Mardi 19 Novembre 2019  
 

N°86 - Deuxième trimestre 2009

La lettre diplometque
  Editorial
Argentine
Djibouti
Guinée Equatoriale
Ouzbékistan
Philippines
Enjeux géopolitiques
Opinion
 
La lettre diplometque
La lettre diplomatique Haut
     Enjeux géopolitiques
 
 
Le Pacifique, aujourd’hui

Par M. Eugène Berg*, Ancien Ambassadeur de France aux Îles Fidji et accrédité dans six autres Etats insulaires (Tuvalu, Tonga, Nauru, Kiribati, îles Marshall, Etats fédérés de Micronésie)

Au moment où se réunit, à Nouméa, le 31 juillet le troisième Sommet France-Pacifique, il paraît utile de faire le point de cette vaste zone, si éloignée de l’Europe, qui véhicule tant de clichés, mais qui détient la clef de bien de nos problèmes communs. Déjà une vingtaine de pays et territoires océaniens et la France, se sont réunis le 26 juin 2006 à Paris au cours du deuxième sommet "France Océanie," le premier ayant eu lieu à Papeete en juillet 2003. Ils y ont annoncé leur intention de renforcer leur coopération dans les domaines du développement durable, de l'intégration régionale, de la protection de l'environnement et de la stabilité politique.


L’idée que le Pacifique allait jouer un rôle exceptionnel dans l’histoire du monde, n’est au demeurant, pas nouvelle. Elle occupa même une place éminente dans l’école géopolitique allemande, notamment dans les œuvres de Karl Haushofer. Déjà Karl Marx dans un article paru en 1848 dans la Rheinsiche Merkur y avait fait référence. Quant au chancelier Bismarck n’avait-il pas jeté son dévolu sur le vaste océan, appelé à remplacer l’Atlantique au cours du XXème siècle ? N’oublions pas que Nauru, les Marshall, la Micronésie furent des colonies allemandes, acquises en 1898 après la défaite de l’Espagne face aux Etats-Unis avant de devenir pour partie japonaises après 1919. Ces idées selon lesquelles le Pacifique allait remplacer l’Atlantique, comme nouveau centre de la puissance qui avaient alimenté la pensée de l’amiral Alfred T. Mahan (1840-1914) et sa théorie du Sea power, et qui refleurissaient périodiquement comme au beau milieu de la guerre froide, n’ont pas entièrement disparues. Le terme de Pacific Century (Siècle du Pacifique) reste encore parfois employé par certains auteurs américains, comme extension ou un prolongement de celui du siècle Américain (American Century).

Le Pacifique, grand régulateur du climat mondial
Les Océans et les Mers couvrent 70% de la superficie du globe1. Le «Grand Océan», qui en couvre le tiers2, ainsi que la moitié des espaces maritimes du monde s’étire dans sa plus grande largeur, des Philippines au canal de Panama sur, près de la moitié de la circonférence de la planète (17 500 km). Divisé depuis le navigateur Julien Dumont d’Urville en Polynésie (multiples îles), Micronésie (petites îles), et Mélanésie (du grec Mêlas, noir), le quatrième espace qu’il avait défini, celui des Philippines, ayant été rattaché par la suite à l’Asie du sud est, il se répartit pour 40/60 entre le Nord et le Sud, d’où l’appellation de Pacifique Sud, que l’on a longtemps utilisé pour désigner cette région. La plupart des territoires et la majeure partie de sa population - au total un peu plus de 30 millions d’habitants (Australie et Nouvelle-Zélande compris) se situent au dessous de l’équateur. Le Pacifique nord est la zone de déploiement de la puissance américaine le long d’un axe Californie, Hawaï, îles Marshall, Micronésie, Guam, alors que3 c’est dans le sud que se trouve la présence française le long d’un axe Clipperton4, Polynésie française, Wallis et Futuna, Nouvelle-Calédonie.
Le « grand Océan », parsemé de 33 000 îles et îlets, constitue notre plus gigantesque machine thermique, puisque les Océans stockent l’essentiel du rayonnement solaire et dissolvent près de la moitié du volume de CO2 émis par les activités humaines5. De ce fait, le Pacifique détient l’une des clefs de l’avenir du climat mondial par son aptitude à régler les courants, les masses d’air et les vents qui le traversent. N’est-il pas le lieu où se manifestent des phénomènes exceptionnels comme El Nino ou La Nina ? Bien d’autres phénomènes y sont concentrés comme cette bande de 400 000 km qui entoure l’Océan Pacifique, sur laquelle sont situés 90% des volcans de la planète où se concentrent 80% des séismes, qui ne se remarquent souvent pas, car touchant des zones inhabitées, mais qui parfois donnent naissance à de puissants tsunamis, terme d’origine japonaise.

Les Etats insulaires souffrent de leur isolement, de leur exiguïté, de l’abscence de leurs ressources, et de la tyrannie de la distance
Le Pacifique insulaire » ce sont 14 Etats indépendants ou associés de la zone, hors Australie, et Nouvelle-Zélande, seuls Etats développés de la région, qui occupent un siège à l’ONU. Les îles Cook et Niue sont liées par un accord de libre association avec la Nouvelle-Zélande, elles n'ont pas de siège aux Nations Unie ; en revanche, la Micronésie, les Iles Marshall et Palau (ou Belau) liés par un accord de libre association avec les Etats-Unis, dit du « Compact of free association) en sont membres. En dehors des territoires, français de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie Française de Wallis et Futuna, les premiers promus au rang de «pays d’outre mer», le second étant «territoire d’outre-mer », un certain nombre de territoires de la région sont encore sous tutelle de la Nouvelle-Zélande (Tokelau), des Etats-Unis (Samoa américaines, Mariannes du nord, Guam, Hawaï (50ème état de l'Union), de la Grande Bretagne (l’ îlot de Pitcairn dont le gouverneur est le Haut Commissaire britannique à Wellington, 45 habitants répartis sur 47 km2, la plupart descendants des révoltés du Bounty).
C’est une longue succession d'archipels, orientée nord-ouest, sud-est, répartie en majorité au sud de l'Equateur (seuls les Etats micronésiens, Palau, Etats fédérés de Micronésie, îles Marshall, ainsi que les Mariannes américaines, Guam et Hawaï, que jouxtent les îles de Midway et l’atoll de Johnston, possessions américaines se situent au nord de l’équateur). 7 850 km séparent Palau des Iles Cook, pays situés aux extrêmes, le premier à proximité des Philippines, le second limitrophe de la Polynésie Française. La Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française se situent à la marge de cet ensemble, la première au sud, la seconde au sud est, Wallis et Futuna occupent en revanche une position centrale, proche du royaume de Tonga dont il partage la langue. La Nouvelle-Calédonie est le plus proche voisin de l'Australie à 1350 km de ses côtes est et de la Nouvelle-Zélande6. Le contact géographique de la Papouasie Nouvelle Guinée avec la province indonésienne de l'Irian Jaya, peuplée de Mélanésiens, constitue la seule proximité de la zone avec une zone de conflits extérieurs. Totalisant 527 375 km2, les 14 Etats insulaires n’atteignent pas la superficie de la France. La Papouasie Nouvelle Guinée, géant du Pacifique insulaire avec 462 840 km2 couvre 87 % de l'ensemble, suivent de loin les trois autres pays de l'arc mélanésien, Iles Salomon (27 556 km2), Fidji (18 300 km2), Vanuatu (12 190 km2); puis Samoa (2 944 km2); enfin neuf états microscopiques dont la superficie est inférieure à 750 km2 : Kiribati (811)7, Tonga (748), la Fédération de Micronésie (702), Palaos (490), Niue (260), Iles Cook (240), Iles Marshall (180), Nauru (21,3), Tuvalu (26), ces deux derniers figurant parmi les plus petits Etats du monde On retrouve les mêmes déséquilibres en matière démographique avec au total 7,2 millions d'habitants très inégalement répartis. L’arc mélanésien pèse de tout son poids avec 6,64 millions d'habitants, soit près de 92 % du total (PNG: 6 M, Fidji : 854 000, Salomon : 489 700, Vanuatu : 215 400). Suivent ensuite le Samoa (186 000), la Micronésie (111 200), Tonga (120 600), Kiribati (100 000) et les Iles Marshall (65 200). Enfin cinq pays comptent juste ou moins de 20 000 habitants, Palau: 20 500, Iles Cook : 21 600, Nauru : 13 600, Tuvalu 11 850 et Niue 1625. Le rapide accroissement démographique de ces pays, parfois à un rythme annuel de 2 % et plus, qui devrait se poursuivre pendant deux à trois décennies, mais auquel échappent les Iles Cook et Niue, dont les ressortissants vivent en majorité en Nouvelle-Zélande, engendre des problèmes de disponibilité d’espace, de ressources et d’emploi préoccupants. Car les ressources naturelles, sont peu généreuses sur ces atolls et archipels, qu'il s'agisse de l'agriculture, de la pêche et des ressources du sous-sol. La place de l'agriculture, handicapée par la pauvreté des sols et les fréquentes catastrophes naturelles (cyclones, tsunamis, tremblements de terre les plus fréquents de la terre), devient de plus en plus marginale. L'essentiel de la richesse de ces pays demeure l'océan, dont l'exploitation se heurte cependant à la taille gigantesque des ZEE et à la faiblesse des flottes de pêche. nationales Les droits de pêche octroyés à des navires coréens, japonais, américains puis chinois ou taïwanais sont l'une des principales sources de revenus aux côtés de l’aide internationale et du transfert des travailleurs (souvent des marins établis à l’extérieur).
Le développement se heurte à plusieurs obstacles : instabilité politique ou insécurité, manque d'investisseurs, isolement et faiblesse de liaisons aériennes ou maritime. Géant par sa taille et sa démographie, la Papouasie Nouvelle Guinée se distingue par son potentiel unique dans le Pacifique grâce à ses ressources naturelles, (or, argent, cuivre, hydrocarbures, gaz, nickel) dont le développement a été ralenti par le conflit de Bougainville et les particularismes régionaux. L’aide australienne s’élève à 240 millions de $, par an soit 20% du budget national. Samoa, grâce à sa stabilité politique enregistre une croissance soutenue, la filière pêche ayant montré des signes de reprise. Quant aux Fidji8, dotées de nombreux atouts, du fait de leur position centrale de son secteur textile et sucrier, bien qu’en déclin, et d’une importante main-d’œuvre expatriée, elles ont dépendu largement de la solution au conflit persistant entre les deux communautés présentes, les Fidjiens de souche et les Indo Fidjiens, qui ont commencé à émigrer en masse après les séries de coup d’état 1987-2000, puis de décembre 2006. Dans le classement des IDH (Indicateur de Développement Humain) des Nations Unies le Samoa figure au premier rang (73ème rang mondial) suivi de Fidji (91ème rang mondial. Viennent ensuite les îles Salomon (126ème rang) la Papouasie Nouvelle Guinée (135ème rang mondial). Le classement par PIB est révélateur du sous-développement de la région. Fidji occupe le premier rang avec le 85ème rang mondial, suivi des Etats Fédérés de Micronésie (106ème rang), de Tonga (107ème rang), de Samoa (109ème rang) et du Vanuatu (113ème rang), de Tuvalu au 127ème rang, de la PNG (139ème), de Kiribati au 144 ème rang, des Iles Salomon (146ème), Dans ce classement, la Polynésie Française et la Nouvelle-Calédonie occupent les 22ème et 26ème rang. Dans le domaine des institutions, les Etats insulaires s'opposent en bloc à l'Océanie "européenne" (Australie et Nouvelle-Zélande), par leurs méthodes de gouvernement fondées sur le consensus ("the Pacific way"), le respect des hiérarchies traditionnelles, un fort attachement aux Eglises, une dispersion des affiliations et souvent un fort localisme. L'instabilité politique se concentre dans l'arc mélanésien, qui a connu des troubles récurrents, la PNG, les Iles Salomon ou des instabilités comme aux, Fidji et à Vanuatu9. Forte natalité, baisse de la mortalité infantile, allongement de la durée de vie, course à la modernisation, provoquent une pression accrue sur les ressources, problème aggravé par une urbanisation croissante, qui devrait atteindre 50% de la population en 2020.
 
Les grands enjeux du Pacifique
Le Pacifique recèle, les dernières ressources halieutiques, mondiales en particulier des grands thonidés. Plus de la moitié du thon, dont sont si friands Japonais et Chinois, consommé dans le monde soit 1,5 million de tonnes par an en moyenne provient du Pacifique, exportations qui représentent le tiers des ventes des États insulaires du Pacifique. Or comme dans tous les grands espaces maritimes mondiaux la surpêche, la pêche industrielle qu’elle soit faite à la palangre ou à la senne a fait des ravages principalement en ce qui concerne deux espèces de thon, le thon jaune (Yellowfin) et le thon obèse (Bigeye) qui les met en danger Environ 90%, de ce thon est pêché par des flottes lointaines venant du Japon, de la Corée, de Taiwan, de la Chine, des États-Unis, des Philippines et de l'Union européenne puis de Chine et de Taiwan. Or la région ne récolte, en licences, que 5% des quelque 1,8 milliard d’euros que représente la valeur marchande de ce poisson. La création de zones marines sanctuarisées, en particulier dans le Pacifique occidental (entre Palau, les États Fédérés de Micronésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'Indonésie) apporterait une solution à ce problème. La mise en place en 2004 de la nouvelle Commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC/CPPOC) dont l’Union européenne et la France sont membres témoigne de l’importance de ces problèmes. Il convient d’assurer la préservation à long terme des ces ressources. En tant qu’Etat côtier, il existe un intérêt commun entre la France et les membres océaniens de l’Agence des pêches du Forum (FFA) dont le siège se trouve à Honiara dans les îles Salomon. En outre la France est membre depuis le 12 mai 2005 de la Commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC) dont le siège est à Pohnpei, capitale des Etats fédérés de Micronésie.
Les questions environnementales (changement climatique, élévation du niveau de la mer, protection des océans, érosion des côtes, menaces sur les mangroves10) deviennent un problème majeur. Pour défendre leurs intérêts, ces Etats se sont regroupés avec ceux des Caraïbes au sein du groupe spécifique des Petits Etats insulaires en développement (PIED) qui regroupe 42 Etats. Depuis une dizaine d’années, il n’est pas un archipel qui n’ait eu à subir un désastre cyclonique majeur. L’élévation du niveau des mers, fait craindre le pire pour certains États archipélagiques ou composés d’atolls menacés d’une disparition pure et simple. Les cas de Tuvalu, de Kiribati - ou même du Vanuatu où la population de l’île de Lateu a dû être déplacée pour cause de hausse du niveau de l’océan - ont attiré l’attention de l’opinion publique mondiale sur les conséquences des dérèglements climatiques.11
Il en va de même pour les questions liées à la biodiversité. On trouve dans le Pacifique plus de la moitié de la diversité marine tropicale. Plus de 25% des espèces de poissons connues dans le monde se trouvent autour des récifs coralliens qui ne représentent que 0,01% de la surface des mers. Un quart des espèces aviaires menacées de la planète vit dans le Pacifique On trouve dans certaines îles basses ou atolls océaniens des « cool spots », sites qui ont la plus faible diversité biologique connue et sont pratiquement dénués de toute espèce endémique. C’est dire l’ampleur des difficultés qui se posent pour la conservation et le développement durable des écosystèmes insulaires dans le monde océanien qui constitue, à cet égard, un véritable laboratoire d’importance universelle.

La France, un partenaire clef du Pacifique sud
Contrairement à, la Grande-Bretagne, qui ne dispose plus dans la zone que du minuscule îlot de Pitcairn, si connue grâce aux révoltés du Bounty et Marlon Brando, l’entité territoriale la moins peuplée du monde, avec ses 45 habitants, la France est une puissance du Pacifique. Elle y possède les pays d’outre-mer, de la Nouvelle-Calédonie,12 et de la Polynésie française qui, par leur taille, leur population13 et surtout leur ZEE,14 qui atteignent 1,7 million et 4,8 millions de km2, figurent parmi les pays les plus importants du Pacifique, hors Australie, Nouvelle-Zélande et Papouasie Nouvelle-Guinée. S’y ajoute le territoire d’outre-mer de Wallis et Futuna, plus réduit en superficie (274 km2) et en population (15300 habitants).15
La France, dotée du troisième récif corallien du monde, s’est mobilisée pour la sauvegarde des récifs coralliens du Pacifique qui figurent parmi les plus vastes et plus beaux du monde. L’élévation des températures conduit à un blanchiment des coraux, mais aussi par les activités humaines de proximité (tourisme, pêches, effluents), aussi a-t-elle lancé en 2004 une initiative pour la protection et la gestion durable des récifs coralliens dans le Pacifique dite « CRISP » (Coral Reef initiative for the South Pacifique) qui a pour objectif de développer une vision pour l’avenir de ces milieux économiques et des communautés qui en dépendent. Cette action qui repose sur l’intervention de plusieurs partenaires, en majorité des ONG environnementalistes d’envergure internationale comme Conservation international (CI), le World Wild life fund (WWF), et l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). débouche sur la mise en place d’espaces maritimes dans une vision à long terme de la protection des milieux coralliens.    wx


*M. Eugène Berg est aussi l’auteur de l’ouvrage “un Ambassadeur dans le Pacifique” paru aux éditions Herman-Documents - 388 pages - Avril 2009.

1 - On se référera à l’Atlas de l’océan mondial de Jean-Michel Cousteau et Philippe Vallette Editions Autrement, 2007, 80 pages
2 - La superficie exacte du Pacifique varie selon les délimitations retenues et les auteurs. L’Atlas géopolitique des espaces maritimes, paru récemment aux Editions Technip, appelé à faire largement référence, par la qualité de ses articles et l’excellence de ces cartes fixe à 166 millions de km2 sa superficie, d’autres l’évaluant à 173 millions de km2, Hervé Couteau-Bégarie, dans son dernier ouvrage « L’Océan globalisé, Géopolitique des mers au XXIème siècle » retient la surface de 161,7 millions de km2.
3 - L’examen attentif d’une carte indique que la puissance américaine dispose le long de cet axe d’un chapelet d’îles : Baker et Howland, Jarvis, Johnston, Midway, Palmyre, Wake, qui ont certes perdu de leur importance du fait des vols transcontinentaux mais qui demeurent d’utiles points d’appuis, d’observation et de contrôle...
4 - Jean-Louis Etienne « Clipperton, l’atoll au bout du monde » Seuil, 2005, 208 pages.
5 - Jacques Merle « Océan et climat » Editions IRD, 2006, 222 pages.
6 - Les cartes des pages 157 à 163 de l’Atlas géopolitique des espaces maritimes de Didier Ortolland et de Jean Pierre Pirat aux éditions Technip fournissent un dessin très précis de ces espaces maritimes.
7 - Qui a défrayé la chronique l’été 2007 lorsqu’un navire battant son pavillon, mais dont le propriétaire était basé aux îles Marshall, l’Ocean Jasper, fut à l’origine du naufrage du Solike dans le rail d’Ouessant.
8 - La tenue des Jeux du Pacifique Sud en 2007 a représenté de fortes retombées économiques.
9 - Eric Wittersheim « Après l’indépendance, le Vanuatu, une démocratie dans le Pacifique, Aux lieux d’être, 2006, 192 pages.
10 - Dans un rapport rendu public le 31 janvier, la FAO estime que 20% de ces écosystèmes tropicaux ont été détruits depuis un quart de siècle.
11 - L'agence nationale australienne de recherche scientifique CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) a relancé en octobre 2006 le débat concernant l'apparition, en Océanie, de "réfugiés environnementaux" qui seraient chassés, dans les années à venir, de leurs pays insulaires par la montée du niveau des océans, causée par le réchauffement de la planète Dans son dernier rapport sur la question, présenté lors d'un colloque en Australie, le climatologue de la CSIRO Ben Preston n'hésite pas à évoquer un "exode massif" de populations provenant des États insulaires océaniens les plus exposés et en direction des grands pays de la région, dont en premier lieu l'Australie.
12 - Rappelons que le nouvel accord de Nouméa de 1998 qui fait suite aux accords de Matignon de 1988 prévoit une large autonomie, ainsi qu’un référendum sur l’accession à l’indépendance entre 2013 et 2018.
13 - Polynésie française, 4200 km2, 260 400 habitants, Nouvelle-Calédonie, 18 575 km2,238 950 habitants
14 - Le domaine maritime français du Pacifique, représente 71,8% du domaine maritime français global, qui avec une ZEE de 10, 176 millions de km2 est le deuxième du monde. Outre les ZEE de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française déjà cités il convient de retenir celle de Wallis et Futuna (271 050 km2) et de l’îlot de Clipperton (425 220 km2).
15 - Depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, au statut de 1961 qui avait transformé l’archipel en territoire d’outre mer (TOM), a été substitué celui de collectivité d’outre mer (COM), régie par l’article 74 de la Constitution.

Retour en haut de page
 
 

 
La lettre diplomatique Bas
  Présentation - Derniers Numéros - Archives - Nos Liens - Contacts - Mentions Légales