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Deuxième trimestre 2003

La lettre diplometque
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  M./Mr Brian Aggeler

Les Etats-Unis reviennent  à l’UNESCO

Par M. Brian Aggeler Observateur permanent à l’UNESCO

Le 12 septembre 2002 le Président des États-Unis George W. Bush déclarait : « afin de symboliser notre respect de la dignité humaine, les États-Unis rejoindront l’UNESCO » et « participeront pleinement à sa mission de défense des droits de l’homme, de la tolérance et de l’éducation. » Depuis cette déclaration historique, les États-Unis se sont préparés à leur retour à l’UNESCO, désormais prévu pour le 1er octobre 2003.
Nous nous appliquons donc à mettre en œuvre réellement la décision du Président Bush de rejoindre l’UNESCO. Reflétant le fort intérêt relatif à cette décision, des représentants du gouvernement américain, parmi lesquels le Conseiller scientifique de la Maison Blanche, l’assistant du Secrétaire d'État pour les organisations internationales et de nombreuses autres personnalités, se sont déjà rendus en visite à l’UNESCO. Par ailleurs, au cours d’une cérémonie à la Bibliothèque de la ville de New York en février dernier, Madame Laura Bush a été nommée ambassadrice de l’UNESCO pour la Décennie de l’alphabétisation. Des préparatifs sont également en cours afin de constituer une plus importante mission américaine à l’UNESCO, dirigée par un ambassadeur et composée d’une large équipe qui facilitera un engagement à plus grande échelle dans les travaux de l’UNESCO.
En tant que membre à part entière de l’UNESCO, les États-Unis deviendront ainsi le plus grand contributeur de l’organisation ; c’est en effet la perspective de la nouvelle contribution américaine qui a permis à l’UNESCO de s’affranchir de son niveau de croissance budgétaire nominale équivalent à zéro depuis de nombreuses années et de pouvoir considérer une augmentation de budget significative pour les deux prochaines années. Mais les États-Unis espèrent pouvoir contribuer davantage que par l’apport de fonds à l’UNESCO. Les États-Unis sont désireux d’apporter leurs ressources intellectuelles à cette organisation pour l’aider à accomplir plus efficacement son importante mission. Dans cette perspective, des travaux préparatoires ont déjà commencé et se traduisent par une série de larges consultations interactives, notamment dans les domaines de l’éducation et des sciences, dans le cadre desquelles l’UNESCO a été invitée à participer aux rencontres et aux conférences nationales ayant trait à chacun de ces domaines.
Le rôle clé des Etats-Unis, à l’occasion de son retour, réside dans l’obtention d’un siège au Conseil exécutif de l’UNESCO afin de pouvoir s’engager pleinement au sein de l’organisation. C’est un aspect essentiel du désir des Etats-Unis de participer entièrement à la mission de l’UNESCO et nous espérons que notre rôle au Conseil exécutif nous permettra de soutenir totalement la très importante tâche de l’UNESCO.
L’éducation est l’une des priorités américaines à l’UNESCO. Les Etats-Unis sont convaincus que la reconstruction du système éducatif dans des nations qui ont subi la guerre peut aider à répondre à leurs besoins dans les situations les plus difficiles. Ils pensent aussi que le nécessaire travail préliminaire effectué en Afghanistan par l’UNESCO peut être développé. Les Etats-Unis préconisent en outre dans ce domaine des efforts soutenus dans les salles de classe en faveur de la tolérance, de la démocratie et de la paix, afin d’aider les nations à éduquer leurs enfants et à leur apprendre comment participer de façon efficace et constructive à une société démocratique.
Les Etats-Unis soutiennent par ailleurs activement le rôle primordial de l’UNESCO pour la prévention et l’éducation concernant le virus VIH/SIDA, en fournissant un financement décisif aux activités mises en œuvre dans ce domaine par l’Institut International du Planning de l'Éducation de l’UNESCO. Ces efforts ont été complétés par la récente annonce du Président Bush d’une contribution de 15 milliards de dollars en faveur de la lutte contre le SIDA. Comme l’a souligné Madame Bush lors de son allocution à New York City : « Nous devons créer durant cette Décennie de l’alphabétisation des environnements propices à l’apprentissage pour les réfugiés et pour les millions de personnes affectées par la pauvreté, le virus VIH et le SIDA. »
Les Etats-Unis sont également impatients de contribuer aux activités de l’UNESCO pour promouvoir le développement durable dans des secteurs clés tel que l’accès à l’eau potable. Pour compléter les efforts de l’UNESCO, ils encouragent les pays membres à stimuler les partenariats avec les instituts scientifiques nationaux pour renforcer les capacités scientifiques et d’ingénierie, et soutenir ainsi la capacité de construction dans les pays en voie de développement. Les États-Unis espèrent ainsi jouer un rôle positif en aidant l’UNESCO à redonner une impulsion à leurs programmes dans ces secteurs prioritaires.
Même lorsqu’ils n’étaient pas membres à part entière de l’UNESCO, les Etats-Unis ont toujours soutenu les projets et programmes de grande valeur de l’UNESCO, comme la Convention sur le Patrimoine mondial et la Commission  Océanographique et Internationale qu’ils ont aidé à fonder. Mais, tout en apportant leurs propres points de vue et leur connaissance à cette organisation, le gouvernement américain reconnaît que les Etats-Unis ayant été absents de l’organisation durant plusieurs années, ont beaucoup à apprendre des États qui en sont membres à part entière.
Nous avons d’ailleurs été touchés par la générosité de nos amis et collègues des autres délégations ainsi que du secrétariat de l’UNESCO, qui ont partagé avec nous leurs connaissances et leur expérience. En tant que membre à part entière de l’organisation, nous avons hâte de mettre à profit cette étroite coopération pour atteindre nos objectifs communs. Ceux-ci s’inscrivent dans les premières lignes de l’acte constitutif de l’UNESCO, écrites par le poète américain Archibald Macleish, qui établissent que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être dressées les défenses de la paix. » En retrouvant leur place légitime de membre à part entière de l’organisation, les Etats-Unis entendent donc jouer un rôle primordial dans la poursuite de ce but honorable de l’UNESCO.
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