constructif entre des systèmes sociaux différents.
Notre coopération économique et commerciale a par ailleurs atteint un niveau record ces dernières années. L’UE est maintenant le premier partenaire commercial de la Chine, le plus grand exportateur, le premier fournisseur de technologies et le quatrième plus grand investisseur. Au cours des cinq dernières années, le volume des exportations européennes vers la Chine a connu une augmentation annuelle de plus de 20%. De plus, les fréquentes consultations politiques, la multiplication des échanges humains et l’intensification de la coopération scientifique, sociale et culturelle reflètent la diversité, la largeur et la profondeur de cette relation stratégique globale établie il y a six ans.
La Chine et l’UE partagent également des idées similaires sur un grand nombre de dossiers internationaux. Face à la crise financière, la Chine et l’UE, qui ont des intérêts communs et de larges convergences de vues, doivent conjuguer leurs efforts pour surmonter les difficultés et contribuer à une reprise rapide de l’économie mondiale.
Nous estimons cependant que l’UE devrait assouplir ses restrictions sur l’exportation des produits de haute technologie vers la Chine, pour créer de nouvelles sources de croissance dans le cadre de leur coopération économique. En matière de politique macroéconomique et sur le plan financier plus particulièrement, la Chine est disposée à renforcer le dialogue et la concertation avec l’UE afin de faire avancer ensemble la réforme du système financier international. Nous espérons que l’UE reconnaîtra le plus tôt possible le statut d’économie de marché à la Chine et lèvera l’embargo sur la vente d’armes, cela est dans l’intérêt aussi bien de la Chine que de l’UE et de manière à favoriser les relations sino-européennes.
Le respect mutuel, l’égalité réciproque et la non-ingérence dans les affaires intérieures constituent toujours le fondement des relations sino-européennes. Dans la situation internationale actuelle marquée par une grande complexité et de profonds changements, les deux parties doivent tenir compte de leurs préoccupations majeures respectives afin d’éviter que les relations sino-européennes ne soient pas affectées par des incidents de parcours. La Chine souhaite travailler avec l’UE en vue d’atteindre un résultat gagnant-gagnant ainsi que l’harmonie et le développement durable du monde.

L.L.D. : Ancien stagiaire de l’Ecole nationale d’administration, vous multipliez les interventions publiques en France depuis votre nomination en qualité d’Ambassadeur de Chine. Quelle est votre appréciation de la compréhension mutuelle entre les deux pays ? A la veille de la visite en Chine du Premier ministre François Fillon fin 2009 et dans le contexte du 45ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, comment le partenariat stratégique sino-français pourrait-il s’enrichir au-delà des nombreux secteurs auxquels il s’étend déjà ?

S.E.M.K.Q : 2009 marque en effet le 45ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France. En 1964, le Général de Gaulle et le Président Mao Zedong avaient pris, avec clairvoyance, la décision d’établir des relations diplomatiques, faisant alors de la France le premier grand pays occidental à nouer des relations diplomatiques avec la Chine nouvelle.
Ces 45 dernières années ont vu la multiplication des échanges et l’approfondissement de la connaissance mutuelle et de l’amitié entre les peuples chinois et français. On dénombre aujourd’hui jusqu’à 4 000 visites bilatérales par jour, contre 3 000 par an en 1964, 65 jumelages entre des villes chinoises et françaises, 100 mécanismes de dialogue et d’échanges (gouvernement, parlement, partis politiques, jeunesse, femmes, collectivités territoriales), 30 000 étudiants chinois en France et 7 000 étudiants français en Chine ; enfin, 700 000 touristes chinois ont visité la France en 2008, tandis que 400 000 touristes français se sont rendus en Chine.
Dans le domaine économique et commercial, la coopération sino-française connaît également des succès encourageants, tant en ampleur qu’en profondeur. En 1964, le commerce bilatéral se limitait à 100 millions de dollars par an. Aujourd’hui, il se chiffre à plus de 100 millions dollars par jour. De nombreuses entreprises françaises sont fortement intégrées dans l’économie chinoise, et de plus en plus d’entreprises chinoises s’installent en France.
Sur le plan culturel, scientifique, de l’éducation entre autres, les échanges et la coopération se sont multipliés toujours davantage, par des visites mutuelles plus nombreuses, ainsi que des activités et festivités culturelles plus diversifiées et plus dynamiques.
A la suite des deux rencontres qui ont eu lieu entre le Président Hu Jintao et son homologue français Nicolas Sarkozy, respectivement à Londres et à New York, les relations entre la Chine et la France se sont rapidement rétablies et accélérées. D’ores et déjà, une série d’importantes visites vont se succéder de part et d’autre, ce qui ne manquera pas de contribuer à l’amélioration de la confiance politique mutuelle et au renforcement de la coopération bilatérale dans divers domaines.
En 2010, Shanghai accueillera pendant six mois l’Exposition universelle. Nous attendons à cette occasion près de 70 millions de visiteurs. La France y sera représentée par un grand pavillon sans précédent dans l’histoire de l’Exposition universelle, ainsi qu’un pavillon régional de la région des Rhône-Alpes. Je suis convaincu qu’ils constitueront la meilleure plate-forme pour les échanges et la coopération sino-française et je tiens à leur souhaiter dès maintenant un grand succès.
Le gouvernement chinois attache une grande importance aux relations sino-françaises. Face à une situation internationale nouvelle, caractérisée aussi bien par des opportunités comme des défis à relever, nous tenons à œuvrer avec la France, dans un esprit de respect mutuel, de prise en considération des intérêts majeurs de l’autre et de coopération réciproquement avantageuse, pour hisser les relations bilatérales vers un pallier plus élevé.
A l’approche de Noël et du Nouvel An 2010, je vous souhaite, et à travers votre magazine à tous les lecteurs, de joyeuses fêtes, une bonne année et une bonne santé.

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