Vendredi 19 Juillet 2019  
 

N°62 - Deuxième trimestre 2003

La lettre diplometque
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  L’Equateur : « Pays de l’or noir et de l’or jaune »
 
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  S.E.M. Juan Salazar Sancisi

L’Equateur : Le défi du changement

Peu connu malgré ses richesses naturelles, l’Equateur occupe pourtant une position clé dans le continent sud-américain. Quelques mois après l’élection du nouveau Président Lucio Gutierrez qui semble clore près d’une décennie de crise politique, S.E.M. Juan Salazar Sancisi, Ambassadeur de l’Equateur en France, expose sa vision du redressement économique de son pays et de sa place dans le processus d’intégration régional.

La Lettre Diplomatique : Monsieur l’Ambassadeur, l’Equateur confirme avec l’investiture du Président Gutierrez le 15 janvier 2003 la stabilisation de sa situation politique. Confronté à une situation économique encore fragile, comment le gouvernement entend-il poursuivre la modernisation du pays, concernant notamment la réforme de l’Etat ? Nécessaire pour un développement à long terme de votre pays, comment envisagez-vous la refonte de son système politique et le renouvellement de la classe politique équatorienne ?

S.E.M. Juan Salazar Sancisi : Effectivement les élections de l'année dernière qui ont amené au pouvoir le Président Lucio Gutiérrez, -qui a pris possession de son poste le 15 janvier 2003- ont permis de rétablir la stabilité politique du pays après plusieurs années d'instabilité, durant lesquelles plusieurs présidents ne sont pas arrivés au terme des mandats pour lesquels ils avaient été initialement élus.  L'élection du Président Gutiérrez, un leader qui bénéficie d’un vaste soutien populaire, constitue  une nouvelle étape démocratique pour l'Equateur. Il faut souligner le fait que le Président Gutiérrez a obtenu un  important score de 54% qui rend sa gestion légitime.  Il faut aussi signaler que des secteurs sociaux très importants -notamment la population indigène- font partie de ce Gouvernement où leurs représentants politiques occupent des postes clés, comme le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère de l'Agriculture, le Ministère de l'Education et de la Culture et le Ministère du Tourisme. L'instabilité politique en Equateur et dans d'autres pays de la région n'est pas le résultat d’un manque de crédibilité du système démocratique mais une conséquence de la grave situation économique, financière et sociale, qui exclue les besoins pressants de la population la plus démunie. Pour faire face à cela, le Gouvernement actuel fait des efforts considérables pour répondre à ces demandes justes, car il convient de rappeler que la dette extérieure représente environ 40 % du budget annuel de l'Etat.
Dès le début, le Gouvernement a mené diverses actions visant à moderniser le système de l'Etat et à améliorer le système de production.  Il s’attache également à redéfinir la stratégie du pays pour faire face aux défis de la globalisation.  Nous accordons en outre une grande importance aux thèmes de la discipline fiscale, le prélèvement des impôts, la restructuration des douanes et la production pétrolière, étant donné qu’il s’agit d’importants piliers permettant d’obtenir une augmentation des ressources au bénéfice de l'Etat.
Concernant votre question sur le renouvellement de la classe politique, l'élection de l'actuel président doit être considérée sous cet angle. Lors de ces élections, la population équatorienne a eu à choisir entre onze candidats qui, dans la plupart des cas, provenaient des partis politiques traditionnels. Comme on le sait déjà, le vote final s'est concentré sur deux candidatures non traditionnelles. Il faut aussi souligner, par ailleurs, que dans les partis politiques traditionnels il y a une claire conscience de l'importance du renouveau et, de fait, après les dernières élections beaucoup d'entre eux travaillent dans ce sens. Il existe de nombreux jeunes responsables politiques qui ont un excellent niveau universitaire et une large connaissance de la réalité nationale.

L.L.D.: Thèmes phares du Président Gutierrez, la lutte contre la pauvreté et contre la corruption sont les conditions du redressement du pays. Quelles mesures le gouvernement entend-il prendre pour simplifier son système juridique ainsi que son système douanier dont l’état actuel nuit à l’ouverture internationale et au fonctionnement interne du pays ? Quelle marge de manœuvre les conditions de l’accord conclu récemment avec le FMI laisse-t-il au gouvernement en matière de politique sociale ?

S.E.M.J.S.S. : Le combat contre la pauvreté et la corruption ont été les principales propositions dans la campagne du Président Gutiérrez, qui ont attiré l'intérêt de la population, dont une grande partie des votes se sont reportés sur sa candidature. Le Président de la République a réalisé d’importantes actions pour traiter ces problèmes.
En ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, il faut souligner que le budget de l'Etat, qui a été redéfini, assigne une part importante au secteur social tout en accordant une grande attention à l’éducation et à la santé.
Pour ce qui est de la corruption, permettez-moi de citer quelques exemples. Le Gouvernement a mis en marche une série d'actions pour extrader quelques banquiers qui ont essayé de fuir les mesures juridiques en cherchant un refuge politique à l'étranger. Malheureusement, les procédures administratives d'extradition sont longues et compliquées, et les décisions politiques de même qu’un suivi attentif ne sont pas suffisants. Néanmoins, le Gouvernement mobilise tous ses efforts pour réussir dans ce domaine. En outre, nous menons d’importantes actions pour essayer de rattraper le déficit monétaire des banques en faillite grâce à l'Agence de Garantie des Dépôts.
Par ailleurs, nous avons pris des mesures visant à contrôler les dépenses provenant des ressources de l'Etat. Les Ministères et les institutions publiques sont obligés d’observer lesdites mesures. Il existe à ce propos une relation très étroite entre les organismes de contrôle et le Procureur de la République.
Au sujet des relations du pays avec le fonds monétaire international, il faut signaler que la souscription de la Lettre d'Intention vise à stabiliser les facteurs macroéconomiques et le développement national. Avec un foyer organisé, on peut attendre des jours meilleurs pour les secteurs les plus démunis. Dans cette perspective, le Gouvernement national a engagé des négociations qui visent à obtenir une restructuration de la dette lui permettant de diminuer le pourcentage de paiement de celle-ci afin de pouvoir traiter des thèmes relatifs au domaine social. Le 13 juin 2003, à l’issue des négociations entre l'Equateur et le Club de Paris, qui se sont déroulées il y a peu de temps à Paris, un nouveau calendrier de paiement a été approuvé. Cet accord facilitera la suite donnée à la lettre d'Intention souscrite avec le FMI. Dans ce contexte, il faut aussi mettre l'accent sur le fait que, dans de telles négociations, il existe également la possibilité de la conversion de la dette extérieure par la dette sociale, ce qui permettra que les ressources de la dette puissent être consacrées à des projets bénéficiant en particulier au secteur rural. Enfin, je voudrais mettre en relief le fait que le Gouvernement a octroyé des ressources considérables au domaine social dans le budget de l'Etat.

L.L.D.: Pays membre de la Communauté Andine des Nations (CAN), l’Equateur participe au processus d’intégration régionale initié depuis la fin des années 60. Quels sont les effets de la dollarisation sur les relations économiques entre l’Equateur et les autres pays membres de cette organisation ? Comment analysez-vous les difficultés que rencontrent la CAN pour mettre en place un marché commun ? Quelles sont les retombées du règlement du conflit territorial entre le Pérou et l’Equateur, tant au plan de la relation bilatérale qu’au plan régional ?

S.E.M.J.S.S. : La dollarisation adoptée en Equateur a été le résultat de la plus grave crise économique de notre histoire. En 1998, le pays a subi les effets du phénomène du Niño qui a causé d’énormes dégâts au secteur agricole et à son infrastructure. Entre autres aspects, le prix du pétrole est tombé à 7 dollars le baril, et les effets des crises de Russie et d'Asie se sont également fait sentir dans la région. Après des mois d'agitation sociale, et, suite à une dévaluation mensuelle démesurée, le Gouvernement n'a eu comme meilleure option, qu’à adopter le dollar comme seule monnaie de circulation légale. Cette mesure a apporté stabilité et, notamment, la baisse de l'inflation. Les agents économiques et les investisseurs internationaux ont réagi favorablement et l'Equateur a pu croître au rythme de 5.4% en 2001, 3.4% en 2002, et nous attendons une croissance de 3.1% cette année. Le PIB a aussi augmenté de 16 milliards de dollars en 1998 à 22 milliards de dollars cette année. Le pays s'est stabilisé bien que nous ne puissions pas nier que quelques secteurs industriels et quelques secteurs d’exportation ont perdu de la compétitivité, principalement parce que les pays de la région latino-américaine ont dévalué leurs monnaies respectives.
Lors de la XIVe Réunion du Conseil Présidentiel Andin de Colombie, qui s’est tenu les 27 et 28 juin 2003, l'Equateur a assumé la Présidence de la Communauté Andine, dont le secrétariat pro temporae sera exercé par le Ministère des Affaires étrangères. A cette occasion, les Présidents ont pris des décisions fondamentales pour le processus d'intégration andin en rapport avec les politiques de la seconde génération,  un agenda multidimensionnel aux perspectives diverses.
Dans le cadre politique et commercial, la construction de l'espace sud-américain entre la Communauté Andine et le MERCOSUR a été une priorité pour les Chefs de Gouvernement.   Ils ont également privilégié le renforcement de l'agenda social et, au mois de décembre prochain, ils adopteront, entre autres, le Programme Intégré de Développement Social (PIDS), la réalisation de la Table Indigène pour la promotion des Droits des Peuples Indiens et le Plan de Promotion de la Lettre Andine des Droits de l’Homme. En matière commerciale, on a franchi des pas fondamentaux pour l’approbation -au mois de septembre prochain- de la Politique Agricole Commune Andine (PACA) qui permettra d’établir une politique organisée en matière agricole. On a réalisé des efforts techniques afin que, parallèlement à la décision politique, les problèmes de manquement aux normes andines soient résolus dans un bref délai.  D’un autre côté, le Programme de Travail a été renforcé afin de parvenir à la formation du Marché Commun en 2005, de même que d’autres mesures ont été adoptées pour intensifier l’intégration et le développement frontalier.
Par ailleurs, on a constaté des avancées en matière de développement durable, en particulier en ce qui concerne la consultation des positions dans les Forums Internationaux.
Enfin, on a mis en place des programmes éducatifs et culturels. C’est ainsi qu’une chaire d’Intégration a été créée aux niveaux intermédiaires des lycées, et que l’on a instauré la formation visant à la préservation du patrimoine culturel des nations andines. En effet, la CAN a des difficultés pour former un marché commun, mais cela est normal pour n’importe quel processus d’intégration régionale.  En Europe, il a fallu 50 ans pour atteindre ce stade et la CAN est le projet d’intégration régionale le plus avancé entre des pays en voie de développement.  Dans ce sens, je crois que, petit à petit, les pays andins réalisent que leur croissance au niveau industriel est tributaire, dans sa totalité, du marché andin. Le processus d’intégration régionale a ainsi reçu l’appui d’une grande partie de la population.  Pour notre part, nous avons une image positive de la CAN.  Ils s’agit de nos pays frères.  Le voisinage est une réalité géographique et nous devons en tirer le meilleur profit pour renforcer l’ensemble, au moyen du libre-échange, et ainsi améliorer nos propres échanges avec d’autres régions du monde.
Le Traité de Paix conclu avec le Pérou a été largement salué au niveau international et régional.  Il s’agit d’un exemple clair de résolution pacifique des différends.  En quelques mots, la région, de même que les pays belligérants, ont démontré leur degré de maturité politique, et, surtout, ce qui en fait une véritable démocratie : le respect de la volonté populaire qui, dans le cas des Equatoriens et des Péruviens, était celle de la fraternité et de la compréhension.  Cet accord a représenté une série d’importants bénéfices pour les deux parties : un élan immédiat a été donné à la gestion commune en faveur du développement des provinces frontalières par la mise en oeuvre de programmes et de projets dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement, de l’agriculture, qui transforment peu à peu les modes de vie des populations de ces provinces. Par ailleurs, le commerce entre les deux pays s’est accru dans une grande proportion.  Le Pérou est devenu notre troisième partenaire commercial.  Il faut également souligner que le commerce de l’Equateur avec ses deux voisins, le Pérou et la Colombie, représente aujourd’hui 15 % de notre commerce extérieur total, et sa croissance annuelle est considérable. Les échanges touristiques sont aussi en pleine croissance dans les deux pays, avec le bénéfice que cela représente pour la zone frontalière et pour les deux pays. Cette situation a bien évidemment des incidences au niveau régional étant donné que les avancées mentionnées plus haut contribuent à la renforcer. Une région sans conflits encouragera les investissements et le tourisme, les deux piliers de la croissance et du développement.

L.L.D.: La récente impulsion donnée par le Brésil qui préside le Mercosur augure-t-elle d’une intensification des négociations CAN-Mercosur pour la réalisation d’une zone de libre-échange en Amérique du Sud, théoriquement prévue pour le 31 décembre 2003 ? Au-delà, quelles perspectives la ZLEA offre-t-elle pour le développement économique de l’Equateur et plus globalement de l’Amérique latine ?

S.E.M.J.S.S. : En ce qui concerne les négociations pour établir une zone de libre-échange en Amérique, nous ne pouvons pas nier que les principaux intérêts commerciaux de l’Equateur sont aux Etats-Unis qui représentent un pourcentage élevé de nos échanges commerciaux.  
Les résultats vont dépendre des négociations en cours. Il est prématuré de penser que l’ouverture commerciale est négative en soi. L’Equateur est un pays bien intégré au niveau international : le pourcentage d’ouverture à l’international est de plus de 60 %.
L’ALCA peut être un instrument de développement économique pour l’Equateur et pour les autres pays du continent. Le continent américain possède une énorme richesse et le commerce international en tire profit au travers des échanges commerciaux. Cependant, face aux différences observées entre les pays qui participent à ces négociations, il est important d’adopter des mécanismes et des disciplines qui permettent de réduire ces écarts afin d’améliorer la répartition des coûts et les bénéfices du système.

L.L.D.: Problème grave de la région andine, le conflit intérieur colombien soulève pour l’Equateur des problèmes de sécurité avec la mise en œuvre du Plan Colombie et la présence de la guérilla dans la zone frontalière. Fort de la volonté du Président Lucio Gutierrez de « devenir un des meilleurs alliés des Etats-Unis dans (les) secteurs d’intérêts communs », quel rôle l’Equateur, qui a cédé la base militaire de Manta aux forces américaines pour une période de dix ans, est-il appelé à jouer dans le règlement de ce conflit ? Plus largement, quelle contribution l’Equateur peut-il apporter à la lutte contre le trafic de drogue ?

S.E.M.J.S.S. : L’Equateur espère que le conflit interne colombien trouve une issue le plus rapidement possible et, dans ce sens, il lance un appel à un dialogue pacifique.  C’est le rôle que nous voulons jouer.  Nous voulons aider à trouver une solution au conflit et les propositions et les déclarations du Président Gutiérrez, qui s’est personnellement impliqué dans la recherche d’un arrangement avec l’appui de toute la région, s’inscrivent dans cette ligne.
L’accord sur la base de Manta permet de lutter contre le trafic de drogue, substance qui corrompt nos sociétés et qui rajoute de la violence au problème colombien, tout en lui fournissant des ressources.

L.L.D.: Première région d’Amérique latine à avoir conclu un accord de coopération avec l’Union européenne, la Communauté Andine des Nations manifeste depuis le Sommet de Rio en 1999 un intérêt croissant pour le renforcement de ces liens. Quelles perspectives l’ouverture en mai 2003 de négociations pour un nouvel accord de dialogue et de coopération politique offrent-elles pour le renforcement de la coopération UE-CAN ? Quelles sont les attentes de l’Equateur à l’égard de cette coopération et quelle place peut-il faire à l’Europe en vue de son ouverture internationale ? Pays lourdement endetté, dans quelle mesure la conversion de la dette en investissements socio-économiques est-elle envisageable pour l’Equateur ?

S.E.M.J.S.S. : L’Amérique latine et l’Europe ont une histoire commune, les deux régions font partie de la culture occidentale, nous partageons des visions de l’existence et des opinions sur la manière de traiter les problèmes, qui nous posent naturellement en véritables partenaires politiques et commerciaux. Dans ce contexte, la Communauté Andine a toujours soutenu le rapprochement avec l’Europe, l’intégration andine a toujours pris pour modèle l’intégration européenne et nous nous efforçons de former, à partir de notre propre réalité, une entité qui contribue à la cohabitation pacifique de nos pays, qui facilite les échanges culturels et commerciaux, et qui offre la possibilité à nos pays d’avoir un rôle actif au sein de la communauté internationale.
Ces éléments de rapprochement ne peuvent aboutir qu’à une étroite relation qui se fortifie dans la durée.  Pour cette raison, la Communauté Andine et l’Union européenne ont décidé de négocier un nouvel accord de dialogue et de coopération politique qui sera très prochainement conclu et qui sera le tremplin pour la négociation d’un accord d’association incluant une zone de libre-échange entre les deux blocs.
Depuis plusieurs années, l’Equateur a insisté sur la nécessité de convertir la dette extérieure en projets d’investissement social, spécialement dans les secteurs de l’éducation et de la santé, des domaines primordiaux pour le développement d’un pays.

L.L.D.: Compte tenu des récentes propositions colombiennes sur un accord de coopération avec la France pour la libération d’otages détenus par la guérilla, quel rôle pensez-vous que la France puisse jouer en Amérique du sud au plan de la coopération politique ? S’appuyant sur un important potentiel dans le domaine commercial, pouvez-vous nous dire dans quels autres domaines la coopération franco-équatorienne peut-elle être consolidée ? L’intensification de la coopération universitaire entre les deux pays ne pourrait-elle pas contribuer à favoriser une meilleure connaissance mutuelle et à tisser des liens à plus long terme ?

S.E.M.J.S.S. : La France est un pays dont la présence en Amérique latine est très importante. D’anciens liens culturels et politiques unissent nos deux pays. La France a toujours servi de référence aux secteurs les plus progressistes de notre société.
Cette relation se reflète dans les échanges culturels et commerciaux, et dans les investissements. La distance géographique qui nous sépare joue toutefois sur nos échanges, malgré les avancées technologiques qui réduisent les distances.
Nous entretenons une relation déjà ancienne de coopération au niveau de l’éducation : des dizaines d’étudiants équatoriens suivent des cours de spécialisation en France.
Au niveau politique, la relation est étroite : dans mon court séjour à Paris, j’ai eu le plaisir de recevoir la visite du Ministre de l’Economie de l’Equateur, celle du Commandant Général de la Police et du Commandant Général des Forces Armées, ainsi que celle du Vice-président et de la Directrice Exécutive de la Chambre de Commerce de Guayaquil, de même que celle de prestigieux artistes. Par ailleurs, il y a quelques jours, le Secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères a visité Quito en compagnie d’une importante délégation composée de représentants du Ministère des Affaires étrangères. Cela montre l’intensité des échanges existant entre nos deux pays. Cependant, ces relations sont éphémères si l’on considère le potentiel de chaque pays.  Pour cette raison, je lance une invitation pour conjuguer nos efforts afin de développer nos rapports et de les faire fructifier. Pour cela, je me consacrerai à donner un élan aux échanges à tout niveau et, en particulier, pour développer le commerce extérieur, la coopération technique et la culture.
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